Saccage d’un piano dans un lycée : la résonance du film « Le Pianiste » face au chaos des barbares

Sous couvert de revendications lycéennes attisées par les islamo-gauchistes, la Seine-et-Marne vient de franchir un nouveau palier dans la décadence et le saccage du patrimoine commun. Au lycée de Moissy-Cramayel, c’est un symbole absolu de la civilisation et du génie humain qui a été pris pour cible : un piano, détruit et piétiné lors de dégradations en marge d’un blocage.

La République de Seine-et-Marne a titré ces derniers jours  : 

Moissy est dans la circonscription d’Olivier Faure qui soutient Mélenchon.

Briser ou brûler un instrument de musique n’est pas un acte anodin. C’est le geste par excellence des régimes totalitaires et des obscurantismes les plus violents. À l’image des talibans interdisant toute expression artistique et réduisant en cendres les instruments de musique au nom d’un dogme mortifère, l’islam, une frange de notre jeunesse semble aujourd’hui s’approprier ces méthodes barbares. S’en prendre à un piano, c’est refuser l’harmonie, la beauté, la transmission et tout ce qui élève l’esprit pour lui substituer la loi du chaos et de la table rase.

Voir sur RR : En Afghanistan, des talibans brûlent des instruments de musique et humilient leurs propriétaires

Dans la rubrique cinéma et culture de Résistance républicaine, nous ne pouvons que constater l’agonie programmée de nos repères civilisationnels à travers le miroir du septième art.

Le chef-d’œuvre de Roman Polanski, Le Pianiste (Palme d’or à Cannes en 2002), résonne aujourd’hui avec notre actualité navrante.

Lien de visionnage en ligne ici

Adapté de l’autobiographie poignante de Władysław Szpilman, le film retrace le destin d’un brillant musicien confronté à l’horreur de l’occupation nazie dans le ghetto de Varsovie, puis errant en pestiféré dans les ruines d’une ville méthodiquement rasée et incendiée. Dans ce paysage lunaire de cendres et de mort, l’homme est réduit à l’état de bête traquée, et son salut ne tient plus qu’à la musique qu’il continue de jouer en silence dans sa tête.

Pourquoi s’en prendre à un piano, que ce soit dans les décombres de la Seconde Guerre mondiale ou dans les couloirs d’un lycée de Seine-et-Marne ? Parce que cet instrument incarne la quintessence de la civilisation occidentale. Un piano est un chef-d’œuvre de l’artisanat et de l’ingénierie humaine dont les touches ordonnées, du grave à l’aigu, exigent des années d’apprentissage, de discipline, de rigueur et de respect de la tradition. Il matérialise l’élévation de l’esprit et la recherche de l’harmonie. Jouer du Chopin ou du Beethoven, c’est faire dialoguer les siècles et affirmer que l’homme peut transcender sa condition animale par le beau.

Dans Le Pianiste, la scène où Szpilman, affamé et transi, est découvert par un officier allemand mélomane dans une maison en ruine illustre ce pouvoir mystique.

Lorsque le musicien pose ses doigts sur le clavier, la musique s’élève et, pour un instant suspendu, les uniformes, la haine raciale et la barbarie s’effacent pour réhabiliter l’humanité.

Détruire un piano, c’est chercher à effacer ce qui nous rappelle que nous sommes des êtres civilisés. C’est la victoire de la table rase, de la décadence et de l’inculture. Les barbares ont toujours voulu briser la musique, qu’il s’agisse des autodafés orchestrés par les musulmans au pouvoir en Afghanistan ou du vandalisme gratuit d’un piano dans un établissement scolaire français, encouragé par ceux qui voudraient l’instauration de la charia en France.

L’image de cet instrument brisé à Moissy-Cramayel résonne comme un signal d’alarme. 

Lorsque la jeunesse en vient à détruire ce qui symbolise la création et la haute culture, c’est toute la société qui s’effondre de l’intérieur.

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