Le maire ne s’en cache plus. « Nous n’aurons pas une police municipale hors-sol, coupée des habitants, ou qui ferait de la seule fermeté sa boussole », affirme-t-il dans un communiqué, revendiquant une police « formée à la désescalade » et « éthique ».
Une manière de renvoyer dos à dos fermeté et proximité, comme si les deux s’excluaient nécessairement.
Un fidèle de la ligne « pas de vagues » ?
À 60 ans, John Gnahoré n’est pas un inconnu à Saint-Denis. Ancien commandant de police nationale, il y a été en poste de 2008 à 2014 avant de rebondir dans le XVIIIe arrondissement de Paris puis à Aubervilliers, puis de revenir comme délégué général à la sécurité de la ville de 2018 à 2021. Passé ensuite par Clichy, il a surtout dirigé la police municipale de Colombes — une expérience que Bally Bagayoko met en avant pour justifier son recrutement, évoquant notamment son rôle dans les dispositifs des Jeux olympiques.
Mais c’est précisément cet épisode colombien qui interroge : selon une source citée par Le Parisien, sa gestion à Colombes s’est faite sous une politique du « pas de vagues ». L’ancien maire écologiste Patrick Chaimovitch salue certes une réorganisation du service et une hausse des effectifs, de 40 à 60 agents — mais un chiffre ne dit rien de la doctrine d’engagement sur le terrain, ni des consignes de fermeté ou de retenue données aux agents.
Gnahoré lui-même ne dément pas cette ligne. Lors de son installation, « il a promis de suivre les instructions du maire »… « à la virgule près »…, plaçant « la tranquillité, la médiation, la sécurité, la proximité et la confiance » avant toute logique de sanction — une allégeance revendiquée qui laisse peu de place à une police municipale autonome dans ses arbitrages de terrain.
Une répartition des rôles bien commode pour la mairie
Bally Bagayoko justifie cette ligne par une distinction de principe : à la police nationale la lutte contre la criminalité et l’enquête judiciaire, à la police municipale « la présence de terrain, la prévention et la médiation ».
Une frontière commode, qui permet à la mairie de se défausser sur l’État dès lors que la situation exige de la fermeté, tout en s’attribuant le monopole du registre plus consensuel de la « proximité ».
C’est justement ce que lui reprochent ses opposants. Gwenaelle Badufle-Douchez, ex-adjointe à la sécurité de Mathieu Hanotin, dénonce dans Le Parisien une « politique de sécurité inexistante » et une gestion « a minima », pointant l’aggravation des tensions et des rixes entre vendeurs à la sauvette autour de la gare — soit l’un des points les plus sensibles de la ville, et un test grandeur nature pour la nouvelle doctrine.
Mathieu Hanotin, lui, recentre le débat sur le fond plutôt que sur l’organigramme : le problème, selon l’ancien maire socialiste, n’est pas tant le directeur que l’absence de « missions claires » données aux agents.
« Aujourd’hui il y a encore beaucoup de policiers municipaux mais force est de constater qu’on ne les voit plus », observe-t-il — un constat qui, s’il est avéré, relativise largement la portée du changement de direction annoncé en grande pompe. Son ancienne adjointe Nathalie Voralek pousse la critique plus loin, évoquant le retour des « caddys brochettes » et des tirs de mortiers, et résume la nomination de Gnahoré à une continuité pure et simple : il « va très bien coller avec la nouvelle doctrine de Bally Bagayoko, à savoir, ne rien faire et surtout pas de vagues »
source Juvénal de Lyon
225 total views, 225 views today


Bally balo en bicyclette
S’fit écraser les roupettes
Il s’les prit dans l’dans l’dérailleur
Bally balo est un flambeur.
Ha ! Ha ! Ha !
Refrain « Bally Ballot est un KOKO… »
Voilà un nom qui fleure bon le terroir français…