
Bonjour mes chers amis!
Aujourd’hui, pour ne pas paraître sexiste, j’ai décidé de vous faire connaître Ethel Smith , une femme ! Et oui et quelle femme! Jugez par vous même : compositeur, chef d’orchestre, auteur, infirmière et…suffragette !
Née le 22 avril 1858 d’une mère française et d’un général britannique à sidcup (Londres).
Elle decide de devenir compositeur à l’âge de douze ans. Bien sûr ce n’est pas très bien vu par son père mais en 1877 elle parvient tout de même à entrer à l’ecole de musique de Leipzig. Ce sera la première femme à assister à des cours de composition dans cette école. Elle étudie aussi le piano. Lassée de l’enseignement du conservatoire, elle abandonne ses études dans l’établissement et prend des cours privés avec Heinrich von Herzogenberg. A Leipzig , elle rencontrera Brahms, Clara Shumann et Tchaikowski. ce dernier l’encouragera dans la voie ardue qu’elle a choisie.
Elle deviendra amoureuse de la femme de son professeur Élisabeth von Herzogenberg qu’elle surnomme Lisl. Eh oui notre demoiselle aime les femmes… Elle a le soutien de la reine Eugénie pour la représentation au Royal Albert Hall de sa Messe en Ré.
s’ensuivera une période de succès grâce, notamment, à ses operas montés par Sir Thomas Beecham un grand défenseur de la musique d’Ethel.
Nous en arrivons à sa période militante. En 1910 Ethel Smyth assiste à une reunion féministe de la Women’s Social and political union fondée en 1903 par Emmeline Pankhurst, elle s’engage alors dans le mouvement Suffragette . En 1911 elle écrit The march of the women (La marche des femmes) qui devient l’hymne des Suffragettes .
(Vous pouvez avancer jusqu’à 3 min 30, si vous ne souhaitez pas entendre la présentation en flamand ce me semble, désolé mais c’est la plus belle version que j’ai trouvé.)
Suite à des manifestations, elle sera condamnée à de la prison pour avoir brisé une fenêtre de la residence d’un secrétaire d’etat ! Elle composera plus tard une symphonie en se souvenant de cet épisode The prison.
Pendant la guerre 14-18, elle rejoindra la treizième division de l’armée française et l’hôpital militaire de Vichy ou elle sera infirmière. Par la suite, devenant sourde, elle cesse peu à peu de composer et ecrit des livres concernant la femme dans la société.
On a retrouvé des lettres qui dévoile les coups de foudre de Smyth : pauline Trevelyan, la princesse de Poliniac, lady Mary Ponsonby et Edith Somerville. A l’age de 71 ans! Elle tombe amoureuse de Virginia Woolf. Elle resteront amies jusqu’au suicide de cette dernière en 1941.
Ethel Smyth meurt le 8 mai 1944 à Woking.
Concerto pour violon, cor et orchestre.
Suite pour cordes
Le clown (3 chanson No 1)
Sérénade en Ré majeur
Ouverture le naufrageur.
Et pour les plus courageux d’entre vous , l’opera les naufrageurs en intégral ! C’est tellement rare d’entendre un opera composé par une femme! Et quelle fameuse bonne femme !
Voila mes chers amis, je vous donne rendez-vous pour un prochain épisode entre temps, portez-vous bien.
Bonne journée à vous tous
Le chti français.
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Un grand merci pour ce superbe portrait d’une femme absolument hors du commun ! Ethel Smyth gagne tellement à être redécouverte, tant pour sa musique puissante (l’ouverture des Naufrageurs est un régal) que pour son destin romanesque et ses combats d’avant-garde. Merci de partager ces pépites de la « perfide Albion » avec autant de passion et de générosité. Au plaisir de lire le prochain épisode !
En ce moment de triomphe pour la grande manifestation patriotique de Tommy Robinson à Londres, une très belle version, signée Vangelis, du magnifique hymne de Hubert Parry et d’Edward Elgar: « Jerusalem ».. Une des plus belles versions de cet hymne sublime que j’ai jamais entendue!
http://www.youtube.com/watch?v=dgGGQ3jz-5M
Merci Bernard c’est en effet sublime
Comme l’avait si bien dit un commentateur américain en parlant du sinistre « prophète » de l’islam: « Seul Satan lui-même pourrait détester la Musique »!…
Bonjour Bernard et merci! Si cela intéresse pour parler des versions pop music car Vangelis, comme Demis Roussos était un membre des Aphrodite’s child, il y a eu aussi en 1973 une très célèbre version du groupe Emerson Lake and Palmer qui vaut le détour par l’extrême virtuosité de ses membres. Version un peu plus charnelle que celle de Vangelis. Je l’ai chanté souvent lors de reprises en étant jeune. Bonne journée.
https://youtu.be/YbMJN35q1BQ?si=A6gygNZE9YumIqSf