Plus d’eau, plus d’eau… gouverner c’est prévoir !

Pendant que Le Parisien et le reste de la presse annoncent des pénuries, des coupures d’eau pour des dizaines de milliers de personnes et des restrictions généralisées, l’hydrologue David Ratheau du BRGM rappelle l’évidence : il va falloir une meilleure gestion de la ressource et davantage de sobriété, « toutes professions ou toutes personnes confondues ». Le Plan eau le préconise déjà. Pourtant, chaque année, on se retrouve à gérer la crise plutôt qu’à l’anticiper.

Les gâchis sont connus. Arrosages de pelouses en plein après-midi, nettoyeurs haute pression sur les trottoirs, fuites non réparées, usages industriels et agricoles parfois peu optimisés… et, bien sûr, les piscines privées qu’on remplit et qu’on laisse s’évaporer. Mais le contraste le plus frappant se trouve du côté des grands hôtels de luxe. Ces établissements qui affichent des piscines olympiques, des bassins à débordement, des spas et des fontaines monumentales continuent souvent de présenter le « luxe aquatique »  comme un argument de vente.

Je sais que l’on va me parler de l’attractivité de la France, des milliardaires qui amènent des devises et de l’emploi, certes, mais je pense que ce n’est pas si simple, pas si carcatural ! J’entends déjà Macron dire que les agriculteurs peuvent bien se passer d’eau pour le blé et la betterave, après tout on a accès au blé ukrainien, pour les beaux yeux d’un Zelensky ! Tandis que la venue des milliardaires du monde entier en France c’est bon… pour les ambitions européennes de Macron…

Extraits ci-dessous d’un article de Yonder « les plus beaux hôtels spa de France « 

Hôtel Barrière Le Grand Hôtel Dinard

TESTÉ ET APPROUVÉ PAR YONDER
L’hôtel : Le Grand Hôtel de Dinard est un véritable écrin d’élégance et de raffinement au sein de la station balnéaire la plus prisée de l’Ille-et-Vilaine. À seulement 2h30 de Paris en train, l’hôtel en Bretagne perpétue la tradition de prestige et d’exigence du groupe Barrière au cœur de Dinard et face à Saint-Malo. Édifié à l’origine pour recevoir les plus grandes têtes couronnées, le bâtiment est un symbole du Second Empire et de la Belle Époque. Aujourd’hui, fidèle à ses racines, l’adresse perpétue le service haut de gamme de cette demeure d’exception pour tous les clients du monde entier et garantit un séjour bien-être en bord de mer idéal.

  • © Hôtel Barrière Le Grand Hôtel Dinard
    © Hôtel Barrière Le Grand Hôtel Dinard

L’offre bien-être : Le spa Shiseido Ginza Tokyo offre plus de 300 m² entièrement dédiés à la détente et à la beauté. Pensé comme un écrin élégant et apaisant dans des tonalités blanches et dorées, le spa marie la tradition japonaise et le raffinement à la française. La carte de soins visage et corps signés Shiseido s’adapte à chaque besoin, tandis que hammam et sauna complètent la parenthèse. Les cabines, confortables et dotées de lits inclinés, invitent au relâchement. Inspirés de la méthode Qi, signature de la maison, les rituels associent gestes précis et énergie vitale pour rééquilibrer le corps et l’esprit. Point d’orgue de l’expérience : une magistrale piscine avec jacuzzi bordée de baies vitrées qui laissent filtrer la lumière changeante de Bretagne. Découvrez notre revue complète du spa.

  • © Hôtel Barrière Le Grand Hôtel Dinard
    © Hôtel Barrière Le Grand Hôtel Dinard

Bon à savoir ? Une pause au restaurant de l’hôtel, Le George V, est un incontournable lors d’un séjour au Grand Hôtel de Dinard. Les larges fenêtres offrent un panorama d’exception sur la baie de Saint-Malo. Le chef Wilfried Lacaille met en valeur le terroir breton à travers une cuisine simple et sincère, où les poissons de la région tiennent la vedette.

