Landes: une retraitée porte plainte contre les cloches qui troublent son apéro

On croyait avoir tout entendu. Eh bien non. Dans les Landes, une retraitée, propriétaire d’une résidence secondaire, vient de porter plainte contre… les cloches de la chapelle.
La raison ? À 19h pile, l’heure sacrée de l’apéro dehors, ça sonne. Ding dong. Insupportable.
Vous vous rendez compte du scandale ? Que dis-je… de l’horreur :  le petit rosé bien frais, les olives, le coucher de soleil sur la pinède, et soudain: le drame. DING. DONG. Sept coups qui viennent ruiner l’expérience sensorielle. On ne peut pas prendre l’apéro dehors, se lamente-t-elle. Le monde s’écroule.
Il faut dire que c’est dur, la vie à la campagne. Il y a des oiseaux qui chantent trop tôt, des coqs qui se lèvent sans autorisation préfectorale, des vaches qui sentent la vache, et maintenant des chapelles qui font… leur métier de chapelle depuis 200 ans.
Madame vient de la ville pour trouver le calme, le vrai, l’authentique. Mais le calme qui ne fait pas de bruit, s’il vous plaît. Un calme urbain, climatisé, avec option silencieux. Pas ce calme paysan qui ose sonner l’Angélus.
On propose une solution: on va bâillonner le clocher, délocaliser le coq, mettre des bouchons d’oreilles aux grillons, et pour l’apéro, on mettra un fond sonore Spotify « ambiance bistrot parisien » pour ne pas être dépaysé.
Parce qu’il ne faudrait surtout pas qu’elle s’adapte au village. C’est au village de s’adapter à son apéro.
À quand la plainte contre le vent qui fait tomber les feuilles dans la piscine ? ‎

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