Police révoltée : « Si l’un des nôtres tombe, on laissera tout brûler »

Aussi bien le pouvoir, bien trop lâche pour soutenir nos forces de l’ordre, que le peuple, trop inconscient du risque encouru à les accabler, sont tous deux en train de jongler avec des flacons de nitroglycérine. Il est grand temps de mesurer le danger : tout peut exploser à tout moment.

Le climat d’ultraviolence qui entoure les récents blocages lycéens vient de franchir un cap critique. Invité au micro d’Europe1, Reda Belhaj, porte-parole du syndicat UNITÉ Île-de-France, a lancé un avertissement d’une gravité sans précédent à l’exécutif : « Si l’un des nôtres tombe, on lâchera, on lâchera les boucliers, on lâchera tout et on laissera tout brûler ».

Plus qu’une mise en garde, c’est le cri de détresse légitime d’une profession à bout de forces, fatiguée de servir de bouclier humain face à des agressions d’une sauvagerie inouïe, trop souvent passées sous silence.

Voici le bilan communiqué par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez,

– 761 policiers et gendarmes blessés par des jets de pavés, des tirs de mortiers et des cocktails Molotov ;

– 6 629 interpellations sur l’ensemble du territoire, prouvant l’ampleur de la délinquance qui parasite ces blocus ;

– 89 personnels de l’Éducation nationale et 215 élèves également blessés (la grande majorité des blessures de ces derniers étant accidentelles ou causées par d’autres manifestants).

Pour les tenants de l’ordre républicain, la coupe est pleine. Les policiers subissent une double peine intenable : l’agression physique sur le terrain, et la suspicion permanente incarnée par la multiplication des procédures de l’IGPN, avec déjà 18 enquêtes ouvertes, dès que l’usage de la force légitime est requis. En clair, le message des agents est limpide : “Si vous continuez à nous désarmer moralement et judiciairement, nous allons vous laisser tomber.” Car ce n’est pas en se contentant de dénoncer d’intolérables scènes de violences urbaines que Laurent Nuñez calmera ses troupes.

Les syndicats exigent une réponse pénale implacable

– Ils demandent l’incarcération immédiate des casseurs et des profils ultraviolents ;

– Ils réclament une levée de l’excuse de minorité pour les délits de violences aggravées contre les dépositaires de l’autorité publique (usage d’engins incendiaires notamment) ;

– Ils exigent l’arrêt des enquêtes automatiques de l’IGPN visant à satisfaire les pressions politiques de la gauche, alors que les forces de l’ordre s’attachent à opposer une riposte proportionnée face aux émeutiers.

À l’Assemblée, LFI et PS attisent les braises comme toujours

Si la droite et l’extrême droite font bloc et soutiennent les forces de l’ordre, la gauche affirme sa haine des flics, dénonçant l’intolérable « répression policière » et réclamant la démission de Laurent Nuñez, lequel n’a pourtant rien d’un dur à cuire face aux casseurs.

Quant aux citoyens, leur soutien à l’ordre républicain est très relatif

Selon un sondage Elabe, 55 % des Français disent approuver le mouvement lycéen, légitimant ainsi indirectement le climat qui couve les pires exactions. Pire encore, près de 34 % osent qualifier « l’action de la police d’excessive ». Quelle hypocrisie ! Car c’est le même public qui se précipite sur le « 17 » dès que la menace le touche. La même hypocrisie que bien des responsables politiques, qui bénéficient d’une protection rapprochée pour eux-mêmes mais qui font également surveiller leur résidence secondaire privée.

Si nos policiers laissent tout brûler, il ne faudra pas s’étonner

Aussi longtemps que les politiques se refuseront à protéger les forces de police par des peines plancher automatiques et incompressibles infligées à leurs agresseurs, aussi longtemps que le pouvoir mettra en doute l’usage de la force légitime, aussi longtemps que l’Etat continuera de financer les médias et les associations qui crachent à longueur d’année sur les piliers de l’ordre républicain, gendarmes et policiers seront de moins en moins motivés, de plus en plus découragés et finalement poussés à la démission.

La conclusion de tout cela est que si l’ensemble de la nation ne prend pas conscience du fait que nos forces de l’ordre restent le dernier rempart de la République face à l’anarchie, soutenir sans réserve nos forces de l’ordre n’est pas une simple option politique : c’est une urgence vitale. Si leurs boucliers tombent, c’est toute la société qui brûle et l’État qui s’effondre.

