Si Marine Le Pen est élue présidente en 2027, elle et son parti entendent convoquer d’emblée un « référendum constitutionnel » sur l’immigration et des sujets connexes. Jordan Bardella l’a réaffirmé récemment : Dès notre victoire, nous soumettrons aux Français un référendum constitutionnel sur l’immigration
Le sujet est d’ailleurs central dans le programme du Rassemblement national (RN) pour 2027 et soulève de vraies questions institutionnelles, juridiques et politiques. Jordan Bardella l’a réaffirmé récemment : « Dès notre victoire, nous soumettrons aux Français un référendum constitutionnel sur l’immigration« .
Les mesures principales visées (issues notamment d’une proposition de loi constitutionnelle de 14 articles déposée en janvier 2024) incluent :
– Fin du droit du sol et du regroupement familial.
– Priorité nationale (ou préférence nationale) dans l’accès aux aides sociales, à l’emploi et au logement social.
– Durcissement du droit d’asile.
– Expulsion facilitée des étrangers condamnés.
– Protection de l’identité française
– Remise en cause de la primauté du droit européen (et parfois international) sur le droit national dans certains domaines, pour créer un bouclier constitutionnel.
J’avoue que, comme citoyenne républicaine, patriote et islamophobe, ce programme me semble attractif.
L’objectif affiché est de donner une base constitutionnelle solide et durable à ces mesures, afin de les protéger contre les juges (Conseil constitutionnel, Cour de justice de l’UE, Cour européenne des droits de l’homme) et de faciliter d’autres consultations populaires ensuite. Le RN présente le référendum comme la voie la plus démocratique qui soit .
La première question est essentielle : Est-ce possible avec nos lois actuelles ?
Selon notre constitution (article 89), en l’état actuel, la seule façon de faire pour réviser notre Constitution serait que le texte soit adopté dans les mêmes termes par l’Assemblée et le Sénat puis qu’il soit approuvé par referendum ou par le Congrès à la majorité des 3/5ème
1. Adoption du texte dans les mêmes termes par l’Assemblée nationale et le Sénat.
2. Puis approbation par référendum (ou par le Congrès à la majorité des 3/5e).
Or, même avec une majorité RN (et ses alliés) à l’Assemblée après des législatives, le Sénat où la droite et le centre sont aujourd’hui dominants pourrait bloquer ou freiner un texte aussi radical. C’est un obstacle majeur reconnu par le RN lui-même.
Le RN envisage donc de contourner le Sénat en s’appuyant sur l’article 11 (référendum législatif sur l’organisation des pouvoirs publics, ou certains traités). Il invoque le précédent de 1962, lorsque le général de Gaulle a fait approuver par référendum l’élection du président au suffrage universel direct, malgré l’opposition du Parlement et un avis défavorable du Conseil constitutionnel à l’époque.
Mais la plupart des constitutionnalistes estiment que cette voie est juridiquement très fragile, et qu’elle serait sans doute illégale aujourd’hui pour 3 raisons :
– L’article 89 est le seul texte qui organise explicitement la révision constitutionnelle. Utiliser l’article 11 pour cela reviendrait à contourner la procédure prévue.
– Depuis 2000 (jurisprudence Hauchemaure), le Conseil constitutionnel se reconnaît compétent pour contrôler la régularité du décret de convocation d’un référendum et la conformité du texte soumis aux électeurs au cadre constitutionnel. Il pourrait annuler les opérations si elles sortent du champ de l’article 11.
– Des juristes parlent de coup d’État sur la forme et sur le fond , de Ve République bis ou de rupture institutionnelle. Le contexte de 1962 (autorité charismatique de De Gaulle, Conseil constitutionnel beaucoup moins puissant) n’est plus le même.
Le RN mise sur la légitimité démocratique d’un président fraîchement élu et d’un vote populaire pour faire pression. Bardella a déclaré qu’empêcher la consultation serait un coup de force extrêmement grave . En pratique, cela pourrait ouvrir une crise institutionnelle majeure (conflit entre le président, le Conseil constitutionnel, le Parlement et éventuellement l’opinion publique).
