L’industrie du pique-nique annuel : comment on vaccine les vieux contre la grippe et le Covid pendant que les virus se marrent

Chaque automne, comme un rituel quasi religieux, les autorités sanitaires et leurs amis de l’industrie pharmaceutique sortent le grand jeu. Venez, messieurs-dames de plus de 65 ans, on va vous injecter la version 2025-2026 du vaccin anti-grippe et le rappel Covid ! Les souches changent ? Pas grave, on a prévu le coup. Enfin… presque

Le principe est d’une simplicité enfantine. On envoie des émissaires dans l’hémisphère sud pendant leur hiver, on ramasse quelques virus qui circulent là-bas, on les bricole en urgence, et six mois plus tard on injecte le résultat aux seniors de l’hémisphère nord.

Problème : les virus, ces petits malins, ont eu le temps de muter, de se déguiser, de changer de costume. Résultat ? Une efficacité souvent autour de 20 à 40 % chez les plus de 65 ans contre l’infection grippale (parfois moins selon les saisons et les sous-types, particulièrement H3N2). Contre les formes graves, ça peut être un peu mieux, surtout avec les versions « haute dose » ou « adjuvantées », mais on est loin du miracle ! On vaccine quand même. Et on recommande en plus le rappel Covid, parce que pourquoi se limiter à un seul produit quand on peut en vendre deux ?

Le Covid, on s’en souvient : promesse initiale de protection quasi absolue, puis ça protège contre les formes graves, puis ça réduit un peu la transmission  puis faites le rappel, et encore un, et encore un…. Les souches ont changé plus vite que les slogans. Aujourd’hui on continue de piquer les personnes âgées, y compris celles qui ont déjà eu le virus plusieurs fois. L’immunosénescence (ce système immunitaire un peu fatigué après 65-70 ans) rend la réponse vaccinale plus molle, mais peu importe : on vaccine.

Le plus beau dans l’histoire, c’est le double discours.

-D’un côté, on admet officiellement que l’efficacité est modérée, variable, dépendante de l’adéquation des souches, et moindre chez les seniors.

-De l’autre, on organise des campagnes de communication dignes d’une secte : C’est la seule solution ! Protégez-vous ! Protégez les autres  !

Les politiques, après avoir interdit aux médecins de soigner pendant la pandémie et multiplié les mensonges, se retrouvent en commerciaux de Big Pharma. Vous  ne trouvez pas ça un tantinet bizarre ?

Et pendant ce temps, on parle peu de renforcer le terrain (vitamine D, zinc, mode de vie…). Non, le piqûre annuelle reste le produit phare. Les épidémies s’arrêtent d’elles-mêmes, la grande majorité des gens ne font pas de grippe sévère, mais l’industrie s’attribue volontiers les mérites des hivers calmes. Quand c’est une saison pourrie, c’est la faute aux antivax.. . Jamais la faute à Big Pharma !

Alors oui, vacciner les vieux contre la grippe et le Covid chaque année, alors que les virus mutent en permanence et que l’efficacité chez les plus fragiles reste relative, ça a un petit air d’arnaque bien huilée. Une arnaque douce, paternaliste, enveloppée de bons sentiments et de graphiques en couleur. Mais une arnaque quand même.

Comme le disait à peu près le bon docteur Ferron : un jour, le principal avantage d’avoir étudié la médecine sera de se protéger… des médecins. Et de leurs calendriers vaccinaux qui n’en finissent plus. S’il vivait encore il aurait sans doute ajouté « se protéger des politiques qui veulent s’occuper de votre santé ! »

Quelques citations  du docteur Ferron 

C’est le devoir de l’homme de lutter contre l’homme pour l’empêcher de devenir trop puissant, par conséquent dangereux.

Christine Tasin

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