Ceuta s’est transformée en bidonville : recrudescence de la gale et autres maladies infectieuses

Quelques jours ont suffi à transformer radicalement le visage de l’enclave espagnole de Ceuta. Suite à l’afflux massif de migrants marocains, des milliers de personnes continuent de vivre dans des conditions extrêmement précaires dans cette ville d’environ 83 000 habitants.

Le 15 août arriva. Et les tensions à Ceuta explosèrent à nouveau.

Des centaines de personnes originaires d’Afrique subsaharienne tentent de franchir la frontière. Le Maroc a déployé des soldats, des barbelés et des canons à eau. Des dizaines de tentatives ont été bloquées, mais la pression persiste. La situation est hors de contrôle.

Francesca Totolo documente en temps réel ce que Madrid continue de minimiser.

Des groupes de musulmans marchent vers Ceuta. Ils crient « Allah Akbar ». Ce n’est pas une marche pacifique. Ce n’est pas une demande d’asile. C’est une avancée. Une démonstration de force. Un signal religieux et politique lancé contre un territoire européen.

La crise est particulièrement visible sur les plages et en périphérie des villes. Reuters a documenté la présence de centaines de migrants installant des camps de fortune sur une plage dès le début du mois d’août. Les médias espagnols font désormais état de véritables campements improvisés : des abris sont construits avec de vieux draps, des palettes, des pneus, du carton et autres matériaux de récupération. Faute d’installations sanitaires, les migrants font leurs besoins en plein air. Les ordures et le manque d’hygiène aggravent encore la situation.

La situation est également tendue dans les rues. El Español rapporte que des milliers de migrants vivent toujours hors des logements légaux, et fait état de bagarres, d’agressions et d’une forte intervention policière. Des appartements squattés et des commerces barricadés sont également signalés dans certains quartiers.

Solidarité avec les habitants de Ceuta, totalement abandonnés par le gouvernement Sánchez. Pendant que Madrid parlait de « retour à la normale » et critiquait ceux qui avaient fermé Schengen, l’enclave restait occupée et les réseaux sociaux préparaient une nouvelle offensive. Aujourd’hui, les faits parlent d’eux-mêmes.

Ceuta assiégée : l’invasion migratoire a transformé la ville en une bombe sanitaire prête à exploser.

Ceuta n’est plus la même. Ce que les autorités locales et certains médias espagnols ont qualifié sans détour d’« invasion » a laissé des milliers de migrants vivre dans la rue, sur les plages et dans des camps de fortune. Le résultat est flagrant : effondrement des services, conditions sanitaires dignes du tiers-monde et un risque sanitaire que les médecins eux-mêmes qualifient de « bombe à retardement ».

Le président de l’Ordre des médecins de Ceuta, Enrique Roviralta, ne mâche pas ses mots. Il  parle ouvertement d’une « catastrophe sanitaire », d’urgences submergées par des centaines de patients par jour, avec à peine une poignée de médecins de garde, un personnel au bord de l’épuisement et une population locale qui craint de se rendre à l’hôpital.

« Dix mille personnes vivant dans la rue ou entassées dans un entrepôt, c’est une bombe à retardement », a-t-il déclaré.

Et il a énuméré les risques concrets : recrudescence de la gale, diarrhées accompagnées de fièvre, et possibilité réelle d’épidémies de tuberculose, de choléra, de rougeole et d’autres maladies infectieuses, alimentées par le surpeuplement, le manque d’hygiène et le statut vaccinal inconnu de milliers de personnes.

Les faits sur le terrain confirment l’alerte. Les médecins signalent une forte augmentation des cas de gale, favorisée par la promiscuité et les conditions précaires. Des épidémies de gastro-entérite et de diarrhée infectieuse sont également rapportées.

Les plages, autrefois lieux de vie quotidienne, sont décrites par les travailleurs et les habitants comme des zones où circulent des excréments et des déchets. L’INGESA et les organismes de vérification des faits reconnaissent l’augmentation des cas de gale et de troubles gastro-intestinaux, tandis que Roviralta et d’autres acteurs de la santé insistent sur le fait que, sans dépistage massif, renforts et plan d’urgence conséquent, le système risque de s’effondrer en quelques semaines.

La pression ne se limite pas au système de santé. Les rues de cette ville d’un peu plus de 80 000 habitants sont envahies par des milliers de sans-abri qui dorment dans la rue, occupent l’espace public et mettent à rude épreuve tous les services : santé, ordre public, gestion des déchets et sécurité. Les habitants de Ceuta témoignent d’un climat de peur, de commerces fermés et d’une impossibilité de vivre ensemble. Le président de la ville autonome a décrit une situation de « risque maximal ». Et tandis que les médecins réclament un hôpital de campagne et de véritables renforts, les autorités centrales semblent réagir au compte-gouttes.

C’est le fruit d’une vague soudaine et massive, alimentée par le Maroc, qui a mis en lumière la fragilité d’une enclave européenne face à des afflux incontrôlés. Les conséquences sont déjà là : des maladies qui se propagent plus facilement, un système de santé saturé et une population locale qui se sent abandonnée. Roviralta a averti que, sans prévention immédiate, « d’ici 15 à 30 jours, il y aura une explosion de maladies ». Ce n’est pas de l’alarmisme : c’est le constat de ceux qui travaillent chaque jour au cœur de cette crise.

Ceuta paie le prix d’un modèle migratoire qui ne parvient plus à contenir les arrivées. 

Média espagnol mais les images sont parlantes : 

 

Rêvons un peu…

Les familles sont de retour sur les plages de Ceuta après que le Premier ministre espagnol a cédé à la pression populaire en faisant évacuer les migrants clandestins.

Blague à part : on est en Pologne !

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En Géorgie : 

 

 

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