Hélas, Macron et Nuñez ont bien trop peur de Mélenchon et de la rue pour écouter les policiers. Ils se trompent lourdement et l’avenir les ramènera à la raison, mais trop tard.

Jacques Guillemain

Ripostelaique.com

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13 Commentaires

  1. On va faire notre police nous même et là, ça va chier grave quand les 9, les 12, les 357 et autres chiffres bénis vont commencer à cracher !

  2. Il a raison !! Protégez vous et surtout, laissez tomber toutes ces ordures du GVT ou des GVTS qui nous volent depuis trop longtemps !! On verra combien de temps ils tiendront jusqu’à venir vous supplier de revenir les protéger…
    Nous, tant pis, on se débrouillera mais faites le !!!!!!!

  3. Il fallait saisir les meneurs dès le tout début.
    Les flics les connaissent, ce sont toujours les mêmes.
    Une fois les meneurs coffrés, y compris les députes gauchiasses, le calme serait revenu.
    Mais comme d’hab’, ils laissent pourrir la situation, soit par flemme, par bêtise, par lâcheté, par calcul.

  4. Les enquêtes automatiques de l’IGPN me révoltent aussi. J’ai bien l’impression que certains médias cherchent justement à montrer que la police est violente: c’est ce que j’ai entendu de la part d’une voisine ce matin. Elle s’est quelque peu laissé influencer par ces médias.

  5. Si j’étais une racaille ayant pour but de TOUT cramer mon but serait désormais de ne RIEN cramer pour à la place tuer un flic comme ça ils me laisseraient ensuite tout cramer !
    Il faudrait être capable de voir plus loin que le bout de son bouclier…
    Au lieu de menacer de ne plus défendre les français, il faut menacer la racaille avec une formule choc :
    « Si jamais l’un de nous tombe, on ne fera pas une Samuel Paty au coupable, on lui fera une Etienne Mary. »
    La plupart des gens ne savent pas ce qu’est une Etienne Mary, ils chercheront sur internet et le scandale sera à retardement.
    Et ce n’est PAS une menace de meurtre, juste d’attraper le coupable et de le mettre dans un container poubelle comme l’ordure qu’il est.
    Etienne Mary est mort du fait qu’il était saoul, pas simplement d’être entré dans une poubelle.
    Un mec pas saoul mis dans une poubelle ne risque pas la mort, juste une bonne humiliation, surtout si c’est devant les caméras et surtout c’est un mahométan pour qui l’humiliation est une chose psychologiquement terrifiante.

  6. « l’avenir les ramènera à la raison, mais trop tard. »? Mais vous n’avez pas encore compris que l’étron pestilentiel est un véritable malade mental ? Cela s’apelle un pervers narcissique, dans le langage e la psychiatrie, et cette ordure ne se remettra JAMAIS en question, il a TOUT bien fait, et c’est la faute des autres, ou à pas d’chance, si le pays est dans cet état (qui plus est, ce minable ne le constate même pas, s’arrogant des « réussites » imaginaires.)

  7. Pour blesser presque 800 policiers et gendarmes c’est qu’en face il n’y a pas que des jeunes en Basquett il y a des types entrainés et aguerris ayant pour objectifs de détruire notre pays , il n’y a donc pas a mettre des gants face a ces voyous et ils doivent donc aussi payer les dégâts causés sans aucune faiblesse .Tous les collègues et gens que je rencontre ils sont tous de cet avis même certains sont encore plus radicales et personne ne comprend que l’Etat traine les pieds , beaucoup disent qu’ils ont des choses a noyer dans la merde .

    • La faute revient encore et toujours au decoré de la francisque ,matricule 2202, depuis 1986, il a ordonné que les forces de l ordre n’aillent plus au contact des que les pavés volaient. Certes les equipements de protection ont evolue a partir de 1990 surtout apres la revolte des marins pecheurs, certains envoyant des fusée harpon dans les rangs des forces de l’ordre, ce qui a occasionne des blessures si graves qu un policier s’est suicidé de par son etat de santé si détérioré . Il suffit de constater l’efficacite des charges au contact sur les emeutiers à la bastille il y a trois jours demontrent l’inanite des mesures mitterandiennes . On en revient toujours a la fin aux fondamentaux du maintien de l ordre sur la racaille qui balance des pavés ou detruit les lycées. Quands ca couine bien c’est que c’est bon.