ONU : l’abjection de Macron, la grandeur de Trump et Netanyahou

Comme chaque année, des dictateurs et des satrapes sont venus tenir des discours abjects et mensongers, des dirigeants de pays démocratiques sont venus tenir des discours sans intérêt, mais certains chefs d’État et de gouvernement ont tenu des discours plus marquants.

Cette année, un discours a été particulièrement vil et consternant, celui d’Emmanuel Macron. Il n’est ni le président ni le roi d’un pays musulman, et dès lors ses propos anti-israéliens ne méritaient aucune circonstance atténuante. Ils ont juste montré une fois de plus que Macron est un être profondément répugnant. Avoir osé dire que le Hamas ne « sévit pas » en « Cisjordanie » était proférer un mensonge. Le Hamas est très présent en Judée-Samarie, et il y fait perpétrer des attentats et des assassinats depuis des années.

Ce mensonge était d’autant plus odieux que deux jours plus tôt un citoyen français juif vivant en Israël avait été assassiné en Judée-Samarie par le Hamas. Le fait que le citoyen français assassiné était juif et vivait en Israël amoindrissait peut-être sa qualité de Français aux yeux de Macron qui, tout en prétendant combattre l’antisémitisme, a plusieurs fois montré des penchants très douteux. Le citoyen français en question avait aussi la nationalité israélienne, ce qui aux yeux de Macron aggravait sans doute son cas, car Macron est très anti-israélien, Et c’est un fait, Macron n’a pas dit un seul mot sur ce citoyen français assassiné. Par ailleurs, la Judée-Samarie n’a été « Cisjordanie » que pendant dix-huit ans, de 1949 à 1967, parce que la Jordanie l’avait occupée militairement et l’avait appelée ainsi. La Judée-Samarie est Judée-Samarie depuis trois mille ans, et l’occupation de son territoire par la Jordanie a été éphémère.

Elle a, qui plus est, été accompagnée d’une action d’épuration ethnique anti-juive, et le retour de Juifs en Judée-Samarie après 1967 était pleinement légitime. Les Juifs sont rentrés chez eux, sur une terre juive. Les Arabes sont arrivés en Judée-Samarie après que des Juifs y eurent  cultivé la terre, pas avant, et ils sont arrivés seulement dans les années 1910-1920, comme travailleurs immigrés (il y avait auparavant tout juste quelques groupes de bédouins nomades) : pour le savoir Macron devrait apprendre l’histoire ailleurs que dans la propagande « palestinienne », mais lui demander d’apprendre l’histoire serait sans doute trop lui demander.

Macron a ajouté d’autres mensonges dans son discours. Il a dit qu’Israël n’avait « pas rouvert les voies humanitaires pour une seule seconde » à Gaza, ce qui est totalement et odieusement faux : des tonnes de nourriture et de médicaments entrent à Gaza chaque jour. Il a dit qu’Israël « violait la souveraineté » du Liban : il aurait pu dire, s’il n’était pas pro-Hezbollah, donc pro-terroriste, que c’est le régime iranien qui viole depuis longtemps la souveraineté du Liban en y ayant créé une organisation terroriste à but génocidaire appelée Hezbollah, contre laquelle Israël doit se défendre, car le Hezbollah tue des Israéliens. Macron a ajouté que le « spectacle » offert à Gaza « nous fait honte ». Ce qui me fait honte en tant que citoyen français est d’avoir un président aussi abject et sordide que Macron. Ce qui est honteux à Gaza est que le Hamas ne soit pas totalement détruit et que les Arabes de Gaza soient privés de la possibilité de quitter Gaza et contraint de vivre dans des décombres.

Il n’y a pas que sur Israël que Macron ment. Son recours à la peur d’une guerre que Poutine voudrait déclencher contre l’Europe est tout aussi lamentable : c’est lui, Macron, qui a installé la France en position de cobelligérante dans la guerre en Ukraine, et Poutine n’a jamais envisagé d’entrer en guerre contre la France. J’ai hâte que ce vil et délétère personnage quitte l’Élysée et emporte dans ses bagages son tout aussi vil et délétère compère Jean-Noël Barrot. Macron a dit que ses propos avaient subi une mauvaise traduction : les propos en français de Macron auraient donc été mal traduits en français ? Grotesque ! Deux discours prononcés dans le même lieu ont été, eux, imprégnés de force et de dignité. Le premier a été celui de Donald Trump, le second a été celui de Binyamin Netanyahou.