Hôtel Barrière Le Grand Hôtel Dinard
86 clés, prix à partir de 288 euros la nuit
46 avenue George V, Dinard
Site officiel de l’établissement

 

Hôtel Hermitage Monte-Carlo

À Monaco, certains palaces éblouissent par leur faste, d’autres séduisent par leur douceur. L’Hôtel Hermitage Monte-Carlo appartient à la seconde catégorie. Plus feutré, presque secret, ce joyau Belle Époque se cache derrière un jardin d’hiver coiffé d’un dôme signé Eiffel, où la lumière se diffuse avec une clarté apaisante sur les salons et les galeries. Le luxe se raconte dans les demi-teintes, le silence, les volumes hauts et les étoffes soyeuses.

  • Hôtel Hermitage Monte-Carlo © DR
    Hôtel Hermitage Monte-Carlo ©  Monte-Carlo Société des Bains de Mer

Les 262 chambres et suites, dont plusieurs prolongées d’un balcon, d’une véranda ou même d’un jacuzzi privé, dévoilent des panoramas rares sur le port, la Méditerranée et les toits pastel de la Principauté. Parmi les nouveautés, les chambres récemment rénovées rivalisent d’élégance contemporaine, tandis que la Diamond Suite Duplex, véritable appartement de 165 m² dont 80 m² de terrasse, incarne l’ultime expression du romantisme : jacuzzi avec vue sur le Rocher et le Palais Princier, bouteille de Moët Ice Impérial Rosé, douceurs de saison, et même une séance photo privée pour immortaliser ce moment suspendu. 

Mais le véritable trésor de l’Hôtel Hermitage Monte-Carlo se trouve quelques marches plus bas. L’accès direct aux Thermes Marins Monte-Carlo, sanctuaire de bien-être de 6 600 m², place l’hôtel dans une autre dimension. Derrière de vastes baies vitrées ouvertes sur la mer, on découvre une piscine d’eau de mer chauffée, un parcours d’hydrothérapie, des saunas, des cabines high-tech et une offre de soins parmi les plus complètes d’Europe. Tout n’est que lumière, verre et horizon. Les cures se déclinent sur mesure : remise en forme, anti-âge, récupération sportive, nutrition, cryothérapie… Côté cuisine, l’Hermitage célèbre l’art du goût avec ses deux tables signées par le chef Yannick Alléno : Pavyllon Monte-Carlo, qui sublime les produits méditerranéens, et L’Abysse Monte-Carlo, doublement étoilé, où le maître sushi Naoki Kikuchi laisse exprimer tout son savoir-faire. Au cœur de l’hôtel et de son jardin d’hiver, le Limùn et La Mezzanine offrent quant à eux des espaces de détente précieux pour un café, un déjeuner léger ou un cocktail en soirée.

 

Bref, on demande aux particuliers de réduire la durée de leur douche et d’arrêter de laver leur voiture, pendant que certains temples du standing maintiennent des volumes d’eau considérables destinés au plaisir de leurs clients. Et je ne parle pas des restrictions d’eau qui vont être imposées aux agriculteurs qui vont en mourir…

La question n’est pas de diaboliser le tourisme ou le confort. Elle est simple : jusqu’à quand les restrictions resteront-elles une affaire de petits consommateurs et d’usages visibles, tandis que les plus gros points de consommation symboliques resteront relativement épargnés ? Gouverner, c’est prévoir, c’est-à-dire anticiper les équilibres, fixer des règles claires et les appliquer sans exception de standing. La sobriété ne peut pas être à géométrie variable. Si elle ne s’impose pas aussi dans les grands hôtels et leurs gigantesques piscines, elle restera un discours de crise plutôt qu’une politique de long terme.

Christine Tasin

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25 Commentaires

  1. Au lieu de filer des Milliards à l’Ukraine en vue d’une 3ème guerre Mondiale, que ne les a-t’on pas employés à créer des captages, des conduites et des bassins afin de récupérer une partie de l’excédent d’eau qui envahit chaque année certaines regions de notre pays?

