Joli paradoxe, bloquer l’école sous prétexte d’en obtenir une meilleure…

Pas vraiment beau, le tableau des « demandes » des lycéens si on en croit les comptes-rendus de la presse !
400 lycées fermés sur 3700, 564 établissements perturbés à la mi-journée jeudi, 1207 perturbés depuis le début. Près de 2000 interpellations depuis le 28 septembre. Et, surtout,  65 membres du personnel blessés, dont 40 proviseurs. Logement de fonction saccagé à Lyon, hall du lycée Nelson-Mandela à Nantes incendié, 160 internes évacués en urgence. À Pantin, dans le 12e à Paris, à Lyon Herriot, feux de poubelles, mortiers, bus caillassés.
Le ministre Edouard Geffray le dit lui-même: le mouvement a été « pris en otage par des groupuscules violents ». Matignon parle de « violences urbaines ».
Alors la question: ont-ils des raisons de casser, ont-ils raison de casser ?
Sur le fond, les revendications de départ étaient audibles dans certains établissements : manque de profs non remplacés, classes sans tables, pas d’infirmières, pas de surveillants, bâtiments vétustes, Parcoursup vécu comme une loterie. C’est parti le 17 septembre au lycée Saint-Exupéry de Créteil, ça pouvait être légitime même si je me méfie de ce qui vient de Créteil, chacun sait pourquoi… 
Mais qui manifeste aujourd’hui ? On voit deux cortèges :
-Les lycéens organisés, syndicats  qui demandent un plan d’urgence pour le bâti et des recrutements massifs. Eux veulent discuter. 
–Et à côté, les bloqueurs par opportunisme, pour le plaisir de ne pas aller en cours, pour le plaisir de casser, plus le plaisir de détruire ce qu’on n’aime pas, l’école qui instruit, qui représente encore la France que d’aucuns haïssent bien que eux ou leurs parents aient fait des pieds et des mains pour venir y vivre… Va comprendre, Charles ! Le ministre a demandé aux parents « ne laissez pas vos enfants partir dans ce genre de contexte » justement parce qu’on a des gamins de 14 ans avec la mâchoire fracturée par un tir de LBD à Saint-Ouen-l’Aumône. Ceux-là cassent le matin le lycée qu’ils réclament rénover l’après-midi.
Casser son propre lycée pour demander de meilleures conditions d’enseignement, c’est comme crever les pneus de l’ambulance pour qu’elle arrive plus vite. Quand on brûle le hall d’entrée, on ne l’aura pas rénové plus vite, on l’aura fermé jusqu’à la Toussaint, et hop ! en distanciel, comme à Nantes. Et qui va payer les examens ratés ? Pas le casseur, mais le bon élève qui avait 1h30 de cours sur 7h prévue aujourd’hui dans nombre d’établissements.. Le temps perdu ne se rattrape guère, comme chantait Barbara.
Résultat: le gouvernement n’a rien répondu sur les moyens. Il a fermé les lycées, interdit de manifester dans un rayon de 100m, et ouvert une plateforme en ligne « Quelles sont vos difficultés ?« . De la parlotte. Beau résultat. Ils n’ont rien obtenu et nombre d’élèves n’ont plus de lycée jusqu’à Toussaint, le temps de réparer l’oeuvre des casseurs.
Oui, il y a des glandus ravis de ne pas aller en cours, il y en a toujours eu dans les blocus. Mais il y a aussi des bons élèves écoeurés qui disent « on joue notre avenir avec un algorithme« . Le drame, c’est que les seconds sont pris en otage par les premiers et par les ultras qui viennent foutre le feu pour un énàrme désordre que LFI essaie de récupérer.
On ne gagne pas de meilleures conditions en cassant tout. On gagne des cours en visio, des proviseurs à l’hôpital, et un bac en pointillés… mais d’aucuns s’en fichent totalement ils gagnent déjà bien plus que leurs profs en dealant, alors…
Jeanne La Pucelle

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7 Commentaires

  1. Il y aura de moins en moins de candidats à l’enseignement.
    C’est normal, c’est la conséquence de la dégradation progressive et irrémédiable de la situation scolaire.
    Qui serait assez fou pour entreprendre des études et se retrouver otages de petites racailles qui ne sont pas là pour apprendre,
    et devoir supporter la lâcheté du proviseur et du ministère de l’éducation ?
    Au moindre soucis, le prof est lâché par la hiérarchie et ça commence à se savoir.
    Les cancres ont toujours raison.

  2. Beaucoup ne sont pas des lycéens, ou alors ce sont des cancres, qui préfèrent s’amuser en détruisant tout ce qu’ils peuvent.
    Expulsion du lycée de ces sous-merde qui empêchent les bons élèves d’apprendre, et accessoirement virer la famille au bled.
    Des mesures de bon sens que le Gouv ne prendra pas.

  3. Il semblerait qu’il n’y ait pas assez d’étudiants passant le CAPES parce que le métier est épuisant, parce que la rémunération pour un bac plus 5 n’est pas à la hauteur et que l’on préfère des CDD à ce job. (résumé du copilot) Evidemment, l’enthousiasme ne va pas croître avec ce qui se passe. Beaucoup trop de lycéens ne sont d’ailleurs pas à leur place n’ayant pas le niveau: il y a bien des métiers (apprentissage) ne nécessitant pas le bac qui seraient à leur porté, mais bon! il faut travailler et on n’aime pas (je parle surtout des wesh wesh) se lever tôt et transpirer. Si l’on faisait le ménage en réorientant une bonne partie des « lycéens » vers un apprentissage, il y aurait bien plus de places pour ceux qui sont les vrais lycéens.

  4. A chaque fois c’est pareil,des groupuscules violents,pourrissent les manifestations,le gouvernement ne peut pas ne pas savoir qui compose ces groupuscules,mais ils laissent faire,c’est un fait que j’ai du mal à comprendre.

  5. Tous les lycéens casseurs sont ceux qui ne réussiront jamais un seul examen. Ils cassent justement tout pour éviter d’en passer !
    Il faut trouver un inventeur de poubelles pour ces lycéens…qui n’en sont pas.

  6. Il faut instituer un bac professionnel de dealer et de chimiste de cocaïne et stupéfiants, diplômes reconnus par l’État. Ainsi cette frange, j’ai failli dire fange, de la population lycéenne retrouvera peut-être le chemin des lycées, et ce pacifiquement.

  7. Vous dramatisez, vous savez bien que 98% auront le bac l’année prochaine. Le manque de moyens est une illusion pour masquer le manque de discipline.