Il y a 237 ans, dans la nuit du 4 au 5 août 1789, l’Assemblée nationale constituante accomplissait l’un des gestes les plus décisifs de la Révolution française : l’abolition des privilèges féodaux et seigneuriaux.
Dans une atmosphère d’enthousiasme et de fraternité, les députés – nobles, clergé et tiers Etat – renoncèrent volontairement aux droits qui structuraient l’Ancien Régime. Droits de chasse, de justice seigneuriale, dîmes, corvées, privilèges fiscaux et exemptions de toutes sortes furent supprimés. La France passait d’une société d’ordres à une société de citoyens égaux devant la loi.
Cette abolition n’était pas un simple accès de générosité. Elle était justifiée parce que les privilèges reposaient sur une inégalité de naissance devenue intolérable. Tandis que le Tiers Etat supportait l’essentiel des impôts et des charges, la noblesse et le clergé jouissaient d’exemptions et de droits qui pesaient lourdement sur les paysans. L’idée même qu’un homme pût être jugé, taxé ou contraint selon son rang et non selon sa qualité de citoyen était devenue incompatible avec les principes de liberté et d’égalité proclamés depuis juillet.
Elle était aussi nécessaire. Depuis plusieurs semaines, la Grande Peur secouait les campagnes : châteaux brûlés, registres seigneuriaux détruits, révoltes contre les droits féodaux. Sans une réponse claire et radicale, le pays risquait de basculer dans le chaos. En supprimant d’un seul coup le fondement juridique de ces droits, l’Assemblée désarmait la révolte, rétablissait l’ordre et posait les bases d’un nouveau pacte social.
La nuit du 4 août ne résolut pas tous les problèmes – le rachat de certains droits, les résistances, les débats ultérieurs le montreront. Mais elle marqua une rupture irréversible : la fin officielle de la société féodale et l’affirmation que la nation ne reconnaît plus de distinctions que celles du talent et de la vertu.
Célébrer cet anniversaire, c’est rappeler qu’une société peut, en une nuit, décider de se libérer de ses propres chaînes lorsqu’elles sont devenues injustes et insupportables. Qu’on se le dise… avis à la population, puisqu’il nous faut à présent une autre nuit du 4 août pour revenir aux fondamentaux, la société de 2026 tendant à ne reconnaitre de distinction que celle de l’immigration, de l’islam, de la haine de la France, de l’ignorance, de la haine de notre allié russe et de l’antisémitisme…
Nos ancêtres de 1789 se sont-ils vraiment battus pour la France de 2026 qui trahit Voltaire, Montesquieu, Diderot... (ne me parlez pas de Rousseau ce LFI avant l’heure qui n’aimait pas la civilisation, non plus que le théâtre et présageait quelque part les délires de nos écolos dingos…) Allons-nous laisser Macronie et LFI qui détestent la France et les Français faire disparaître notre héritage ? Faire disparaître notre pays ?
Christine Tasin
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Qu’on abolisse des privilèges non mérités, soit…mais çà n’excuse en aucun cas les monstrueux crimes contre l’humanité qui s’ensuivirent, et qui firent des centaines de milliers de morts! Lisez donc les récits atroces des monstrueuses noyades de Nantes…c’est à vomir, et largement digne des pires atrocités commises par les « SS-Einsatzgruppen » et autres « Brigade Dirlewanger » en Russie!…
Une belle journée , pleine d’espoir et de rêves/
Mais aujourd’hui les privilèges et les privilégiés sont de retour, et ils sont au pouvoir.
Ainsi la roue tourne, mais c’est un éternel recommencement.
Louis XVI n’a pas voulu tirer sur les émeutiers.
Macron n’a pas hésité à faire tirer contre les GJ.
Abolitions des privilèges ? Ah bon ?
Je ne vois pas de différence à part que les noms nobles furent chassés…
Les remplacistes bourgeois ont pris la relève et rien n’a changé sauf que ces derniers nous font donc remplacer par une autre culture que n’aurait jamais accepté les Nobles, les vrais Français !!!
Quand je vois tous les privilèges que s’octroient les diverses castes : politique, journalistique, etc… je pense qu’il y a eu beaucoup trop de victimes pour en arriver où nous en sommes… D’ailleurs, les privilèges ont-ils jamais cessés ? Bonaparte a pris le relais et tous les arrivistes d’après la Révolution, pour s’accaparer richesses et privilèges, tout en vendant et détruisant les biens nationaux, à leurs profits. Et toutes les révolutions ensuite qui ont meurtri notre pays, prouvent qu’une grande partie du peuple souffrait pendant que d’autres abusaient. Et cela continue…
Tout ça pour ça.Autant de tetes coupées était ce vraiment nécessaire,je ne sais pas.Le peuple a toujours été le dindon de la farce.Aujourd’hui,les tetes roulent dans le caniveau,mais ce n’est pas pour la meme cause,ni les memes personnes.A l’heure actuelle,une nouvelle révolution s’impose,qui seras le meneur?qu’en sortiras t il de bon?une chose de sure beaucoup de tetes tomberont,pas forcément les bonnes,comme d’habitude,mais une chose de sure,sur ce site,on sait lesquelles devront tomber en premier.
Ça n’a pas duré longtemps.
La nouvelle caste bourgeoise qui s’est emparée des pouvoirs a vite fait de s’emparer aussi des avantages qu’ils convoitaient.
Même chez les cocos d’urss une nomenklatura a fait de même, malgré les théories marxistes de la révolution permanente.
J’appelle ça une nouvelle journée de dupes au vu ce qui se passe actuellement. Les privilèges n’ont en vérité jamais été abolis qu’en apparence.
On a décapité Louis XVI pour avoir la même chose pendant tous ces siècles d’hypocrisie, le seul point positif si j’ose dire, est qu’il existe des presses alternatives sérieuses et les réseaux sociaux pour dénoncer les dérives de toutes natures de nos « zélites ».
J’ai pourtant l’impression que les privilèges ont perduré quand on voit nos politiques s’en mettre plein les fouilles avec nos impôts. En fait les privilèges sont passés d’une caste à une autre.
Les privileges de Bretagne furent abolis par des gens qui n’avaient pas le droit de le faire, pas d’octroi sur les route Bretonnes. La Bretagne pouvait retrouver legàlement sonindependance
Un grand merci à Louis XVI pour cet acte de justice. Sans sa position personnelle, sans son entêtement à le faire, rien n’aurait été possible.
Cest aussi, ne l’oublions pas un privilège de vivre en France dans ce monde chaotique trumpisé et truffé de dictatures et diverses satrapies. Beaucoup on envie de notre eldorado, même s’il est fantasmé outre mesure. Wir leben wie Gott in Frankreich ! C’est toujours un peu vrai, non ?
L’abolition des privilèges par les nobles et les clercs a été une bonne chose mais aujourd’hui, nos politiques se sont octroyés encore bien pire. Aujourd’hui en France, tout le monde il est égal sauf les… Français moyens.