Notre pays n’est pas tenu : quand la justice laisse les enfants en danger

Ils n’ont donc tenu aucun compte de l’horreur de l’affaire Lyhanna ??? Des agressions sexuelles sans suite judiciaires, des agresseurs sexuels qui courent, libres comme l’air et nos enfants abusés, traumatisés… c’est ça la justice sous Macron ? C’est ça la France de Macron ? 

Léonie a six ans quand elle est agressée sexuellement à Dunkerque. Plus de quatre ans s’écoulent avant que son agresseur soit enfin jugé. À treize ans, atteinte de troubles autistiques, elle subit une nouvelle agression dans un car liO reliant Marvejols à Clermont-Ferrand, où elle est interne en cinquième. Un homme de type africain s’assoit à côté d’elle, invoque la fatigue, lui demande de poser sa tête sur son épaule, lui tient la main, l’agrippe et la tripote par-dessus ses vêtements pendant près de deux heures. L’enfant, pétrifiée, n’ose pas réagir. Dans la pénombre du car, personne n’intervient.

À Clermont-Ferrand, la procédure est classée sans suite. Sa mère, révoltée, résume l’état des lieux d’une phrase cinglante :  Notre pays n’est pas tenu

Ce cas n’est pas isolé. Pourtant, il a lieu faisant écho à la très récente’affaire Lyhanna, ollégienne de 11 ans enlevée, violée et tuée alors que le principal suspect faisait déjà l’objet de plusieurs plaintes et signalements pour violences sexuelles sur mineures, restés sans suite ou mal traités. Alertes ignorées, procédures abandonnées, délais interminables : la chaîne de protection des enfants craque de toutes parts.

Que vaut une plainte pour agression sexuelle sur un enfant handicapé si elle aboutit à un classement sans suite ? Que signifie la protection de l’enfance quand un premier agresseur attend plus de quatre ans avant d’être jugé et qu’un second reste libre ? L’inertie de la police et de la justice ne se contente pas de trahir les victimes : elle expose les prochains enfants. Chaque dossier classé, chaque délai excessif, chaque signalement négligé est un message clair adressé aux prédateurs : le risque est faible, le système est saturé, l’impunité est possible.

Les enfants autistes, vulnérables, isolés dans les transports ou les internats, sont particulièrement exposés. Leur silence, leur peur, leur difficulté à s’exprimer deviennent des freins supplémentaires à l’action judiciaire. Pendant ce temps, les familles se battent seules contre un appareil qui semble plus soucieux de statistiques et de flux que de sécurité réelle.

La colère de la mère de Léonie n’est pas excessive. Elle est légitime. Un pays qui ne protège pas ses enfants les plus fragiles n’est plus tout à fait un pays digne de ce nom. Il est temps que la justice cesse d’être une machine à classements et redevienne ce qu’elle devrait être : un rempart. 

Peut-être que si les Français se réveillaient, cessaient d’être manipulés par les medias et votaient enfin bien, toutes les Léonie de France et de Navarre pourraient trouver un peu de paix et de sécurité. Peuple de France, c’est toi qui détiens la solution. 

Christine Tasin

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