Sur les 890 interpellations, les peines de prison ferme conduisant à une incarcération réelle se comptent sur les doigts d’une seule main. Aucune peine dissuasive n’est prononcée.
C’est là un superbe message d’encouragement adressé aux primo-délinquants et un magnifique témoignage de remerciement envoyé aux forces de l’ordre qui ont subi 50 % des agressions violentes, à coup de jets d’acide, d’engins incendiaires et de mortiers d’artifice. Avec un tel bilan pénal, en 2027 nous aurons deux fois plus de candidats à la guérilla urbaine.
178 membres des forces de l’ordre ont été blessés dont certains grièvement brûlés. Si l’État continue de les mépriser de la sorte, policiers et gendarmes finiront par déposer casque et bouclier et nul ne pourra leur en vouloir.
La justice passe son temps à démolir leur travail, aussi difficile que remarquable.
Au coup de colère simulé de Macron, appelant à la plus grande fermeté, les juges ont répondu par une levée en masse des gardes à vue. Les ordres donnés aux magistrats sont d’ailleurs sans équivoque. On ne condamne pas faute de place dans les prisons surpeuplées, déjà occupées par 88 000 détenus.
Et comme les peines collectives sont interdites et qu’il est difficile de définir les implications réelles de chacun, la relaxe tourne à plein. Ce qui allège la charge d’une justice saturée.
Ce nouvel exemple de démission de l’État régalien est bien la preuve qu’il n’y a aucune volonté politique ni courage pour mettre au pas les casseurs, qui savent que l’impunité est la règle.
Ce qui est gravissime, c’est que dans certains quartiers de Paris, on a vu des casseurs tenter de pénétrer des immeubles. Le danger n’est donc plus seulement dans la rue mais à l’intérieur des habitations. Et chacun sait ce dont est capable une bande agressive… C’est la prochaine étape des violences urbaines. Comment a-t-on pu en arriver là ?
Quand on relit les commentaires des dirigeants les années précédentes, ce sont exactement les mêmes mots : « inacceptable, intolérable, insupportable, inexcusable et plus jamais ça ».
Mais la relaxe excuse tout et chaque année, tout empire. Tout ce que dit un politicien n’est que boniment de saltimbanque. Il n’y a plus de sens de l’État.Seuls comptent la carrière et l’intérêt personnel.
Seul un leader à poigne nous débarrassera de cette violence et restaurera l’autorité de l’État, avec une justice au service des citoyens paisibles et non des voyous.
Les solutions existent, elles sont connues. Mais elle demandent courage et volonté.
En attendant, Sébastien Lecornu donne le ton : il se dit opposé à la suspension des prestations familiales. C’est pourtant un argument efficace, peu onéreux et qui ne réclame aucune place de prison. Mais le renoncement permanent, c’est la caractéristique de ce pouvoir moribond qui a passé dix années à couler le bateau France.
Puisse 2027 restaurer la paix et la sécurité dans ce pays abandonné par ses élites. Car le quotidien devient invivable.
(source chiffres Figaro)
Jacques Guillemain
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Lecornu ne fera rien, Nunez non plus, microbe itou.
Ce dernier se balade au Montenegro, dans l’espoir de recruter pour l’UE.
Dans Montenegro, il y a negro, alors censure ??
Opposé à la suspension des prestations familiales, justement là où on aurait pu faire la différence, on sait donc de quel côté il est