  2. Ça ne change pas, les restrictions et les privations c’est pour le gueux poir que les zélites puissent continuer a péter dans le luxe. C’est la macronie

  3. Nos gvts successifs ne prévoient rien sauf notre remplacement et se mettre tous nos impôts dans leurs poches !!!!!!
    Gouverner c’est voler depuis 1981 !!!!!

  4. Exact par chez moi dans les Hauts de France pendant la canicule , ils y avaient des agriculteurs qui arroser leurs parcelle en plein cagnard ,et même par endroit la route était trempée, et aprés on demande au gueux de se serrer la ceinture sur la flotte ! Ont nous prendraient pas pour des cons ?

  5. Je me souviens d’une question que j’avais posée à C dans l’air, émission sur la cinq, il y a fort longtemps, où il était question du climat et des épisodes de sécheresse. Ma question était : Pourrions- nous connaître des famines dans l’avenir ? Le journaliste Alain Cirou m’avait répondu que l’homme était tellement intelligent que ça n’arriverait jamais. Des années après je constate que l’on a du mal à trouver légumes et fruits sur les étals ou à des prix prohibitifs vu qu’une grande partie des récoltes a été détruite. L’hiver prochain va être terrible. Comme réponse aux problèmes, il est question de désindexer les retraites alors que tout augmente. Alors, l’intelligence humaine tant vantée par ce monsieur semble n’être pas au rendez-vous. Il est vrai que nous sommes dirigés par des incapables constipés du cerveau, dont l’incurie et l’impéritie crasses et ataviques ne sont plus à démontrer. Quand les gens comprendront que les problèmes doivent être résolus par des gens de terrain et non par des énarques costumés et cravatés, dépensiers et soucieux de s’enrichir, il sera trop tard, l’humanité aura disparu.

  6. La construction de nouvelles piscines devrait être interdite mais les plus aisés ne doivent pas être contrariés par la Macronie. Les gueux n’ont qu’à mourir de soif !
    Mes voisins ont fait abattre un cèdre immense, où nichaient de grands oiseaux, pour faire construire une piscine. Moins d’ombre indispensable pour faire baisser la température de 10 degrés… Dans mon sous-bois il fait 27 pendant que la France suffoque sous 40 degrés… je ne suis pas un écolo forcené mais si on parle de manquer d’eau, le gaspillage d’eau à des fins de loisirs doit être le problème prioritaire !

  7. Il ne faut surtout pas que les agriculteurs manquent d’eau, c’est essentiel pour la culture et l’élevage. Par contre, mes parents et mes grands-parents m’ont toujours dit qu’il fallait économiser l’eau (pareil pour les lumières allumées). L’eau, chez nous, s’écoulait dans un puits et il ne fallait pas que celui-ci se remplisse pour ne pas déborder. L’habitude de ne pas laisser couler m’a été inculquée ainsi de sorte que je ne laisse jamais couler l’eau pour rien. Et cela n’a rien à voir avec les écologistes d’aujourd’hui.

  8. Bonjour, cet hydrologue trouve-t-il normal que des champs de maïs ou encore des vergers de pommes et poires soient arrosés en plein soleil l’après-midi ? Qu’il vienne dans mon coin avant de proférer ses leçons lénifiantes.Comme pour les poubelles que l’évoque par ailleurs Christine, ce sont toujours les mêmes qui vont devoir subir les conséquences des errements de tous ces décérébrés d’aujourd’hui qui pensent que ceux qui ont parcouru la  »route » avant eux n’ont rien bra….. Quand nous, nous (nous doublé à dessein) allons enfin siffler la fin de la récré, cela va les faire atterrir sèchement sur le  »plancher des vaches ». Ras le bol de ces nouveaux donneurs de leçons qui n’ont encore rien montré de bien sérieux pour l’avenir du pays. Belle journée à tous.

    • Exact par chez moi dans les Hauts de France pendant la canicule , ils y avaient des agriculteurs qui arroser leurs parcelle en plein cagnard ,et même par endroit la route était trempée, et aprés on demande au gueux de se serrer la ceinture sur la flotte !

