–Par Marie-Hélène Hérouart, Le Figaro Bordeaux, le 29/7
Des agriculteurs dénoncent un arrêté préfectoral qui leur interdit de récolter et d’irriguer leurs champs. Ils menacent de passer outre les interdictions.
Ils ont tapé du poing sur la table dans le hangar d’une ferme à Cestas. Près du chemin de l’Ombrière, où un pyromane était activement recherché ce mercredi, les agriculteurs sont en colère. Un arrêté préfectoral, daté de lundi, les empêche d’irriguer et de cultiver leurs champs. Plusieurs d’entre eux sont en train de perdre leur récolte, prête plus tôt que prévu à cause de la canicule.
Pour ces hommes, qui soutiennent les pompiers depuis le départ du feu mercredi dernier, c’en est trop. «On a le droit d’aller dans nos champs qui servent de parcelles coupe-feu pour aider les pompiers. Mais nous ne pouvons pas bosser ? On n’a qu’une récolte par an, on ne peut pas la perdre», tonne Guillaume Dubourg. Avant d’exploser : «Cela fait trois nuits que des pompiers dorment dans ce hangar. Nous avons prêté tous nos tracteurs, nos moyens. Et aujourd’hui, vous allez nous laisser perdre nos récoltes ?» Il n’est pas le seul à être en colère. «Nous avons sauvé les … de la préfète en allant éteindre le feu ! Au bout d’un moment, il va falloir faire un effort intelligent dans notre sens aussi», renchérit son voisin.
En colère et fatigués, les agriculteurs essaient néanmoins d’être constructifs et réclament des solutions concrètes. D’abord, l’autorisation de se rendre dans leurs parcelles pour les irriguer et, ensuite, des dérogations de circulation afin que leurs salariés puissent venir travailler. «En ce qui concerne l’irrigation, vous pouvez y aller à tout va !», concède le représentant de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) présent sur les lieux. «Et le mec qui gère les pompes à Andernos et qui a l’expertise, il peut venir ? J’ai été contrôlé six fois entre 7h15 et 9h15 ce matin», dénonce un autre agriculteur. Les agriculteurs demandent aussi que leurs horaires de travail dérogatoires soient étendus. Pour l’heure, s’ils obtiennent l’autorisation exceptionnelle de travailler, ils doivent le faire de 14 h à 22 h. La préfecture le confirme au Figaro : les dérogations sont distribuées au jour le jour et au cas par cas.
Des champs irrigués
«Vous croyez que quand je reçois un SMS à 22h30, je peux rappeler mes salariés ? Nous avons une agriculture de légumes verts irrigués, il n’y a aucun risque incendie dans nos champs. Cette mesure est totalement incohérente», insiste Samuel.
L’un de ses collègues fait valoir qu’arroser un champ la nuit est plus dangereux, car le risque d’accidents du travail augmente dans le noir. «Ce 29 juillet, il est inenvisageable de récolter avec 40 degrés au compteur et des rafales de vent», maintient le représentant de la DDTM. «Si on n’obtient rien demain, on ira au clash, on sera hors la loi, tant pis», rétorque un agriculteur. Et le député Sébastien Saint Pasteur, présent à la réunion de crise, d’ajouter : «La pudeur des personnes présentes ici, alors qu’elles ont passé la semaine à aiguiller les pompiers sur leur terre, est remarquable. Leurs demandes sont raisonnables, nous sommes redevables d’eux, et ces emmerdements sont inadmissibles». Après plusieurs heures de travail collectif, qui ont permis de réécrire l’arrêté préfectoral, les agriculteurs ont obtenu que cette nouvelle version soit soumise aux services de la préfecture pour examen.
source Juvénal de Lyon
Elle est capable d’envoyer les Centaures contre les paysans, comme ses copains, pas dans les banlieues !
Comme Le maire, cette « haute fonctionnaire » trouve le temps d’écrire des romans… pour ôter le stress de ses accaparentes fonctions administratives et évacuer son surmenage… Ah, la vocation et le devoir peuvent bien être en. conflit, non ?
Les préfets sont des fonctionnaires inutiles et souvent incompétents. Supprimons cet échelon d’un pouvoir lui aussi incompétent, des économies substantielles pourraient être ainsi réalisées.