Afghanistan : maquillage, bagues et henné interdits, le décret choc des talibans sur les mariages

Le régime taliban franchit une nouvelle étape dans le contrôle absolu des femmes en Afghanistan avec un décret interdisant le maquillage, le henné, le parfum et les bagues de fiançailles lors des cérémonies de mariage. Sous couvert de rejeter les influences occidentales, Kaboul s’immisce au cœur de l’intimité familiale et durcit la ségrégation de genre. Décryptage d’une offensive liberticide qui transforme les noces afghanes en instrument de terreur.

Selon un récent décret promulgué à Kaboul, les autorités afghanes imposent désormais un encadrement drastique de la tenue et de la célébration des cérémonies. Le pouvoir ne se contente plus d’administrer la rue : il s’invite jusque dans la chambre de la mariée.

Une purge esthétique et une humiliation codifiée

Le texte interdit formellement l’utilisation de produits cosmétiques. Selon les nouvelles règles instaurées par le gouvernement taliban, les mariées ont désormais l’interdiction stricte de se maquiller, de porter des extensions de cheveux ou d’utiliser du parfum le jour de leur union.

L’absurdité et la rigidité de cette réglementation s’étendent aux traditions décoratives et symboliques les plus ancrées :

  • Le henné et les célébrations visuelles sont proscrits.

  • Le port des bagues de fiançailles est officiellement qualifié de déviance et banni des cérémonies.

  • Il est désormais strictement interdit aux femmes de sortir de chez elles pour se rendre dans un salon de beauté, tout comme la musique reste totalement bannie sous peine de raides et de sanctions.

Pour justifier la suppression des alliances et des bagues de fiançailles, le régime invoque un impératif d’« assainissement religieux », prétendant rejeter une prétendue influence « occidentale et chrétienne ». Mais derrière cet alibi identitaire et théologique, la réalité est celle d’une bureaucratie policière qui décide de la tenue vestimentaire des femmes et réduit à néant leur liberté de mouvement.

Un édifice de terreur, pas un décret isolé

Ces dispositions ne sont pas des anomalies éparses, mais la suite logique d’un vaste système de ségrégation de genre et de contrôle social. Quelques semaines avant ce décret réglementant les mariages, le régime a promulgué des textes juridiques autorisant implicitement le mariage des filles mineures et stipulant que le silence d’une jeune fille vaut consentement à son union.

Ce quadrillage étouffant démontre un modèle clair : effacer progressivement et méthodiquement la présence des femmes de la société afghane, qu’il s’agisse de leur voix dans l’espace public ou de leur droit à la célébration dans le cadre privé.

Prises ensemble, ces mesures révèlent une tendance indéniable : un contrôle déguisé en moralité.

Le fait de demander aux imams de mosquée de diffuser les nouvelles règles lors des sermons du vendredi ne fait que confirmer que la question n’est pas réellement liée à la sécurité ou à la décence. 

↳ https://s.42l.fr/AFGHANISTAN_TALIBANS_mariage-nouvelles-regles

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