Donald Trump, dans son discours, a rappelé le bilan des deux premières années de son second mandat, et ce bilan est très positif, et aux antipodes de celui, catastrophique, du lamentable Macron. J’ai décrit ce bilan dans un précédent article. Les États-Unis ont une économie en croissance, peu d’inflation (bien moins que sous Biden, malgré la hausse du prix du pétrole), ils voient se créer des dizaines de milliers d’emplois et reçoivent des milliers de milliards de dollars d’investissements venus du monde entier, et en particulier d’Europe (les investisseurs fuient l’Europe). Trump a ensuite parlé de politique internationale. Il a souligné qu’il avait très largement détruit les capacités militaires du régime iranien, et a rappelé que celui-ci était, jusqu’à une période récente, le principal soutien du terrorisme islamique mondial. Il a rappelé que le régime iranien avait financé et armé le Hamas et était responsable, dès lors, du massacre du 7 octobre 2023 perpétré en Israël par le Hamas. Il a rappelé aussi que les dirigeants iraniens avaient célébré le massacre et que le régime avait fait massacrer des dizaines de milliers d’Iraniens en janvier 2026. Il a donc expliqué pourquoi le régime iranien doit être détruit, tout en rappelant l’ignominie du Hamas.

Il a dit que la liberté allait venir rapidement pour le peuple cubain, et que les cartels de la drogue au Mexique étaient, et seraient encore, durement frappés par les États-Unis. Il a souligné l’imposture constituée par le « Conseil des droits de l’homme » des Nations Unies, qui ne connait que deux pays qui violent les droits de l’homme sur terre, les États-Unis et Israël, ce qui montre que ce conseil est une imposture. Il a aussi dénoncé une autre imposture, celle incarnée par l’Unesco (dont la tâche essentielle depuis des années est de tenter d’effacer l’histoire des Juifs au Proche-Orient pour la remplacer par des falsifications islamiques), et une troisième imposture, celle constituée par la « Cour Pénale Internationale » (dois-je rappeler que la CPI a émis un mandat d’arrêt international contre Netanyahou pour « crime de guerre » et « crime contre l’humanité », et compte parmi ses membres l’inexistant « État palestinien », donc l’Autorité palestinienne, qui continue à prôner et financer le terrorisme ?). Tout cela était exact et salubre et a, pour l’essentiel, été occulté dans les descriptions du discours présentées dans les grands médias européens.

Plutôt qu’expliquer ce que Trump a expliqué concernant l’Iran, les principaux dirigeants européens ont préféré dire lâchement « ce n’est pas notre guerre » et se sont courbés devant le régime iranien parce qu’ils avaient peur de lui. Le régime iranien ne cessait de dire qu’il voulait détruire, outre Israël, l’Occident lui-même, et ils tremblaient (Masoud Pezeshkian, au nom du régime iranien, est venu jouer les victimes à l’ONU, et son discours a été différent de celui tenu par les dirigeants iraniens jusqu’en février dernier, mais néanmoins arrogant).

Trump, et c’est la seule réserve que je dois énoncer concernant son discours, a dit que le régime iranien gardait la possibilité de passer un accord avec les États-Unis, et Trump n’a, tout en ayant expliqué pourquoi le régime iranien doit être détruit, toujours pas renoncé à espérer faire un deal avec lui et donc à lui permettre de survivre.

Trump a rappelé, je dois le souligner, que le seul rôle que les États-Unis entendent avoir concernant la guerre Russie-Ukraine est celui de médiateur cherchant la paix et la signature d’un accord. Les États-Unis ne sont pas partie prenante à la guerre, ne veulent pas l’être et ne veulent pas être cobelligérants. Trump n’est pas Macron, et veut la paix pour l’Ukraine. Il sait que le seul obstacle à la paix pour l’Ukraine est l’attitude jusqu’au-boutiste de Zelensky et celle des principaux dirigeants européens au pouvoir. Il était important, dans le contexte actuel, que Trump rappelle que les États-Unis ne sont pas partie prenante à la guerre


