Légitime défense : septième principe, la surprise

Septième principe: la surprise

Ce principe est placé en dernier à dessein, car la surprise est le premier principe du combat offensif. Cependant, le privilège de porter le premier coup est un luxe que nous devons généralement accorder à notre agresseur; ainsi, dans un certain sens, il ne peut y avoir de surprise stratégique en défense. Mais cela ne signifie pas que le défenseur ne puisse pas parvenir à créer une surprise tactique. En faisant ce que notre agresseur s’attend le moins à ce que nous fassions, nous pouvons le déstabiliser complètement. Comme nous l’avons vu, ce à quoi il s’attend généralement le moins, c’est une contre-attaque instantanée et violente, de sorte que le principe d’agressivité est étroitement lié à la menace de la surprise.

L’un des épisodes les plus hilarants du cinéma récent met en scène un guichetier débattant de l’orthographe d’une demande écrite tendue par le braqueur à travers le guichet. Toute l’affaire passe du simple braquage à une dispute pour savoir si l’argent peut être remis face à une lettre si mal rédigée. Plutôt tiré par les cheveux, bien sûr, mais tout de même stimulant. L’inattendu est déconcertant. Un criminel déconcerté maîtrise momentanément moins ses propres pensées qu’à l’instant qui précède ou qui suit. À ce moment-là, sa victime peut être en mesure de renverser la situation.

Pour être réaliste, je peux souligner que dans chaque cas de défense réussie contre une agression violente dont j’ai connaissance, et j’étudie cette question depuis près de trois décennies, l’agresseur a été totalement pris au dépourvu lorsque sa victime n’a pas baissé les bras. La vitesse, la puissance, l’efficacité et l’agressivité de la contre-attaque variaient considérablement, mais le simple fait de l’existence de la vitesse constituait l’élément le plus fondamental de son succès.

Si vous avez des amis dans les forces de l’ordre, demandez-leur de vous raconter la blague du poisson d’avril. C’est un peu osé pour une publication de ce genre, mais cela illustre bien mon propos, et c’est très drôle. Sa morale est celle de ce manuel: le criminel ne s’attend pas à ce que sa proie riposte. Puissiez-vous ne jamais être son choix, mais s’il vous choisit, surprenez-le.

 

Traduction Dominique Schwander pour Résistance républicaine 

 

Un dernier mot

Cet essai poursuit un objectif précis. La combinaison de la science médicale moderne et de l’État-providence a engendré une situation de surpeuplement général, d’ennui et de désengagement qui, amplifiée par l’énorme croissance démographique mondiale, a entraîné une baisse inacceptable de la sécurité individuelle. Avant la Seconde Guerre mondiale, on pouvait se promener dans les parcs et les rues de la ville à la nuit tombée sans pratiquement aucun risque, du moins pas plus que celui lié à la conduite sur l’autoroute. Une jeune femme n’avait pas besoin d’être accompagnée. On pouvait demander de l’aide en toute sécurité sur la route. Rencontrer un autre autre porteur de fusil dans les bois était l’occasion d’un moment de camaraderie plutôt qu’une alerte rouge. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Aujourd’hui, et dans un avenir prévisible, le problème du risque personnel est bien plus grave qu’autrefois. Nos forces de police font ce qu’elles peuvent, mais elles ne peuvent pas nous protéger partout et à tout moment. Trop souvent, elles ne peuvent même pas se protéger elles-mêmes. Votre sécurité physique dépend de vous, comme cela a toujours été le cas.

Les principes énoncés ici sont le fruit de nombreuses études et consultations, ainsi que d’une expérience pratique considérable. Si vous les prenez à cœur, ils peuvent vous sauver la vie. Il y a toujours une part de chance dans tout type de conflit, et je ne connais aucun moyen de garantir le succès dans tous les cas. Ce que je sais, en revanche, c’est que si les victimes de la douzaine ou plus d’atrocités révoltantes qui ont fait la une de l’actualité nationale ces dernières années, avaient lu ce livre et tenu compte de ce qu’elles y avaient lu, elles auraient survécu à ces actes. De plus, un petit nombre trié sur le volet de monstres ne serait pas en vie aujourd’hui, faisant des allers-retours devant les tribunaux et nous coûtant à tous de l’argent qui pourrait être bien mieux dépensé.

George Patton disait à ses officiers : Ne vous souciez pas de vos flancs. Laissez l’ennemi se soucier de ses flancs. Il est grand temps que la société cesse de se soucier du criminel, et que ce soit le criminel qui commence à se soucier de la société. Et par société j’entends vous.

 

Pour en savoir plus sur Jeff Cooper ou télécharger la version en anglais de ce petit livre voyez le site web de sa fondation présidé par sa fille Lindy Cooper Wisdom.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 Commentaire

  1. Etre prêt pour la riposte, est essentiel et répondre vite, au quart de tour.
    Quelle est cette blague du poisson d’avril ? si quelqu’un la connait….