Jusqu’à quand, Mélenchon, abuseras-tu de notre patience ?  LFI doit être dissous !

 

Jusqu’à quand, Mélenchon, abuseras-tu de notre patience ? Rappelez-vous le fameux discours de Cicéron contre Catillina en 63 avant Jésus-Christ !

Catilina, de son nom romain complet Lucius Sergius Catilina, né en 108 av. J.-C. à Rome et mort en 62 av. J.-C. à Pistoia, est un homme politique romain connu pour deux conjurations contre le Sénat, la seconde en 63 av. J.-C. ayant amené Cicéron, alors consul, à prononcer ses célèbres discours « contre Catilina » (in Catilinam), les Catilinaires. Wikipedia

« Quousque tandem abutere, Catilina, patientia nostra ? »
(« Jusqu’à quand, Catilina, abuseras-tu de notre patience ?

Oui, jusqu’à quand, Mélenchon, abuseras-tu de notre patience ?

Oui, il faut poser franchement la question de la dissolution de La France Insoumise.

Les émeutes lycéennes de ces derniers jours n’ont plus rien d’un mouvement spontané de jeunes réclamant des moyens pour l’Éducation nationale. Près de 2 000 interpellations, plus de 300 blessés parmi les forces de l’ordre, des lycées incendiés, des enseignants arrosés d’essence, des dégradations systématiques : on est passé en quelques heures de la revendication légitime à la violence urbaine organisée.

Les services de renseignement ne laissent aucun doute. Selon les notes transmises au gouvernement, il s’agit d’une « manœuvre organisée par LFI et ses proxys de l’ultragauche. » Bruno Retailleau, invité sur BFMTV-RMC, a dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : « On a un parti qui est fasciné par la violence, qui appelle à la sédition et même qui essaie d’organiser l’insurrection. » Il a posé  la question de l’interdiction de LFI. Il a raison.

 Un parti qui joue avec le feu

Ce n’est pas la première fois. LFI n’a jamais cessé de flirter avec la violence. Solidarité affichée avec la Jeune Garde (dissoute ou plutôt officiellement en voie de l’être… c’est long !!!), appels récurrents à  l’insurrection, cibles placées dans le dos des policiers et gendarmes, relativisation permanente des débordements…

Le mouvement de Mélenchon ne se contente pas de soutenir les blocages : il les accompagne, les alimente, les transforme en terrain d’entraînement, pour ne pas dire qu’il les crée !. Ce qui se passe devant les lycées n’est pas un accident. C’est, comme le dit Retailleau, la répétition générale de ce qui pourrait se produire en 2027 si « l’extrême droite » l’emportait : une tentative de chaos organisé.

Un parti politique qui se prétend démocratique ne peut pas simultanément appeler à la sédition, glorifier ceux qui cassent et prétendre représenter le peuple. Quand les notes des Renseignements territoriaux pointent explicitement LFI comme organisateur ou catalyseur de violences sur l’ensemble du territoire, on sort du débat d’idées. On entre dans le domaine de l’ordre public et de la sécurité de la République.

Et pourquoi LFI ne serait-il pas dissous ? Génération identitaire a été dissous pour  infiniment moins que ça. Le droit permet effectivement la dissolution

Contrairement à ce que certains voudraient faire croire, la dissolution d’un parti n’est pas un tabou constitutionnel. L’article L. 212-1 du Code de la sécurité intérieure permet au gouvernement de dissoudre par décret en Conseil des ministres les associations ou groupements de fait qui provoquent à des manifestations armées ou à des agissements violents contre les personnes ou les biens. Les partis politiques ne sont pas exclus de ce régime : le Conseil d’État l’a rappelé en validant la dissolution de Civitas.

Il faut bien sûr un dossier solide : prouver le lien de causalité entre les appels, les structures, les relais et les violences. Mais les notes des services existent. Les déclarations publiques des dirigeants de LFI existent. Les liens avec des groupuscules d’ultragauche existent. Le Conseil d’État exercera son contrôle de proportionnalité. C’est normal. Mais l’existence de ce contrôle ne doit pas servir de prétexte à l’inaction.

Pourquoi il faut agir et d’urgence ? 

Laisser un parti qui instrumentalise la jeunesse, qui transforme des lycées en zones de non-droit et qui prépare ouvertement l’insurrection continuer à bénéficier des financements publics, des tribunes médiatiques et de la protection de la démocratie, c’est trahir cette même démocratie. La liberté d’association n’est pas le droit d’organiser le chaos. L’article 4 de la Constitution protège les partis qui concourent à l’expression du suffrage. Pas ceux qui cherchent à le remplacer par la force de la rue.

Le gouvernement a déjà interdit les manifestations autour des établissements fermés. C’est le minimum. Mais tant que le cerveau politique qui anime ces troubles reste intact, le problème reviendra. Plus fort. Plus près de 2027.

Il ne s’agit pas de censurer des idées. Il s’agit de protéger la République contre ceux qui veulent la faire basculer dans la violence, dans le non droit, dans le rapport de force permettant à la rue de l’emporter sur la loi, sur l’élection.

La question n’est plus de savoir si on peut dissoudre LFI. La question est de savoir si on a encore le courage de le faire. L’autre question est de savoir si l’âme damnée de Macron, Nunez ferait ce qu’il faut pour cela. J’en doute fortement. Plus  il y aura de désordre, moins on pourra faire appliquer la loi, plus Macron aura de prétextes pour ne pas partir….

Christine Tasin

Post-scriptum

Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit. Je n’ai pas dit que Mélenchon complote ouvertement contre la République, pour prendre le pouvoir à la tête de ses hordes barbares, je dis qu’il est dans la même situation que Catilina, rêvant du pouvoir et ne le voyant pas arriver -en tout cas pas assez vite- par les urnes… d’où la tentation du coup d’Etat pour Catilina et les énormes encouragements de LFI à ce que élèves, étudiants et plus si affinités mettent les lycées -et ensuite la France ? – à feu et à sang…

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