Sur le fond : même si le référendum aboutissait, certaines dispositions (priorité nationale, restrictions fortes au droit d’asile, remise en cause de la primauté du droit européen) entreraient en tension avec les traités européens, la Convention européenne des droits de l’homme et des principes constitutionnels consolidés (égalité, droits fondamentaux). Cela pourrait entraîner des contentieux européens et des sanctions potentielles.
Quid de l’opposition ?
– Le Conseil constitutionnel serait le principal frein. Des recours seraient quasi-certains. Le Sénat pourrait aussi jouer un rôle de blocage s’il fallait passer par l’article 89. Les institutions européennes (Commission, CJUE) et la CEDH seraient très critiques.
– Politique : L’opposition (gauche, centre, une partie de la droite républicaine) crierait au coup d’État , à la remise en cause de l’État de droit et des valeurs de la Ve République. Des mobilisations de rue, des grèves, des appels à la désobéissance institutionnelle ou des boycotts sont envisageables. Des personnalités de la droite classique pourraient aussi s’y opposer par principe constitutionnel.
– Opinion publique: Tout dépendrait du climat (immigration, insécurité, résultats économiques). Un référendum sur des sujets très polarisants pourrait mobiliser fortement les électeurs, mais aussi creuser les divisions. Le RN mise sur un oui populaire pour légitimer le projet.
– Internationale : L’UE et certains partenaires européens réagiraient probablement de manière ferme (procédures d’infraction, tensions diplomatiques).
Alors, certes, c’est une bonne idée comme toutes celles qui essaient de redonner le pouvoir au peuple sur des sujets vitaux ( immigration, identité, souveraineté).: lever les verrous européens et judiciaires qui nous interdisent de contrôler le flux migratoire est évidemment souhaitable, et inscrire ces nouvelles règles dans la Constitution c’est aussi une bonne idée pour nous protéger des Macron et ses ses semblables…
Néanmoins les obstacles sont nombreux !
– Risque de crise institutionnelle profonde et de polarisation extrême.
– Contournement de la procédure constitutionnelle prévue (article 89), ce qui affaiblit la norme suprême elle-même.
– Contenu qui modifie des équilibres égalité, droits des étrangers, rapport au droit européen) de façon unilatérale.
– Précédent dangereux : une fois la porte ouverte à une révision « hors procédure » via l’article 11, d’autres présidents pourraient s’en inspirer.
Bref si le projet semble politiquement cohérent avec le programme du RN et justifié par une demande réelle des Français sur l’immigration, juridiquement, il est très contesté et il pourrait se heurter à des obstacles sérieux (Sénat, Conseil constitutionnel, droit européen). Sa mise en œuvre ouvrirait presque certainement une crise majeure. Pour le meilleur ou pour le pire ?
Dans tous les cas ça ne sera(it) pas facile mais si un Résistant est élu par le peuple et qu’il ne peut rien faire parce que la caste tient tout… à quoi bon voter ? A quoi bon la démocratie ? Il est de plus en plus clair que la caste mondialiste trouve sans cesse des moyens de réduire et même annihiler les conquêtes du peuple.. allons-nous vers une révolution pour reconquérir nos droits ?
En tout cas une chose est sûre il faudrait quitter l’UE ou la boycotter, ne plus lui donner d’argent, ne plus lui obéir... Tiens en voilà un beau sujet… traité ce jour par Christine Tasin, les grands esprits se rencontrent !
J’ai fait un rêve… nous étions encore dans l’UE, sans payer, sans obéir, libres, enfin !
Jeanne La Pucelle
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En effet, ça pourrait être la solution.
Au lieu de s’embêter à organiser référendum et bataille judiciaire, on se contenterait de ne plus payer l’UE et de lui désobéir.
