Europe, l’heure du grand choix

Entre vent de panique et amateurisme, le flottement est palpable au sein de notre gouvernement. Totalement dépassé, Attal cherche la formule magique qui pourra apaiser la colère des agriculteurs. Cette fois il semble que l’exaspération soit plus compliquée à calmer. Il faut dire que plus de vingt 49.3 ont été certes, la fierté goguenarde de Macron, mais portent aujourd’hui les fruits de cette ironie, durs à faire avaler.

Déboussolée, la Macronie tremble et voit la contestation doucement se propager à travers les autres couches de la société, comme une vague qui grossit au large et dont on mesure peu à peu la force qui sera la sienne au moment de l’impact sur le rivage. La marge de manœuvre est très mince pour la macronie, face à cette Europe qui ne cesse de jouer contre les nations et leurs souverainetés.

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Gardons en mémoire qu’il est prévu en juin, après les élections, une grande réunion pour en finir définitivement avec les États Nations. Le voilà en mission presque suicide contraint de ressortir les vieux arguments qui ont fait mouche quand la catastrophe n’était que prémonition lancée par des « insensés » rétrogrades. Le mirage de la puissance bienfaitrice d’une Europe de prospérité de liberté et de paix battait son plein, et si les choses n’allaient pas assez vite ou bien, c’était parce qu’il fallait plus d’Europe.

Associé à l’UE tout devait être mieux, mais la réalité est impossible à dissimuler à présent. Nos frontières sont des passoires voulues, notre système social est démantelé pour suivre les injonctions de Bruxelles, dictées par les lobbies financiers qui tirent les ficelles. Notre énergie est massacrée sous couvert d’une fausse concurrence qui là encore ne sert que les intérêts d’investisseurs étrangers, notre agriculture est sacrifiée pour faire plaisir aux multinationales qui donnent le tempo de la politique agricole commune, la fameuse PAC. Voilà l’inexpérimenté Attal qui vient, la larme à l’œil et des trémolos dans la voix nous expliquer la chance que nous avons de bénéficier de cette PAC, et qu’il serait folie de la quitter car elle consacre 9 milliards à nos agriculteurs. Mon Dieu, ces chiffres ! La France verse 28 milliards, et en reçoit 19. Elle en perd chaque année 9. On peut d’ailleurs se demander pourquoi donner autant et récupérer presque la moitié, si ce n’est pour que Bruxelles alloue, sous condition, l’argent restitué à des secteurs ou tâches bien précises, obligeant de ce fait la France à ne pouvoir utiliser ses propres fonds comme elle le souhaiterait.

La démonstration du trop jeune Attal est déjà boiteuse, d’autant qu’elle ne résiste pas à la comparaison du rang mondial que nous avions en 2005 et celui que nous tenons aujourd’hui. Sous tutelle de la PAC nous sommes passés du 3ème rang au 6ème. Quelle évolution, comment va-t-il nous expliquer ce décrochage ? Si c’était si avantageux pour nous, nous serions à minima au même niveau, mais en aucun cas nous n’aurions reculé. Il est une évidence, l’apprenti Premier ministre a cru bon de se lancer dans cette bataille pour éviter le fond du problème : Le Frexit. Le plus navrant des symboles dans cette attitude, est de constater que cette nouvelle génération panique à l’idée de devoir se débrouiller seule. Il donne l’impression de son incapacité à être autonome et d’imaginer une politique souveraine sans devoir s’en remettre à l’avis extérieur. En réalité, il y est lui-aussi obligé, sinon il ne serait pas là.

D’autres responsables sont attendus pour tracer les lignes d’une politique agricole, mais pas que, conforme aux intérêts de la France, tout en négociant au mieux avec nos partenaires étrangers. Attal et ceux de sa génération, ont été lancés dans le bain national et international dès 20 ans et sans expérience, vendus comme la crème des crèmes, mais sans charisme et sans vision, sous influence, dans une clique où la jeunesse est devenue une « qualité ».

