Honte à la France !
C’est à Thil, en Lorraine. Petite commune minière. C’est là que les nazis ont installé le seul camp de concentration qu’ils ont construit sur le sol français non annexé. 862 déportés s’y sont épuisés pour fabriquer la bombe V1.
Parmi eux, le 8 mai 1944, 37 femmes russes et biélorusses, travailleurs forcés, s’évadent et rejoignent la Résistance française sous le nom de groupe Rodina. Des héroïnes. Des vraies. Pas des résistantes de plateau télé.
Dimanche 27 septembre, la mairie communiste de Thil devait leur rendre hommage. Deux sculptures, 3 et 8 mètres, offertes par des artistes russes et biélorusses, devaient être dévoilées. Les descendants devaient venir.
Cérémonie annulée. Pourquoi? A cause du conflit russo-ukrainien. A cause de la pression ukrainienne.
Alors voilà où on en est. C’est Zelensky qui fait la loi en France maintenant? Qui lui a donné ce pouvoir? Depuis quand un président étranger dicte-t-il qui a le droit d’être honoré dans nos communes?
Ces 37 femmes se sont battues contre les nazis. Elles ont risqué leur peau pour la France. Peu importe qu’elles soient russes, soviétiques, biélorusses, martiennes. Elles sont mortes pour notre liberté. Et on les efface parce que Kiev l’a demandé?
J’ai honte pour mon pays. Honte de voir des préfets, des élus, des lâches qui courbent l’échine devant une ambassade. Honte de voir qu’on réécrit l’histoire de la Seconde Guerre mondiale en fonction des alliances du jour.
Hier on déboulonnait nos statues. Aujourd’hui on interdit d’en ériger de nouvelles si elles ne plaisent pas à Zelensky. Demain quoi? On va interdire de commémorer Stalingrad?
Ce n’est plus de la solidarité avec l’Ukraine. C’est de la soumission. C’est la négation même de ce qu’est la Résistance.
Honneur aux 37 de Rodina. Honte à ceux qui les ont censurées.
Christine Tasin
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