Cette suppression suscite une polémique en Algérie qui se poursuit dans l’élite du pays.
Juvénal
Ahmed TessaSi les partis politiques, à l’exception du Parti des Travailleurs (PT), observent un silence sur la question, le débat s’anime sur les réseaux sociaux. L’ancien ministre du Commerce El Hachemi Djaaboub s’en est pris à Ahmed Tessa, qui a reproché au ministre de l’Éducation nationale de chercher à exclure le français du primaire. M. Tessa a répondu point par point aux accusations de M. Djaaboub et à celles de Mourad Benachenhou, également ancien ministre.
Ahmed Tessa : « Je n’ai jamais demandé un visa à la France »
Pour ce qui est du patriotisme, Ahmed Tessa rappelle qu’il a cinq oncles martyrs de la Révolution, tombés les armes à la main contre l’armée coloniale : « Que les lecteurs m’excusent d’aller sur ce terrain. »
Par Madjid Makedhi le 8 août 2026
Intervenant, jeudi, à l’occasion de la réunion du bureau de wilaya d’Alger de son parti, elle appelle le président Tebboune à suspendre l’application de cette réforme et ouvrir un débat avec les spécialistes pour mieux penser l’avenir de l’Ecole algérienne. Selon elle, le projet, tel qu’il est présenté, est non seulement loin de faire consensus, mais «il soulève aussi des interrogations sur ses objectifs». «L’avenir de l’Ecole algérienne ne peut être décidé dans un cadre administratif restreint. La fonction de l’école concerne toute la société», rappelle-t-elle.
Qualifiant cette décision de «purement idéologique», la première dame du PT affirme qu’elle «engage non seulement le système éducatif, mais aussi la formation des futures générations et, au-delà, le destin du pays». Selon elle, le débat suscité actuellement sur les réseaux sociaux «devrait être porté dans les médias publics et privés afin que les différentes sensibilités puissent confronter leurs analyses». L’Algérie, appuie-t-elle, dispose des compétences scientifiques nécessaires pour élaborer une réforme fondée sur des critères pédagogiques plutôt que sur des considérations idéologiques.
Abordant les points ayant suscité la polémique, notamment la suppression de la philosophie en 3e année secondaire pour les filières scientifiques et techniques ainsi que l’enseignement des langues, Louisa Hanoune soutient les critiques des experts. Elle rappelle que la philo est «indispensable au développement de l’esprit critique». «Une réforme éducative ne peut reposer sur la suppression ou la marginalisation de matières au nom de l’allégement des programmes, mais doit privilégier la complémentarité des savoirs», insiste-t-elle. Sur la question des langues, la secrétaire générale du PT n’est pas allée par le dos de la cuillère pour détruire l’argumentaire du ministre et des partisans de cette réforme. «Les nations qui réussissent ne détruisent pas leur patrimoine linguistique, mais l’enrichissent», déclare-t-elle.
Poursuivant, elle explique que l’arabe et «le tamazight constituent les fondements de l’identité nationale, tandis que le français et l’anglais doivent être considérés comme des outils de recherche, d’innovation, de diplomatie et d’ouverture sur le monde». Dans ce sens, elle rejette l’idée selon laquelle le renforcement d’une langue devrait se faire au détriment d’une autre, estimant «qu’une politique linguistique moderne consiste à transformer le plurilinguisme en atout pour le développement national».
Louisa Hannoun n’a pas manqué de rappeler son soutien à la réforme engagée, il y a quelques années, par l’ancienne ministre de l’Education Nouria Benghebrit. Une réforme qui, selon elle, a été élaborée par une large commission d’experts, de pédagogues et de linguistes, avant d’être abandonnée sous la pression des islamistes et du courant conservateur. L’oratrice affiche aussi son soutien et sa solidarité avec le pédagogue Ahmed Tessa, cible d’attaques personnelles en raison de ses prises de position sur cette réforme. source
Juvénal de Lyon
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Tebboune saborder la culture en Algérie après avoir mis les libertés sous contrôle de la dictature. La régression intellectuelle s’enfonce. L’Algérie est une prison à ciel ouvert… Amis algériens quand allez-vous, enfin, vous libérer des satrapes qui vous ont capturé le pouvoir ?