Mélenchon, le bruit et la fureur en embuscade

 

Dans l’entretien publié par Epoch Times le 9 octobre dernier, Rodolphe Cart, journaliste spécialiste de Mélenchon  estime que la mobilisation lycéenne (marquée par des blocages, des dégradations et des violences) n’est pas seulement une protestation spontanée contre le manque de moyens, Parcoursup ou les emplois du temps. Selon lui, LFI l’instrumentalise pour deux objectifs liés aux échéances électorales :

A court terme  (2027)  LFI réalise déjà des scores très élevés chez les 18-24 ans et vise à élargir encore cette base, notamment en sortant une partie des abstentionnistes de leur « torpeur ». C’est la théorie du « quatrième bloc » de  Bompard : mobiliser ceux qui ne votent pas habituellement.

A plus long terme : ils ont l’ambition de faire émerger une « génération Mélenchon »  politisée, comparable à la génération Sarkozy de 2007 ou à la génération Zemmour de 2022. L’idée serait de créer un vivier durable de jeunes identifiés à la ligne LFI, capables de se mobiliser rapidement.

Rodolphe Cart ajoute une dimension stratégique supplémentaire pas rassurante du tout, c’est le moins que l’on puisse dire,  la stratégie du troisième tour. En cas de victoire de Marine Le Pen, Mélenchon aurait besoin d’une population jeune et organisée pour constituer un « barrage républicain » et agiter le spectre de la menace fasciste.

Les éléments qui permettent cette interprétation sont hélas nombreux :
– Les revendications de départ (moyens, conditions d’étude) peuvent être en partie légitimes, mais Cart les juge majoritairement exagérées et souligne les incohérences (drapeaux palestiniens, dégradations d’établissements neufs, etc.).
– La présence d’élus LFI, les liens avec des syndicats lycéens et étudiants proches du parti, et le discours de Mélenchon (comparaison avec Mai 68, dénonciation de la  « sauvagerie policière«  (sic !)  ) alimentent l’idée d’une récupération politique.
– Cette stratégie de  « conflictualisation » de la situation (par opposition au populisme de normalisation du RN) reste risquée : une large majorité de Français condamne les violences et reste attachée à l’ordre. Elle peut donc se retourner contre LFI en renforçant le camp adverse.

Bref… à l’heure où j’écris tout est possible. Notamment parce qu’on voit. bien que, tout à coup, Mélenchon voit le grand soir possible. Ça ne veut pas dire que c’est son objectif depuis des lustres mais il est bien possible que le dangereux stalinien ait compris que c’était l »occasion de hâter les choses et donc qu’il fallait la saisir.

Tout est donc possible, le pire comme le meilleur. Le bon côté de la situation ? Les excès des LFI et leurs copains ouvrent les yeux de nombre d’endormis qui se croyaient à l’abri et croyaient pouvoir traverser la période électorale. à l’abri devant leur télé… apparemment ça va être plus compliqué et plus sportif et il est bien possible que nous devions, même nous les vieux septuagénaires, descendre dans la rue pour aider nos jeunes face aux tarés, aux tordus de LFI et leurs amis. Au nom des nôtres, au nom de la France.

Je ne vous dis pas de préparer l’huile bouillante, peu d’entre nous vivent dans les châteaux, mais les fourches, les gamelles pleines de purin, les fourches et les pétoires de pépé oubliées par les policiers… ça pourra et/ou devra  servir… 

En tout cas, une chose est sûre, dès les premières échaufourées on devra être dans la rue avec nos jeunes, même si on doit y laisser la vie ! Il s’agit et des nôtres et de notre civilisation. Et tout ça se prépare dès maintenant… ne serait-ce qu’en faisant des ilots de résistance et d’abris dans tous les quartiers. 

Il vaut mieux se préparer pour rien plutôt que de se trouver démuni lorsque la furie commencera….

Christine Tasin

 3 total views,  3 views today

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Soyez le premier à commenter