« LA PAKI »: C’EST GRAVE DOCTEUR ?
Toute la Macronie est en émoi. Selon L’Infiltré – le magazine d‘Eric Tegner et Jules Torres – Emmanuel Macron aurait lâché devant des proches en voyant Prisca Thevenot en duplex à la télé: « Voilà la Paki« .
Violette Spillebout, député Renaissance proche de Gabriel Attal,demande des explications à l’Élysée. La majorité s’indigne. Racisme débridé, dit-on.
Un peu de calme, sans hystérie, pour comprendre la situation et le problème… si problème il y a .
Prisca Thevenot n’est pas pakistanaise. Elle est née à Strasbourg. Ses parents sont mauriciens. Donc l’appellation est déjà géographiquement fausse. C’est ça le premier niveau du mépris macronien: il ne connaît même pas l’origine de ses propres ministres !
Par ailleurs est-ce que dire « la Paki » est en soi raciste, grave, est-ce que ça justifie une affaire d’Etat ou un caca nerveux ?
Non, bien évidemment Et c’est tout le paradoxe.
Dans la vraie vie, hors dôme élyséen, le Français abrège tout. Le Marseillais, le Toulousain, le Marocain devient « le Maroco », le Pakistanais « le Paki », le Portugais « le Portos ». Dans un kebab, dans une cité, dans un vestiaire de foot, « la Paki » ça n’est pas une insulte. C’est un surnom, parfois même affectueux. On connaît tous un « L’Arabe », un « Le Chinois », un « Le Grand », un « La Blonde »… C’est familier, c’est le langage populaire.
Mais quand c’est Macron, ça change de nature. Et c’est ça que les gens sentent.
Parce que Macron n’est pas le copain du kebab. C’est le Président. Celui qui a traité les Français de « gaulois réfractaires », les ouvrières d »illettrées », qui parlait de « la cage aux folles » pour qualifier Matignon sous Attal et ses conseillers – surnom homophobe révélé par Le Monde. Celui qui a démenti vouloir « envoyer quelques mecs à Odessa ».
Chez le commun des mortels, le surnom rapproche. Chez Macron, le surnom rabaisse. C’est toujours vertical. C’est toujours pour réduire l’autre à une origine, un physique, une orientation. C’est le mépris de classe de l’homme de la « start-up » et/ou de l’Elysée pour ses collaborateurs. On comprend d’autant mieux que ce type n’a pas envie de quitter l’Elysée…
Mais revenons à nos moutons : certes, dire « la Paki » entre potes au café n’est pas grave, ça peut même être rigolo et affectif.
Mais quand c’est le Président de la République, dans son bureau, devant sa cour, en désignant une femme noire, née en France, député de la République, comme un objet exotique dont il ignore tout – oui, c’est grave. Pas parce que le mot est interdit. Parce que l’homme qui le prononce est arrogant, méprisant, et qu’il révèle exactement ce qu’il pense de son peuple: une collection de catégories qu’on étiquette.
Le problème n’est jamais le mot. C’est celui qui le dit.
Christine Tasin
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Surtout quand c’est prononcé par le roi des faux-culs chantres du vivre ensemble, du féminisme, anti-racistes, anti-fascistes, et qui utilisent à longueur de journées ces termes classiques de propagande pour pourrir une fois de plus une élection.
Imaginons Tanguy balançant un ‘paki’ à cette ‘nouvelle Marie-France Garaud’😄, ce serait la une des merdias pendant des mois qui détrônerait la ‘bardellisation médiapartique’.
L’auteur du paki n’est qu’une ordure qui nous joue sa sale comédie depuis dix ans et montre une fois de plus son mépris pour le reste de l’humanité.