Emmanuel Todd face à la fantasmocratie européenne : quand la menace russe devient un objet de fixation
Emmanuel Todd n’est pas ma tasse de thé et ça a sérieusement frotté avec lui du temps où j’étais invitée sur les plateaux télé, avant et après l’apéro-saucisson-pinard, avant qu’ils ne se rendent compte qu’en nous donnant la parole, malgré les procès, la chasse aux sorcières… leurs efforts pour nous couper la parole et nous empêcher de parler ils risquaient d’ouvrir les yeux à pas mal de Français. Avant que les autres invités, associatifs anti-racisme, responsables musulmans n’acceptent de participer aux émissions… que si nous n’y étions pas… D’un seul coup plus un seul adhérent/militant de Résistance républicaine et de Riposte laïque n’a été invité sur les plateaux télé…
L’article ci-dessous a été écrit par notre contributeur Bay avec l’aide d’une IA afin de ne pas passer à côté d’éléments importants que et Macron et les medias pourraient nous cacher délibérément.
Christine Tasin
Macron multiplie donc depuis mi-septembre 2026 les alertes sur une prétendue menace russe intensifiée : réunion des chefs de parti à l’Élysée le 18 septembre, interview télévisée le 24, discours sur des signes de mobilisation possible de 300 000 hommes côté russe, plan de protection des infrastructures critiques contre drones et cyberattaques… Macron présente l’Europe comme la protection stratégique de l’Ukraine et appelle à la vigilance face à une guerre hybride qui s’aggraverait.
Face à cela, l’historien et démographe Emmanuel Todd, invité du Club Le Figaro Idées (animé par Eugénie Bastié), a tranché sans détour.
« Toute cette histoire d’une Russie qui voudrait envahir l’Europe est un fantasme. Mais il y a un discours européen qui y croit. On peut l’interpréter, pour une part, sur le plan psychiatrique : il y a des paranoïaques. Le problème, c’est que certains sont aux commandes. » Il parle d’une fantasmocratie européenne. Todd ne nomme pas Macron. Le rapprochement s’impose pourtant, tant le calendrier et le ton de l’occupant de l’Elyssée collent à ce diagnostic.
Ce que dit réellement Todd
Todd ne nie pas les ambitions russes en Ukraine. Selon lui, Moscou vise un contrôle jusqu’au Dniepr, éventuellement Odessa, mais n’a ni les ressources démographiques ni l’intérêt stratégique pour une conquête de l’Europe. La Russie est trop vaste, trop peu peuplée pour cela, et déjà engagée dans un affrontement global avec les États-Unis. L’idée d’une invasion de l’OTAN ou d’une marche vers l’Ouest relève évidemment du fantasme.
Dans ses travaux récents (notamment autour de *La Dislocation* et de ses analyses sur le déclin occidental), Todd insiste sur un point plus profond : la russophobie européenne n’est pas principalement une réaction à une menace objective. Elle est un symptôme. Les fractures internes de l’Occident — déclin démographique, régression intellectuelle, perte de cohésion sociale, dépendance stratégique vis-à-vis des États-Unis, échecs industriels et énergétiques — produisent une vision paranoïaque du monde. La Russie devient alors un objet de fixation, un test de Rorschach géopolitique. On y projette ses propres angoisses, ses échecs et son besoin d’ennemi.
Cette lecture n’est pas nouvelle chez lui. Elle s’inscrit dans une analyse plus large de la dislocation de l’Occident : épuisement de l’industrie militaire américaine, fragilité des économies européennes après les sanctions, nihilisme des élites qui préfèrent dramatiser l’extérieur plutôt que d’affronter les problèmes intérieurs (énergie, industrie, démographie, cohésion sociale).
Le contexte macronien
Les faits récents donnent du grain à moudre à cette critique. Macron a convoqué les responsables politiques pour les briefer sur une « dégradation rapide » de la situation, évoqué des opérations hybrides (sabotages, drones, cyberattaques, tentatives d’ingérence), et affirmé que la Russie préparerait potentiellement une nouvelle mobilisation. Il a ordonné un rehaussement de la vigilance et un plan de protection des sites critiques.
Ces éléments existent : incidents en Europe (drones à Leipzig, saisies d’actifs, cyberattaques, etc.) sont réels et attribués à des acteurs pro-russes. Le soutien occidental à l’Ukraine a des conséquences, et Moscou riposte dans le registre hybride. Mais Todd et d’autres observateurs soulignent le décalage d’échelle : passer de ces actions à la perspective d’une menace existentielle d’invasion européenne relève d’un saut qualitatif. La Russie, engagée dans une guerre d’usure en Ukraine depuis 2022, n’a pas démontré la capacité ni la volonté de projeter une force conventionnelle majeure vers l’Ouest.
Le timing n’est pas anodin. À moins d’un an de la présidentielle 2027, le thème de la menace externe permet de recentrer le débat, de tester les positions des candidats (notamment RN et LFI, longtemps accusés de complaisance) et de justifier des choix de politique étrangère et budgétaire. Le RN a d’ailleurs durci son discours dans la foulée, dénonçant les intimidations russes.
Paranoïa ou lucidité ?
Le terme paranoïa utilisé par Todd est volontairement fort. Il ne signifie pas que toute précaution est inutile. Il pointe un mécanisme de pensée : quand le discours officiel transforme une menace limitée et hybride en perspective d’invasion continentale, quand la Russie devient le miroir de toutes les angoisses occidentales, on quitte le terrain de l’analyse stratégique pour celui de la projection. Todd parle de dirigeants sincères… mais dont certains sont « aux commandes ».
Cette critique rejoint d’autres observations de l’auteur : l’Europe a perdu le sens des rapports de force, s’est alignée sur une stratégie américaine qu’elle n’a pas les moyens de soutenir seule, et préfère l’ennemi extérieur aux réformes internes douloureuses. Dans ce schéma, la « menace russe » fonctionne comme un organisateur du discours politique : elle unifie, justifie les dépenses, masque les faiblesses et reporte les responsabilités.
Macron, de son côté, assume une posture de vigilance et de continuité dans le soutien à l’Ukraine. Pour ses partisans, il fait simplement son métier de chef d’État en informant et en préparant le pays. Pour Todd, ce type de discours participe d’une pathologie collective des élites européennes.
Le désaccord est net. D’un côté, un président qui agite la menace et organise la réponse. De l’autre, un historien qui voit dans cette agitation le symptôme d’une Occident en dislocation, inca De l’autre, un historien qui voit dans cette agitation le symptôme d’une Occident en dislocation, incapable de regarder ses propres fractures et qui a besoin d’un monstre russe pour continuer à fonctionnerpable de regarder ses propres fractures et qui a besoin d’un monstre russe pour continuer à fonctionner. Entre les deux, le débat public français, à l’approche de 2027, reste largement captif de cette polarisation.
Bay
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L’histoire de l’invasion russe, c’est celle du croque-mitaine qu’on sortait autrefois aux enfants pour qu’ils se tiennent tranquilles. La peur rend docile. C’est le but recherché.
Marine, sale …!