Le discours de Binyamin Netanyahou a été tout aussi remarquable, et je répète ce que j’ai déjà dit : aucun autre dirigeant israélien n’aurait pu tenir un discours aussi clair et aussi puissant. Aucun dirigeant israélien aujourd’hui ne pourrait défendre Israël avec l’éloquence et la détermination de Binyamin Netanyahou. Celui-ci a commencé par répondre au maire islamiste et antisémite de New York en détaillant toutes les ignominies inhérentes au discours et aux actes de cet abominable individu. Il a ensuite dénoncé l’hostilité anti-israélienne de la France de Macron et du Royaume-Uni de Burnham, en rappelant que ces pays ont un passé colonialiste et qu’Israël, par contre, n’a aucune colonie et n’a jamais colonisé quiconque, car, oui, les Juifs israéliens sont chez eux en Judée-Samarie. Il a ajouté que le régime iranien était un régime criminel qui finirait par tomber, qu’Erdogan était un islamiste propagateur de mensonges antisémites. Il a dit la vérité sur la situation en Judée-Samarie : ce sont les Israéliens qui sont sans cesse agressés et assassinés par des Arabes gorgés de haine anti-juive, plusieurs milliers d’agressions anti-israéliennes ont lieu chaque année en Judée-Samarie, et monter en épingle quelques violences d’Israéliens répliquant à cette haine et aux assassinats qui en résultent relève de la propagande et de l’incitation à la haine anti-israélienne. Il a dénoncé les menteurs qui falsifient les faits, décrivent les victimes comme des agresseurs, et « crachent au visage de la vérité ». Il a dénoncé les pays qui cèdent aux hordes antisémites (les dirigeants européens au pouvoir étaient clairement visés), et il a ajouté qu’Israël ne cèderait jamais, car Israël n’a pas le choix. Ce fut un superbe discours.

Heureusement qu’il y a eu Trump et Netanyahou. Je peux leur ajouter Javier Milei, président de l’Argentine, qui est venu dénoncer l’ONU, et l’a décrite comme « une organisation inutile dont le seul rôle est de faire vivre une caste de parasites arrogants et nocifs se faisant passer pour des bureaucrates bien intentionnés » (je ne saurais mieux dire). Le fait qu’ils ont été les seuls à être dignes et à ne pas proférer de mensonges en dit, hélas, très long sur l’état du monde aujourd’hui.

Le fait que Macron ait sali un peu davantage l’image de la France et que, quand bien même Macron est ce qu’il y a de pire en Europe, il soit représentatif d’une nomenklatura européenne qui s’accroche au pouvoir, constitue une illustration du fait qu’au déclin économique et géopolitique de l’Europe s’ajoute un déclin moral.

J’ose espérer que non seulement ces gens, à commencer par Macron, quitteront le pouvoir très bientôt, et qu’un sursaut de salubrité prendra effectivement forme en Europe. Mon ami Daniel Pipes, président du Middle East Forum, a appelé les partis tels que le Rassemblement National, Reconquête, Reform UK, l’AfD, le FPÖ autrichien, le parti de la Liberté aux Pays-Bas, Fidesz en Hongrie, le PiS en Pologne, « partis civilisationnistes », parce qu’ils incarnent l’espoir de sauver en Europe la civilisation occidentale que de sales individus tels que Macron, Merz, Burnham s’acharnent à détruire. Ce sont effectivement des partis civilisationnistes, et Macron, Merz, Burnham sont effectivement des destructeurs.

Trump et Netanyahou font face eux aussi à des ennemis de la civilisation. Les changements de position de Trump dans la guerre contre l’Iran ont conduit de nombreux Américains à douter et à regarder surtout le prix des carburants à la pompe en se disant que si Trump avait choisi une victoire décisive en Iran (et oui, c’était possible), la situation serait différente aujourd’hui. Il reste à espérer que le parti démocrate devenu parti islamo-gauchiste (ce qu’on ne dit pas en Europe, et c’est logique : les commentateurs parlant des États-Unis en Europe sont quasiment tous de gauche et anti-Trump) ne gagne pas début novembre, et, surtout, qu’un islamo-gauchiste ne l’emporte pas en 2028, sans quoi le monde occidental entrera dans une période très sombre

Le danger serait alors très grand pour Israël, et si Netanyahou ne devait pas rester premier ministre après la fin du mois d’octobre et être remplacé par Gadi Eisenkot ou je ne sais qui d’autre, Israël entrerait dans une phase d’incertitude, alors que le danger risque de s’accroitre. J’espère que ce ne sera pas le cas et que les Israéliens feront preuve de clairvoyance le 25 octobre prochain.

Le fait que l’avion de Binyamin Netanyahou ait dû éviter les espaces aériens de la plupart des pays européens pour se rendre à New York, ait dû se poser sur l’aéroport de Newburgh, cent kilomètres au nord de New York (et pas à La Guardia ou JFK) et entrer dans le bâtiment de l’ONU par une porte dérobée, tandis que des crétins gauchistes bloquaient l’entrée principale du bâtiment en vociférant des slogans accusant Israël de génocide et en proférant des slogans de soutien au Hamas et au régime iranien a été révoltant et consternant, mais qui d’autre que moi le dira en France ?

© Guy Millière pour Dreuz.com. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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