Bravo au Conseil municipal d’Auray ! Hier, il a voté contre le raccordement à terre du parc éolien flottant de Bretagne Sud. Ce n’est pas anodin.
De quoi parle-t-on exactement ?
Le projet Bretagne Sud, c’est 250 MW d’éoliennes flottantes au large de Groix et Belle-Île !Officiellement, pour la « transition écologique ».
Dans la réalité, c’est un atterrage prévu à Kerhillio, en Erdeven, sur une plage classée
Puis des dizaines de kilomètres de tranchées et de câbles à très haute tension qui traversent Erdeven, Plouharnel, Ploemel, Locoal-Mendon, Brech et Pluvigner
Des postes électriques géants, du béton, des servitudes à vie…
Auray n’est pas directement sur le tracé, mais elle est dans la zone d’influence d’AQTA – Auray Quiberon Terre Atlantique. Et les élus ont dit non.
Ils ne sont pas seuls. En septembre 2025, le Préfet du Morbihan avait soumis son étude d’impact préliminaire aux communes: la plupart ont rendu un avis négatif. Les pêcheurs, qui n’ont même pas été consultés au début, les associations de protection du littoral, les riverains – tous disent non.
Ont-ils des chances de l’emporter ?
Le combat n’est pas perdu d’avance, et pour trois raisons:
Le vote d’Auray a une portée juridique réelle. Le raccordement doit obtenir une autorisation environnementale. Les avis défavorables des communes pèsent dans l’enquête publique et peuvent être invoqués devant le tribunal administratif. Les recours se préparent déjà.
Le projet est techniquement fragile. Même ses promoteurs l’admettent: les flotteurs, les amarrages et les ancrages ne seront définis qu’en 2028 ! On vote un projet dont on ne connaît pas la faisabilité technique !!! S’ajoutent les problèmes de radars militaires, des effets de sillage sur les courants qui menacent les tombolos de Quiberon et Gâvres, et la protection du futur espace mégalithique UNESCO.
La question de fond commence enfin à percer. Surproduction électrique française depuis 20 ans, consommation en baisse, électricité intermittente non pilotable qu’on ne sait pas stocker, subventions massives, béton, acier, terres rares... L’argument écologique est en train de s’effondrer face au principe de précaution.
Alors oui, bravo à Auray. Le combat est long – l’État a l’habitude de passer en force, comme ce sous-préfet qui aurait dit aux élus d’AQTA: « Désolé, ça a été signé hier soir ». Mais cette fois, la mobilisation dépasse les clivages. Ce n’est plus quelques associations: ce sont les maires, les pêcheurs, le Département.
La Bretagne n’est pas un laboratoire industriel grandeur nature.
Si vous habitez près de Rennes, soutenez-les: signez la pétition « Non au parc éolien de Bretagne Sud », participez à l’enquête publique en cours sur le raccordement, et écrivez à AQTA (Auray Quiberon Terre Atlantique) https://www.auray-quiberon.fr/aqta/contactez-nous/
C’est exactement comme à l’ONU: dire non à la caste qui décide sans le peuple c’est urgent, c’est nécessaire. Question de vie ou de mort.
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Avec les éoliennes , les escrolos ont fait fausse route.
Elles sont polluantes sur tous les plans et ne produisent que peu et mal.
Ils sont incapables de reconnaitre leurs erreurs et de faire marche arrière.
Trop de fric en jeu, certains s’en foutent plein les fouilles.
La première fois que j’ai vu des éoliennes en nombre, c’ètait sur une autoroute allemande il y’a 30 ou 35 ans.
Je ne savais même pas à l’époque à quoi ça servait.
Maintenant, il y’en a partout, c’est laid, ça ne sert à rien, à part enrichir ceux qui les vendent et ça gâche tout le beau paysage européen.
Surtout ne pas perdre cette ultime bataille contre ces saloperies d’éoliennes qui ne servent à rien sauf à faire jouir Hulot !!!
COURAGE !!!!!!!!!!!!!!!!!
En quoi ce serait écologique de bétonner la mer? C’est absurde.
Votre texte me rappelle le livre de J-P CHABROL « Les chevaux l’aimaient » avec l’arrivée de la « Létricité » dans les Cévennes au siècle dernier…
À chaque époque, les innovations importantes ont suscité des craintes :
– le chemin de fer allait rendre les vaches folles ;
– l’électricité allait provoquer des maladies inconnues ;
– l’automobile allait effrayer les chevaux et détruire la vie des villages ;
– les barrages allaient défigurer des vallées entières ;
– le nucléaire allait transformer chaque centrale en catastrophe potentielle ;
– aujourd’hui, ce sont les éoliennes ou les champs photovoltaïques qui concentrent les inquiétudes.
Plutôt que d’annoncer des « méga » catastrophes… il faudrait peut-être chercher les solutions les mieux adaptées…! De plus ce n’est pas la plage de Kerhillio qui est classée, mais les dunes qui sont en arrière plan et, ELLES, classées Natura 2000…!
Le revoilà le lespanion, le vieux maniaque des éoliennes. Plus personne n’y croit à tes moulins de merde, mon pauvre vieux.
Vous avez raison, ce qui est nouveau et change nos habitudes est systématiquement critiqué par des opposants inquiets. L’histoire des sciences est pleine d’exemples de ce genre. L’éclairage des rues la nuit (invention du gaz d’éclairage) est contraire à la volonté divine et nous vaudra des représailles douloureuses (condamnation par le pape vers 1830, mais c’était trop tard !!), la vitesse des trains passant de 25 km/h au double et plus fera avorter les femmes enceintes, les voyageurs seront projetés contre les séparations (confusion entre vitesse et accélération), devant la première automobile, Léon Bollée devait faire courir un éclaireur agitant une clochette …!! (pourtant, ce premier moteur à vapeur était bruyant, inutile d’en rajouter).
Hé oui, c’est bien beau les ventilos mais faut bien poser le compteur quelque part.