  9. Et »en meme temps » (NON, je ne copie l’étron), les joyeuses cpf pètent des bornes d’incendie pour amuzzer(!) la galerie, gaspillant ainsi des dizaines de milliers de litres d’eau, sous l’oeil goguenard des condés.

  10. Vous oubliez le crime principal, l’immigration furieuse qui va assécher toutes les nappes phréatiques dans les 10 ans :
    « Je vous l’ai déjà asséné mais je le réaffirme, l’immigration est la plus grande hérésie écologique des 50 dernières années qui va achever la France alors qu’une réduction pépère des naissances des de souche aurait pu permettre d’assurer une viabilité au pays pour des siècles ».
    https://ripostelaique.com/paradoxe-criminel/
    Pour assurer la viabilité durable de la France et protéger ses terres arables, eaux, bois et forêts, il aurait fallu revenir à une population de l’ordre d’il y a mille ans.
    On y allait doucement avec un taux de natalité en baisse, il a fallu qu’ils importent 20 millions d’allogènes dont une grande partie de haineux.
    Il faut le savoir, demain 1 litre d’eau risque de coûter plus cher qu’un baril de pétrole.

  11. Et vous avez aussi oublié les milliers de golfs qui recouvrent le territoire français, auxquels les préfets autorisent d’arroser les greens pour qu’ils restent bien verts, pour le plus grand bonheur des « zélites ». Une autre remarque : avez-vous déjà entendu parler de manifestations écolos dans les centres de thalassothérapie ?

  12. Les sources ne sont pas extensibles à merci. Ce qui était via la avec 45 millions de personnes ne l’est plus avec 68 et le sera encore moins avec 80…Vu qu’il nous en tombe sur le dos 800 000/an…et que la plupart ne paie pas leur consommation vu l’impossibilité d’aller relever les compteurs sans se faire agresser…

    • Vous avez mis dans le mille, c’est exactement cela le problème premier d’où découlent tous les autres, la surpopulation qui entraine surconsommation donc la surproduction donc surexploitation des ressources naturelles. Qui n’a pas compris cet enchainement infernal n’a rien compris à la véritable écologie.
      Un truc simple, depuis le sommet de Rio 1992, on est passés de 5 milliards de consommateurs à huit milliards, alors les 68 millions de petits français là-dedans vous pensez qu’ils ne pèsent rien.
      Je vous livre la vraie réalité : toute la gouvernance mondiale n’en a rien à branler à la durabilité du globe du moment que ça pompe, que ça creuse et qu’il y a du client pour acheter. Ne culpabilisez plus devant les discours de nos crétins politiques, ce sont eux les seuls coupables, pas vous avec vos deux petits bras. Carpe diem devant les cons seuls coupables qui dirigent, mal, le pays. Donnez leur grand fais en leur crachant à la trogne.

  13. Plus d’eau ? Continuons à modifier les cours d’eau naturels, à aplanir les terres, à remplir les fossés, à raser les bosquets, à utiliser les gros matériels pour bien tasser les terres en les « travaillant » jusqu’à les rendre imperméables, à bétonner ou à goudronner des surfaces de terre qui ne demandent que de la verdure, à nous prendre pour les maîtres du monde en le consommant jusqu’à décider de réduire la quantité d’humains dans l’intérêt et la survie des seuls riches !
    Alors, on fait quoi, nous les pauvres, on se bouge ?….

  14. Quand on pense que les écolos refusent les constructions de châteaux d’eau, mais militent à fond pour les éoliennes. Ca défigure les paysages, et en cas de canicule, pas de vent, donc ça ne sert à rien.
    Refuser de construire des bassins de rétention d’eau. Une dinguerie de plus des écolos.

  15. Merci Madame pour votre texte, on pourrait aussi parler de l’UNIQUE station de dessalement de l’eau de mer qui se trouve sur Belle-Île en Mer…, une seule usine alors que nous avons plus de 4.000 kms de côtes…! Vous avez parfaitement raison… Gérer c’est prévoir…!