Le scandale de Saint-Quentin aurait dû être un électrochoc. Il ne sera qu’une ligne de plus dans la longue liste des renoncements français.
En juin 2025, 32 personnes intoxiquées, 31 enfants contaminés à la bactérie E.coli, une fillette de 11 ans, Élise, morte au CHU d’Amiens. Six boucheries fermées préventivement, dont la plupart proposaient des produits halal. Un an plus tard, le parquet de Paris le confirme: dix bouchers placés en garde à vue, six mis en examen pour homicide involontaire, mise en danger de la vie d’autrui, abattage illicite en dehors d’un abattoir, tromperie avec danger pour la santé.
Selon les enquêteurs, une cinquantaine de moutons auraient été abattus et découpés hors de tout circuit légal, y compris chez des particuliers, pour la fête de l’Aïd. C’est ça, la réalité du halal de terrain: pas les certifications brillantes des supermarchés, mais l’abattage clandestin, l’absence totale de traçabilité, et à la fin, un cercueil blanc.
Et on voudrait nous faire croire que c’est un problème sanitaire isolé ? Non. C’est le symptôme d’une filière qui s’est développée dans l’angle mort de la République.
Car le halal ne se contente plus des boucheries communautaires. Il s’est répandu partout, en silence, par lâcheté. Dans les cantines scolaires où l’on supprime le porc pour ne pas « stigmatiser », où l’on sert de la viande non étourdie à tous les enfants sans prévenir les parents. Dans les restaurants d’entreprise, dans les fast-foods, dans les rayons des supermarchés où 80% de l’agneau est halal sans être étiqueté. On impose à des enfants de 6 ans une norme religieuse étrangère au nom de la tranquillité.
La laïcité ? Piétinée. Violée quotidiennement.
La loi de 1905 est claire: la République ne reconnaît aucun culte. La cantine laïque ne doit reconnaître aucune prescription religieuse. Or aujourd’hui, dans des centaines de communes, le principe est inversé: c’est la norme islamique qui devient la norme par défaut, et c’est l’enfant français qui doit s’adapter, se taire, ou porter sa gamelle.
On nous parle de liberté de conscience, mais où est la liberté de conscience de la famille qui ne veut pas que son enfant mange une viande issue d’un abattage rituel sans étourdissement, pratique que même les vétérinaires dénoncent comme une souffrance animale aggravée ? Où est la liberté de conscience de l’élève qui veut rester dans un espace neutre ?
Saint-Quentin nous rappelle une vérité que les autorités refusent de voir: quand on laisse se développer une économie parallèle avec ses propres circuits d’abattage, ses propres règles, hors du contrôle sanitaire de l’État, on finit par compter des morts.
On ne peut pas à la fois fermer les yeux sur des abattoirs clandestins pendant l’Aïd et donner des leçons de laïcité. On ne peut pas à la fois pleurer Élise et continuer à imposer du halal non étiqueté à toute une population.
Il est temps d’exiger trois choses simples: étiquetage obligatoire halal / non-halal partout, interdiction totale du halal (étourdi ou pas, les risques sont les mêmes) dans la restauration collective publique, et traçabilité pénale pour tout abattage hors abattoir. Le reste, c’est de la complicité.
BAY
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