Qu’ont-ils fait du docteur Fourtillan ? 4 ans ferme pour avoir essayé de guérir…

Quatre ans ferme pour le Dr Fourtillan, et sursis pour le Pr Joyeux : le jugement qui interroge sur ce qu’est le serment d’Hippocrate

e 1ᵉʳ octobre 2026, le tribunal correctionnel de Paris a condamné en son absence Jean-Bernard Fourtillan, 82 ans, à quatre ans de prison ferme pour des essais menés sans autorisation dans une abbaye de la Vienne. D’après La Nouvelle République les chefs retenus : recherche interventionnelle sur la personne humaine sans autorisation, exercice illégal de la médecine et de la pharmacie, escroquerie, abus de confiance. Par-dessus, un mandat d’arrêt et une interdiction définitive d’exercer dans la santé. C’est dire si on lui en veut d’avoir fait du bien.

Henri Joyeux, présenté comme son bras droit, échappe à la prison ferme. Un an avec sursis et 10 000 euros d’amende. Marianne Fourtillan, son épouse, pharmacienne et organisatrice des sessions, écope de deux ans dont un avec sursis. Restent les deux hommes, l’un pharmacologue, l’autre cancérologue, que leurs patients sont venus chercher. Au fil de longues carrières, on ne leur connaissait guère d’autre défaut que d’avoir voulu faire le bien, en défendant au passage les valeurs de la famille. Rien n’est encore définitif, l’opposition et l’appel restent ouverts.

Entre mai 2018 et août 2019, près de 400 personnes, malades d’Alzheimer ou de Parkinson et quelques volontaires sains, ont reçu des patchs à l’abbaye Saint-Croix de Saint-Benoît, près de Poitiers, par groupes d’une trentaine, de nuit. Fourtillan disait avoir identifié la valentonine, hormone de la glande pinéale, associée à la 6-méthoxyharmalane pour traiter des maladies pour lesquelles la médecine officielle ne propose que des soins symptomatiques. Le juge David Mayel a retenu qu’il avait voulu faire croire à des patchs capables de guérir. Le serment d’Hippocrate, lui, ne parle-t-il pas d’abord de soigner ? C’est précisément ce que ses défenseurs opposeront au dossier, pour Fourtillan comme pour Joyeux, deux hommes dont les proches décrivent une bienveillance têtue, avant tout autre chose.

Mais ce parcours judiciaire ne se limite pas aux patchs. En décembre 2020, après son interpellation, Fourtillan avait déjà été hospitalisé sous contrainte à l’hôpital d’Uzès, le préfet du Gard, Didier Lauga, ayant pris à l’époque un arrêté à la suite d’un certificat médical. Il réussira finalement à sortir quelques jours plus tard sur décision du juge des libertés. En décembre 2025, rebelote à Ajaccio, un urgentiste l’avait admis le 3 décembre au titre du péril imminent, mesure maintenue par le juge des libertés et de la détention. Son avocat, François Danglehant, y voyait une « procédure bâillon », ses soutiens y voient une mise à l’écart.

Quatre ans ferme pour un octogénaire qui dit avoir voulu soigner, quand des affaires de violences sexuelles sur mineurs sortent bien souvent avec des quantum largement plus légers. Que pèse le fait d’avoir soigné hors tampon, face à l’Ordre des médecins et à ceux qui valident les autorisations ?

Pierre Barnérias, qui l’avait fait intervenir dans son film Hold-up en 2020, s’inquiète de ne pas avoir de ses nouvelles… comme bien d’autres.

Source France Soir 

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5 Commentaires

  1. 4 ans ferme pour le Docteur FOURTILLAN qui a trouvé un médicament qui soigne ? Et personne ne bouge, on laisse faire ? Je suis révolté ! Je vous assure que si tout seul je pouvais, je ferais…et d’ailleurs, pas que pour ça !

  2. A Nice, un médecin soignait avec des remèdes commandés en Suisse.
    Il avait de trop bons résultats.
    Les flics ont fait irruption dans son cabinet, il a été menotté devant ses patients.
    Son cabinet fouillé de fond en comble et dévasté.
    Et il est parti en garde à vue pour de la prison ferme.

  3. Notre médecin a pris sa retraite il y a deux ans,il ne nous a jamais posé la question au moment du covid si on voulait se faire vacciner,bon d’un coté il connaissait la réponse,mais il aurait pu nous mettre en garde,rien,d’un coté c’était l’ancienne génération,avec une autre mentalité.Aujourd’hui,on a trouvé un nouveau médecin,avant c’est nous qui décidions quand c’était nécessaire d’aller le voir,maintenant,on prend rendez vous et c’est eux qui nous fixent un nouveau RV,six mois après,analyses tout les ans,alors que les résultats sur 20ans n’ont pas changés,enfin si on les écoute,il faut faire des examens tous les 6 mois,bon on se débrouille pour annuler le RV,et on appelle si besoin,mais si on les écoute,ça deviendrait vite un travail à temps complet,alors on fait comme on veut,en partant du principe,que tout homme bien portant est un malade qui s’ignore,sans etre inconscient non plus.Pour dire que le déficit de la sécu,ils s’en tapent royalement.

    • Merci Jen-Christophe pour ce témoignage, et ça à l’heure où on ne trouve plus de médecins, qu’il faut attendre des lustes pour avoir un rendez-vous… on marche sur la tête !

  4. la devise BIG PHARMESQUE est la suivante:
    Traiter le plus longtemps possible, à vie tiens pourquoi pas et le plus tôt possible dans l’existence.
    Soigner les maladies de manière à en générer d’autres qui passeront pour « moins pire » ( les effets secondaires mais on aura deviné).
    Guérir un peu mais pas trop ( souvent).
    Avant le covidisme ils essayaient de faire en sorte que ça ne se voie pas trop, là ça crève les yeux.