Hôpital français : le scandale des lits qui disparaissent !

Entre 2000 et 2025, la France a fermé plus de 100 000 lits d’hospitalisation complète. Ce n’est pas une rumeur, c’est le bilan. Qui ressemble furieusement à l’Angleterre des années 1980…
En 2000: 475 576 lits.
En 2023: 369 400 lits.
Soit déjà 106 176 lits fermés en 23 ans. La Cour des comptes confirme : -23% entre 2000 et 2022.
Et la projection fin 2025 : entre 356 000 et 361 000 lits, soit près de 117 000 lits fermés en 25 ans. 
Traduction en capacité: en 2000, 7,8 lits pour 1 000 habitants. En 2025, environ 5,2 lits pour 1 000 habitants. Pendant ce temps, la population a vieilli et a augmenté. Oui, cela à l’heure où les seniors vivent plus vieux et avec, forcément, plus de besoins de soins…
Pourquoi cette catastrophe ? Un coup du Mozart de la finance ? 
La tarification à l’activité (T2A)
Un système qui oblige les hôpitaux à fonctionner comme des entreprises. L’ONDAM hospitalier est constamment revu à la baisse, obligeant les établissements à faire des économies pour continuer à fonctionner. Et la première économie, c’est de fermer des lits.
Depuis leur mise en place, à partir de 1997, les lois de financement de la sécurité sociale (LFSS) comprennent un « objectif national de dépenses d’assurance maladie » (ONDAM), qui est ainsi voté chaque année par le Parlement. Depuis 2009, les lois de programmation pluriannuelles des finances publiques fixent l’ONDAM pour au moins les trois premières années qu’elles couvrent. Source
Résultat : depuis 2000, plus de 80 000 lits dans le public ont été fermés, représentant une baisse de 25% du nombre de lits.
Et les infirmières?
En 2020 : environ 744 300 infirmiers et infirmières au total en France.
Au 1er mars 2025 : 565 553 inscrits au tableau de l’Ordre, dont environ 65% salariés à l’hôpital, 18% en libéral/mixte et 17% autres.
Le chiffre est accablant: on a moins de lits, moins de soignants à l’hôpital, plus de patients, plus de personnes âgées.
L’Académie nationale de chirurgie assume même la suite du plan : sur les 52 600 lits de chirurgie encore installés en 2023, seuls 20 000 seraient « réellement utiles« . Les 32 600 autres représenteraient une charge de 100 000 euros par lit. Leur solution? Les supprimer et les redéployer vers de l’hospitalisation à domicile.
Moins de lits + moins de médecins + plus de patients + plus de personnes âgées = la destruction de l’hôpital public continue. M’est avis que l’on va de plus en plus mourir plus vite et plus tôt qu’avant en ce pays.
On ne vit pas une crise. On vit un choix politique délirant propre à faire mourir le plus vite possible nos vieux… pour faire des économies ? Pour accélérer le Grand Remplacement ? 
Casual

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22 Commentaires

  1. Plus de respect pour les personnes agées ou y avait’il des abus?alors pourquoi soigner gratuitement les étrangers qui n’ont jamais cotisé? Pour cela il faut avoir les vrais chiffres!

  2. Inutile de parler d’euthanasie. L’insuffisance des soins et des lits d’hôpitaux vont faire disparaître pas mal de gens, plus tôt.

  3. Je me souviens qu’à une certaine période, pas si lointaine, il était dit qu’il fallait diminuer la population mondiale.
    Je ne vais pas aller plus loin dans mes explications parce que si j’explique mon commentaire risquerait de ne pas passer.
    Alors réfléchissez un peu …

  4. Les hospitalisations sont souvent très brèves, j’ai bien l’impression qu’on gardait les malades bien plus longtemps à l’hôpital qu’aujourd’hui. On pourrait aussi penser que grâce à l’euthanasie, certains pensent qu’on aura moins besoin de soigner.

  5. Je travaillais encore, il y a trente ans, quand nous avons appris que la Santé allait être gérée comme des entreprises, sous le titre  » financement  » , j’ai tout de suite pensé alors, que nous allions connaitre des beaux jours, cela ne date donc pas de Macron ; Mais à l’époque il y avait aussi des abus ( hospitalisations intempestives ) ; je crois que nous allons vers un manque d’humanité au sens large, et si le nombre de lit diminue c’est, entre autre, parce qu’il n’y a pas d’infirmières au pied de ces lits ;
    C’est comme pour les profs .. la question est peut être : est ce organisé ??

    • Est ce organisé ? on peut se poser la question à l’instant, alors que je viens d’entendre que le Ministre de l’ E N allait employer 3000 profs immédiatement !! c’est une blague ? est ce à dire qu’il avait ces profs sous la main ????

      • Denise, quand on voit l’instruction qu’ont les bacheliers, on peu se poser des question sur leurs profs. J’ai quelqu’un dans ma famille qui vient d’être prof avec des fautes que nous ne faisions pas au Cours moyen !

          • Le bac de nos jours, est inférieur au certificat d’études d’autrefois.
            Diplôme qui a été supprimé, puis ils ont supprimé le diplôme de fin d’études de troisième, le brevet.
            Et au fur et à mesure, le niveau général des études a diminué.
            Pourquoi ?

  6. Les lits ont été fermé la première fois par giscard, puis par mitérrand et ça ne c’est jamais arrêté sous les président suivant. Sarkozy environ 21000 à 37000 lits, Hollande 10000 à 15000 lits, macron plus de 27000 à 29800 lits avec 21000 sur le premier quinquennat. Il y a longtemps que ces pourritures ont voulu détruire l’hôpital pour faire des économies, et sur notre dos naturellement.

  7. Je constate que jour après jour, le grand plan de dépeuplement se met en place, tranquillement. Vaccins ARN, stress permanent, maladies « échappées » virtuelles ou réelles, maintien des gueux dans une peur constante, qu’elle soit d’ordre sécuritaire, financière, ou autres (météorites tueuses, climat, catastrophes à venir, etc…). N’oublions pas le 1er commandement gravé sur les Gorgia Stones, monument dont les commanditaires n’ont jamais pu être identifiés, et qui prescrit de ne jamais dépasser les 500 millions d’hbts sur Terre, je ne pense pas que « cette oeuvre » ait été financée par quelques riches mécènes farfelus ou ahuris…

  8. C’est à ça que servent les ARS: diminuer les coûts tout en dépensant , pour eux mêmes des sommes extravagantes . Si vous cherchez l’organigramme de l’ARS de votre région, vous allez tomber de l’armoire: pléthore de fonctionnaires, titres des services dignes de la novlangue , directeurs , sous directeurs à la pelle. “Un pognon de dingue” comme disait l’autre. Merci qui ? Sarko.

  9. Hé oui, faut bien faire de la place pour agrandir les couloirs des urgences. Surtout celui qui va vers la morgue.

  10. Il y a quelque chose de vraiment scandaleux dans le fonctionnement des urgences, à cause du manque de moyens évidemment :
    Si vous arrivez avec un gros problème de santé, mais que votre vie n’est pas immédiatement en danger, leur seul souci est de vous requinquer suffisamment pour que vous puissiez sortir.
    Pas forcément sur vos 2 jambes.
    Ensuite, c’est à vous de vous débrouiller avec le système : généraliste, spécialiste, analyses … et retour à l’hôpital.
    Ou sont les économies dans ce cas ?

  11. Oserait on ajouter à ce tableau une question banale : à qui profitent les lits d’hôpitaux ? A t on des statiques entre ceux qui paient pour tout cela, et ceux qui ne cotisent rien, par exemple ?