Jean-Noël Barrot est venu en Israël le 7 octobre. Il s’est recueilli à Beeri, à Nir Oz, sur le site de Nova et sur la place des Otages. Il a rappelé que 51 ressortissants français ont péri ce jour-là. Rien à redire sur le geste.
Regardons maintenant ce qu’il y a autour, c’est bien plus croustillant. Selon nos informations, aucune délégation officielle n’attendait le chef de la diplomatie française. Pas de protocole, pas d’honneurs, une simple guide pour l’accompagner. Paris a beau avoir tenté de minimiser en affirmant qu’aucune rencontre n’était prévue avec de hauts responsables israéliens, la nuance est que c’est le gouvernement israélien qui n’a pas prévu de rencontrer le ministre.
En mars, quand Barrot est venu faire « de la diplomatie », il a été reçu à Jérusalem par son homologue Gideon Sa’ar. Là, Sa’ar sait à quoi s’en tenir, avec ce que l’on peut qualifier de pays occidental le plus hostile à Israël avec l’Espagne socialiste et l’Irlande.
Un contexte glacial
La visite est intervenue deux semaines après l’échange très vif entre Macron et Netanyahu à l’ONU. Le président français s’est ridiculisé dans spectacle pathétique qui fait honte à tous les Français en affirmant que le Hamas n’était pas actif en Judée Samarie. Le bureau du Premier ministre avait riposté en parlant d’« absurdité grotesque ». Difficile d’attendre ensuite un tapis rouge.
Les précédents
- En novembre 2024, la France avait dénoncé une intrusion des forces de sécurité israéliennes dans l’église du Pater Noster, Barrot renonçant à sa visite. La police israélienne avait révélé que les gendarmes qui avaient été arrêtés n’avaient pas obéi au protocole sécuritaire israélien et ne s’étaient pas identifiés.A l’occasion du même voyage, Barrot avait encore parlé de « colonisation » (la France ferait bien de faire profil bas sur le sujet, étant elle-même un Etat colonial qui refuse de libérer ses colonies) et les « restrictions » à l’aide humanitaire à Gaza comme « risques pour la sécurité d’Israël » (ne riez pas), sur fond de propos de Macron sur les restrictions de ventes d’armes.
- La France a reconnu un État de Palestine en septembre 2025 pour récompenser le Hamas.
- En août, il a qualifié d’« insupportables et inhumains » les propos d’Itamar Ben Gvir sur les « 30 ou 40 » personnes à tuer chaque nuit à Gaza, reprenant la propagande mensongère – Ben Gvir ayant parlé de « terroristes » à éliminer, et non de civils.
La réaction du gouvernement israélien.
Justement, c’est l’absence de réaction qui et remarquable. Pour la visite de Barrot, il n’y a eu aucun communiqué, et en diplomatie, l’absence d’honneurs est un message qui se passe de communiqué. Israël n’a pas eu besoin de dire ce qu’il pensait de ce déplacement, il l’a fait comprendre par le format : le temps où les juifs se laissent marcher sur les pieds en courbant l’échine n’existe plus, Barrot et sa clique ferait bien de mettre leur logiciel à jour.
Conclusion
Saluons ce ministre pour avoir rendu hommage aux victimes françaises du 7-Octobre. Mais n’oublions pas sa petitesse, sa médiocrité et sa faiblesse pour avoir, la même année, reconnu un Etat de Palestine inexistant pour tenter de calmer sa rue arabe en France, on voit en ce moment comment la rue arabe le remercie.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.com.
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Saluer cette bande de suppôts de satan francs comme des ânes qui reculent jamais.
La seule chose à saluer, c’est leur départ prochain