
Pendant que la France s’enfonce dans le déni et la pensée unique, une chaîne ose encore inviter des voix dissonantes. Et ça rend fous les gardiens du temple macroniste et socialiste.
Dernier prétexte en date ? L’invitation de Xenia Fedorova, journaliste russe, ex-RT France, qui vient porter un regard différent sur l’Ukraine, la Russie ou la géopolitique. Pas forcément la doxa atlantiste dominante ? Scandale ! Pour la gauche comme pour la Macronie, toute parole qui sort du narratif officiel est une menace existentielle. Mieux vaut la censurer que la réfuter.
Mais le pompon revient au député socialiste d’origine iranienne Ayda Hadizadeh. Cette élue PS a osé comparer CNews à Radio Mille Collines, la radio qui a appelé au génocide tutsi au Rwanda en 1994.
Arrêtons tout. Cette comparaison est non seulement grotesque, elle est obscène. Radio Mille Collines diffusait jour et nuit des appels directs au meurtre : Exterminez les cafards ! Coupez les grands arbres ! CNews, elle, invite des éditorialistes, débat, et permet à des Français de voir autre chose que le prêchi-prêcha de France Télévisions ou BFMTV. Le rapprochement est un crachat sur la mémoire des victimes rwandaises, utilisé comme arme rhétorique de merde pour justifier la censure.
CNews dérange parce qu’elle est le seul grand média audiovisuel qui ne chante pas en chœur avec le pouvoir et la gauche morale. Bolloré a créé un espace -précieux- où l’on peut critiquer l’immigration massive, l’islami(sme), le wokisme, la politique ukrainienne de Macron… sans être immédiatement excommunié. Un pluralisme réel dans un paysage médiatique français historiquement verrouillé à gauche.
Les attaques pleuvent : extrême droite, haine, désinformation… Les gauchistes ne sont pas d’accord avec la ligne de CNews… Au lieu d’en prendre acte, de débattre.. c’est évidemment la solution fasciste que réclament ces prétendus antifascistes : il faut fermer Cnews ! Et mettre son propriétaire, ses journalistes et autres techniciens au goulag ? Comme en Turquie, en Iran ou chez les régimes autoritaires qu’ils dénoncent le reste du temps… La tolérance s’arrête là où commence la contradiction.
Inviter Fedorova n’est pas faire le jeu de Poutine. C’est du journalisme. On peut la contredire, la questionner, démonter ses arguments. C’est ça, la démocratie. Pas cette pulsion totalitaire de faire taire l’adversaire sous prétexte qu’il serait dangereux !
La gauche et les macronistes ne supportent plus la concurrence des idées. Ils ont perdu le monopole de l’information avec Internet et les chaînes indépendantes. Alors ils crient au loup. Ou au génocide.
CNews doit rester ouverte, précisément parce qu’elle dérange. La vraie menace pour la démocratie, ce n’est pas une chaîne qui débat. C’est une classe politique et médiatique qui veut la museler dès qu’elle sort du cadre.
Vive la liberté d’expression, c’est la chose la plus précieuse en Macronie, qu’elle soit de droite, russe, non conforme ou provocatrice. Les censeurs enragés peuvent bien hurler, la caravane passe….
Christine Tasin
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