Ce serait le grand barouf, mais on peut récupérer notre liberté d’un seul coup et sans perdre de temps.
Après tout, où est le risque ??
Aucun risque!!!
Dans l’UE dictatoriale ? NON ! Dans l’Europe des Nations, cela est mon rêve !!
Bref, un choc d’autorité, un petit putch vite fait et bien fait, qui va nous en empêcher ? Après on fait ce que les Français décideront !!!!!!
Voilà le vrai programme !!!!!!
Pour ma part, le référendum est un aveu de faiblesse de la part de l’Etat qui le met en place quand il s’agit de questions aussi fondamentales que l’immigration, le port du voile, etc… Parce qu’il s’agit de la sécurité des Français, de leur avenir, pour tout dire du destin de la France. Un Etat fort et courageux n’a pas besoin d’un référendum lorsque depuis des décennies un sujet fait débat, qu’il est au coeur des préoccupations des Français ! Un référendum c’est aussi donner aux étrangers, naturalisés français, d’exprimer leurs désaccords… Sachant qu’ils sont de plus en plus nombreux et que nombre de Français ne votent pas, c’est prendre le risque que le résultat soit à l’opposé de l’attente du peuple natif ! On attend de l’Etat qu’il prenne les mesures qui s’imposent, sans peur d’être désavoué par l’opposition et la rue.
On s’en fout de toutes ces idéologies de cramoisie du cerveau. Ce qu’on veut par la grâce du tout-puissant, c’est que ça pète une bonne fois pour toutes pour une réelle Castagne et virer toute cette chienlit de notre Pays.
Bonjour, voilà bien notre problème franco-français : et si Paul et si Jacques et si Martin et pourquoi pas et si Mustapha n’étaient pas d’accord ! Le Président de la République est élu par le Peuple et démocratiquement. Qu’à l’étranger ils s’occupent de leurs étables et nous laissent tranquilles dans la nôtre. Ensuite, si M. le Pen fait appel au Peuple dès son élection, sa démarche n’en sera que plus légitime. Elle pourra, sans molir, rappeler à toutes ces institutions toxiques citées, qu’en Démocratie c’est le Peuple qui est souverain conformément à la….. Constitution!! Alors, par pitié, restons adultes et cessons une bonne fois pour toute de nous faire peur nous-mêmes inutilement et encore moins de céder à tous ces oiseaux de mauvaises augures planqués dans ces institutions nocives et inutiles et qui n’ont aucun droit sur la volonté du Peuple. Screugneugneu! Belle journée à tous.
Elle aurait tord de ne pas le faire en consultation nationale , même si elle serait confrontée aux divers barrages de l’UE et de la constitutionnalité , cependant il est clair et nécessaire de quitter l’Union Européenne , pour l’instant la conscience collective ne serait pas prête
Vous posez parfaitement les problèmes….Joli travail,…croisons les doigts !
On peut sortir de la cedh . Un simple courrier suffit.
La GB et L’italie y songe
Bravo Marine ! Tu as besoin d’un référendum pour savoir si tu peux ou non faire le ménage dans ton Pays ?
Et si le référendum n’était pas du bon coté, tu ferais et servirais à quoi à la présidence de notre Pays ?…
La priorité à l’emploi est réservée aux Français dans la fonction publique, mais est-elle toujours respectée ?
Le conseil constitutionnel et d’État passeront par-là. Il faut renverser la table.
Si la constitution n’est pas précisée pour remettre le conseil constitutionnel dans le rôle qu’il n’aurait jamais dû quitter de gardien du texte de la constitution et seulement de cela (donc PAS des textes qui y sont rattachés), aucune mesure ne sera possible car l’idéologie dudit conseil s’appliquera et censurera toute décision du peuple. C’est un préalable obligatoire à toute décision.
Alors ne restera qu’en dernière solution la Résistance et… La RÉVOLUTION
Quand il faut, il faut !
» le pouvoir est au bout du fusil » mao tsé toung