La seule chose qu’il semble avoir cernée, c’est que l’issue de cette grogne ne peut se faire avec des promesses qui devront être validées par Bruxelles. Les mensonges ne tiendront pas longtemps, et les mesurettes seront bien insuffisantes au regard des enjeux. Le fond du problème restera entier. Les accords commerciaux ruinent l’agriculture française, et européenne, les normes ne sont là que pour l’affaiblir un peu plus. Dernier exemple, on apprend que l’UE vient de programmer la fin de la filière volailles fermières française en échange d’autres marchés : je t’achète tes voitures et tu me prends mes poulets. Pour corriger ces dégâts, les technocrates ont la solution : subventionner nos exploitants pour compenser les pertes de revenus et la destruction de leur outil de travail. C’est là le système le plus pervers et toxique qui soit. Ça ne résout rien, bien au contraire. Une fois qu’il n’y a plus que les aides pour vivre, il suffit de les supprimer et cette classe d’agriculteurs disparaît au profit des très grosses structures, ou des spéculateurs financiers, tels que Bill Gates qui se retrouve être le plus important propriétaire terrien des USA. Les uns comme les autres arrivent au bout du processus de négociation, il n’y a plus qu’une seule chose à faire pour se sortir de cette impasse : un référendum sur le Frexit. Tout le reste n’est que bavardages. Venir nous dire qu’ils vont faire changer les règles de l’intérieur est une fumisterie déjà entendue et restée sans effet. Nous sommes arrivés à l’heure d’un choix de survie : le Frexit, ou la dissolution de la nation. Et c’est bien le peuple de France qui doit choisir son destin.

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com

Par Gilles La-Carbona : secrétaire national du RPF au suivi de la vie parlementaire

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9 Commentaires

  1. Quand ils reviendront, ils seront mieux préparés.
    Il est certain que les promesses des minus ne tiendront pas longtemps.

  2. Les agriculteurs sont malheureusement déjà rentrés chez eux…… peut-être le fallait il dans un 1er temps….. mais ils reviendront, quand ils verront qu’aucune parole n’aura été respectée !
    J’espère dans pas longtemps !

  3. Bonjour merci pour votre article. Par contre je ne vois pas pourquoi pour illustrer l’article il y’a une photo de Philippot ? le rpf est un parti et les ”patriotes” un autre parti ???

  4. “il n’y a plus qu’une seule chose à faire pour se sortir de cette impasse : un référendum sur le Frexit.”

    Marrant de dire ça, on a déjà eu…. et on sait ce que cela a donné.

    Et je le répète, un référendum est à double tranchant.

    De plus, quand on voit le nombre de personnes qui se déplacent pour voter et les intérêts de certains qui savent endoctriner pour aller vers des votes dans le sens souhaité…

    J’ai parfois l’impression que les Français tournent en boucle et ne savent pas tirer leçon du passé.

  5. Comme Français citoyen consommateur tout ce que lâche ou lâcheront nos politiques soit a l’échelon national ou Européen ou pour l’Ukraine se retrouvera obligatoirement dans mon budget ,tout le reste n’est que blabla enfumage , voir escroquerie verbale . La gestion financière d’un ménage , d’une commune , ou d’un pays , c’est un peu comme en chimie rien ne se crée rien ne se perd tout se transforme ,admettons que la finalité c’est toujours le transfert de l’argent de la poche des pauvres vers la poche des riches en récompensant une armée de larbins pour que tout fonctionne de la façon la plus fluide possible . l’Europe n’est qu’un cercle plus grand qui permet de noyer plus facilement le poisson et dissimuler les vrais responsables au yeux des peuples .

  6. Rien ne se fera. La population est dopée aux loisirs, aux emplois derrière les ordinateurs pour organiser les sociétés de services. La population ne souhaite que de maintenir son niveau de vie pépère. La population sait que tout est en lambeaux, Médecine, enseignement, sécurité mais préfère ne pas toucher au château de cartes. Trop à perdre.

  7. Un référendum pendant l’ère macronique, ça paraît pas possible, peut-être un référendum visuel à la TV où les gens s’expriment en direct sur une question par oui/non, ce serait amusant de voir les compteurs tourner et s’affoler…

  8. Les terres agricole seront diminuer de moitié et les bovins aussi comme le veulent l’eurodépité canfin et la hyène au nom de l’écologie, qu’ils disent, exactement comme ils l’ont décidé à Bruxelles. Rien à changer. Les paysans seront dédommagés, mais à terme c’est leur mort qui est programmée par ces salauds. Le mercosur aura lieu et bien d’autres accord aussi comme avec l’Australie. Ils tuent notre pays et la macroni est complice. FREXIT VITE ÇA URGE.

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