Quand Israël se rapproche des partis patriotes français, on applaudit : enfin !

Jordan Bardella, chef du Rassemblement national français, écoute l’officier israélien Ethan Dana, lors d’une visite d’un mémorial pour les victimes et les otages des attaques du Hamas. JACK GUEZ/AP/SIPA / SIPA / JACK GUEZ/AP/SIPA

Un rapprochement plus que nécessaire  et urgent face à la montée de l’antisémitisme alimenté en grande partie par les gauchistes et notamment LFI.

Le ministre israélien de la Diaspora et de la Lutte contre l’antisémitisme, Amichai Chikli (voir ci-contre), a récemment salué la construction d’un réseau d’alliances avec plusieurs formations de la droite conservatrice et souverainiste en Europe. Il a cité explicitement Vox en Espagne, autour de Santiago Abascal, ainsi que Jordan Bardella et Marine Le Pen en France, soulignant une proximité politique nouvelle autour de positions pro-israéliennes, antiterroristes et opposées au Hamas.

Cette évolution diplomatique n’est pas anodine. Elle intervient dans un contexte où l’antisémitisme progresse de façon préoccupante dans de nombreux pays européens, nourri par des discours radicaux, des manifestations hostiles et une banalisation de la haine antijuive. Dans ce climat, rechercher des alliés politiques clairs et constants n’a rien d’excessif : c’est un minimum de lucidité.

Pendant que certains dirigeants européens multiplient les gestes en direction de Gaza, au risque d’occulter la réalité des menaces qui pèsent sur les Israéliens et sur les communautés juives d’Europe, Israël se tourne vers des forces politiques qui refusent l’équivalence morale entre une démocratie assiégée et des organisations terroristes.  Macron, pour ne pas le nommer, en particulier, a souvent donné l’impression de donner la priorité à la cause palestinienne au détriment d’une solidarité sans ambiguïté avec les Juifs israéliens et européens.

Le rapprochement avec la droite conservatrice européenne n’efface pas les divergences ni les complexités. Mais face à la montée des menaces, il constitue une réponse pragmatique et nécessaire. Israël a le droit de choisir ses alliés là où ils se trouvent, et les Européens ont le devoir de ne pas laisser l’antisémitisme s’installer sous couvert d’une « indignation progressiste »…

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