Gannat condamné : le prix officiel de la liberté d’expression

Jean-Eudes Gannat est conseiller municipal d’opposition à Segré-en-Anjou Bleu, en Maine-et-Loire. En novembre dernier, il filme cinq personnes aux abords d’un supermarché et poste la vidéo avec cette légende : « Marre de vivre avec les cousins des Talibans jusqu’au fin fond de nos campagnes. » Une phrase. Huit mots. Le tribunal correctionnel d’Angers vient de le condamner pour cela.

Trois mois de prison avec sursis. Cinq mille euros à verser aux parties civiles. Huit cents euros par Afghan filmé dans la rue. Prenez le temps de relire ces chiffres. Un élu français, mandaté par ses concitoyens, doit payer huit cents euros à chacune des personnes qu’il a filmées dans sa propre commune, dans son propre pays. Pas parce qu’il les a frappées. Pas parce qu’il les a menacées. Parce qu’il a écrit une phrase sur les réseaux sociaux. Voilà le tarif officiel de la liberté d’expression en France en 2026.

La mécanique était rodée, huilée, parfaitement au point. Plainte des cinq personnes filmées, constitution de partie civile de SOS Racisme et de la Ligue des droits de l’Homme, parquet zélé, tribunal correctionnel. Tout le dispositif s’est mis en branle pour punir un homme coupable d’un crime terrible : avoir filmé ce que des millions de Français voient chaque jour dans leurs villes, leurs villages, leurs campagnes autrefois tranquilles, et avoir eu l’audace de le dire. Pas d’arme. Pas de violence. Pas de menace. Une caméra de téléphone et une légende. C’est tout. C’est suffisant.

Ce qui est proprement stupéfiant, c’est l’absurdité assumée de la qualification retenue. Provocation à la haine. Pour avoir filmé des inconnus dans un espace public et écrit une phrase d’exaspération. Si constater l’invasion est un délit, alors ce pays a officiellement criminalisé la lucidité. Et si la lucidité est un délit, alors les juges d’Angers viennent de condamner trente millions de Français qui n’ont simplement pas encore été filmés en train de penser.

Gannat n’est pas un cas isolé. Il est un avertissement. Le système n’a que faire de lui personnellement. Ce qu’il veut, c’est le spectacle du châtiment. Ce qu’il veut, c’est que vous regardiez. Que vous compreniez. Que vous intégriez la leçon une bonne fois pour toutes. Vous pouvez penser ce que vous voulez. Vous pouvez le murmurer dans votre cuisine. Mais si vous osez le dire publiquement, si vous nommez ce que vous voyez, si vous filmez ce qui se passe sous vos fenêtres, nous vous traînerons devant les juges. Nous vous ferons passer pour des criminels. Nous vous saignerons à blanc si nous le pouvons. Et si nous ne pouvons pas vous saigner à blanc, nous vous ferons perdre assez de temps, d’argent et d’énergie pour que l’envie vous passe définitivement.

C’est cela, la terreur judiciaire. Pas les procès staliniens avec aveux arrachés sous la torture. Quelque chose de plus moderne, de plus propre, de plus présentable. Une salle d’audience, des robes noires, des formules solennelles, et au bout du compte le même résultat : le silence. Des milliers d’élus locaux, de militants, de citoyens ordinaires ont vu aujourd’hui ce qui arrive à celui qui parle. Certains réfléchiront à deux fois. C’est exactement le but.

Mais voici ce que le système n’a visiblement pas prévu. Chaque condamnation de ce type fait cent fois plus de bruit que la vidéo qu’elle prétend punir. Chaque procès fabrique un martyr. Chaque amende transforme un inconnu en symbole. Gannat avait quelques milliers d’abonnés. Aujourd’hui toute la France dissidente connaît son nom, son visage, et sa phrase mot pour mot.

Le système a voulu faire taire un homme. Il vient de lui offrir une tribune nationale.

C’est ce qu’on appelle se tirer une balle dans le pied. Avec un fusil à pompe.

Jérôme Viguès

https://substack.com/@viguesjerome

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8 Commentaires

  1. Belle dictature gauchiste ou plus depuis 1981 que les gens, malgré les alertes, n’ont pas vu venir !!!!
    Adieu tristesse.

  2. Les afghans font partie du groupe indoeuropéen dans l’immense majorité. Donc M. Gannat serait raciste envers son propre groupe ethnique ! Ces juges ne sont que des perroquets stupides qui annonent des âneries au nom de leur idéologie. Bravo M. Gannat 

  3. Les procès multipliés, les amendes, les fermetures de comptes, tous ces coups répétés peuvent décourager un peuple, l’anesthésier, l’abrutir. Ou à l’inverse ils peuvent provoquer une exaspération sourde, qui s’accumule, et qui un jour explose, peut-être à l’occasion d’un fait mineur qui aura simplement été l’humiliation de trop. On peut croire à bon nombre de signes que c’est cette révolte qui s’annonce en France.

  4. Déjà je note que ça n’a pas trainé alors que pour un cambriolage, une agression , ce n’est pas même pas instruit, quand aux victimes d’agressions, de viols ou pire, ça traine quand ça passe en jugement De deux, les 5 afghans étaient ils en situation régulière sur notre sol ? Pas sure mais les juges s’en tapaient De trois , les 5 ont porté plainte, on va y croire , bien aidées surtout par ces assocs félones, payées par nos impôts en passant C’est clair ils veulent nous faire taire, et les lois à venir ne sont pas mieux Je note par contre que le facho melanchon et ses sbires peuvent nous insulter, de racisme anti blanc sans jamais être inquiétés le moindre du monde Ces juges oublient qu’on les payent via nos impôts et pas pour faire de la politique mais pour rendre la vraie justice J’aimerais bien que ces gens se fassent « enrichir », eux ou leurs proches

  5. Les juges cocos condamnent la liberté d’expression.
    Et un jour, ce n’est pas avec une caméra que le Français visera les envahisseurs.
    Un jour prochain, les Irlandais feront des émules.
    Et certains juges risquent de passer un mauvais quart d’heure.
    J’ai tout bon ?
    **Risque de procès, ou ai-je pris suffisamment de gants pour échapper à la vindicte des organisateurs ?

  6. En France ce monsieur aurait dû savoir que c’est pas touche à l’islam par tous les dirigeants et juges qui veillent à protéger cette secte de malheur. Tous des traîtres.