
En France, encore il n’y a pas si longtemps terre de laïcité et d’égalité républicaine, une nouvelle affaire vient rappeler que certains méritent plus que d’autres. Tandis que des élèves catholiques brillants, issus souvent d’établissements hors contrat reconnus pour leur exigence académique, se voient écartés des filières d’excellence, les pouvoirs publics multiplient les efforts pour accueillir et favoriser d’autres profils.
L’exemple le plus récent et symbolique concerne le Prytanée national militaire de La Flèche. Un document officiel sur Parcoursup pour la session 2025 listait explicitement l’inscription dans un lycée privé hors contrat comme critère éliminatoire pour les classes préparatoires aux grandes écoles militaires (Saint-Cyr, Navale, Air). Résultat : aucun élève issu d’établissements catholiques hors contrat n’a été admis cette année, malgré d’excellents résultats. Des familles ont saisi le tribunal administratif de Nantes. Le ministère des Armées a qualifié cela d’ « initiative personnelle regrettable » , annoncé une enquête et rappelé que quelques élèves hors contrat étaient déjà présents. Mais le doute persiste : pourquoi un tel critère a-t-il figuré noir sur blanc ? Des voix, dont celle d’Anne Coffinier de Créer son école, y voient une discrimination de fait contre des jeunes motivés par le service de la France.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large. L’enseignement catholique hors contrat, qui forme souvent des élèves rigoureux et attachés aux valeurs traditionnelles françaises, semble à présent perçu comme suspect (mais pas de suspicion ni de discrimination à l’égard des islamistes qui arrivent de Gaza en France et sont acceptés dans nos écoles et nos facs. Vous avez dit bizarre ?
En effet, pendant ce temps, les discours officiels insistent sur l’ inclusion et les conditions avantageuses réservées à d’autres… « communautés. » On évoque des dispenses ou aménagements particuliers (comme ceux rapportés pour certains candidats à Sciences Po, avec l’exemple de parcours comme celui de l’ancien député Laetitia Avia dans le contexte de promotion de la diversité), des moyens supplémentaires pour l’accueil, tandis que les familles catholiques paient souvent de leur poche pour une éducation de qualité et se heurtent à des barrières invisibles.
Comme Laetitia Avia, admise à Sciences po sans examen, la diversité doit être « l ‘élite » de demain
Où est l’égalité ? La méritocratie républicaine ne devrait pas dépendre de la confession ou du choix éducatif des parents. Un élève brillant issu d’un lycée catholique hors contrat a-t-il moins le droit de servir son pays sous les drapeaux ou d’intégrer les filières d’élite ? La laïcité, instrumentalisée, ne doit pas devenir un outil de discrimination à l’envers contre la majorité historique de notre pays.
Il est temps de dénoncer cette hypocrisie : on célèbre la diversité quand elle va dans un sens, on suspecte et on écarte quand elle rappelle les racines chrétiennes de la France. Nos élèves catholiques méritent mieux que d’être relégués au second plan. L’école devrait former des citoyens méritants, pas trier selon des quotas implicites ou des idéologies. Pour la vraie égalité républicaine, il est plus qu’urgent de mettre fin à ces pratiques qui participent, en plus, de la baisse historique du niveau des jeunes Français et donc de la place de la France, réduite à accueillir tous les dégénérés du monde.
Christine Tasin
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