La Commission israélienne sur les crimes du 7 octobre 2023 a publié le 12 mai dernier un rapport appelé « Silenced No More »1 dont le contenu ne peut que susciter l’horreur et la répulsion, et j’entends y revenir, car ce rapport doit être lu, et ne jamais être oublié.
Certes, le régime national-socialiste allemand a perpétré un génocide, assassiné six millions de Juifs, et perpétré le pire crime contre l’humanité jamais commis. Certes, les nazis étaient cruels, barbares, et se sont exclus de l’humanité, et leurs complices dans toute l’Europe ne valaient pas mieux que les nazis. Mais le Hamas a atteint un niveau de monstrueuse perversité dans la cruauté qui n’a sans doute jamais été atteint, et est une organisation coupable elle aussi de crime contre l’humanité. Les membres du Hamas seraient vraisemblablement pires que les nazis s’ils en avaient les moyens : ils n’en ont fort heureusement pas les moyens. Mais ce qu’ils ont fait le 7 octobre 2023 dépasse l’imaginable et est sans aucun doute ce qui a été perpétré de pire sur terre depuis 1945 et le temps des nazis.
Le rapport de la commission israélienne susdite a un contenu absolument insoutenable et conduit à répéter les mots qui avaient été prononcés après la Shoah : plus jamais ça.
Ce rapport est très documenté et les plus abominables négationnistes ne peuvent nier ce qu’il contient. Les nazis avaient honte de ce qu’ils faisaient. Ils n’avaient pas parlé d’extermination mais de « solution finale ». Ils n’avaient pas pris de photos. Ils n’avaient pas filmé avec les caméras dont on disposait à l’époque. Ils avaient tenté de détruire les chambres à gaz et les fours crématoires au moment où ils ont voulu s’enfuir et organisé les marches de la mort, en emmenant avec eux les survivants des camps d’extermination.
Les membres du Hamas, eux, n’avaient pas honte. Ils ont photographié et filmé ce qu’ils faisaient, et les documents proviennent donc des criminels eux-mêmes. Comment peut-on être fier de ce qu’on fait quand on fait cela ? Le degré d’ignominie que peut atteindre l’humanité quand elle s’imprègne de fanatisme ne cesse de me laisser sans voix. Les membres du Hamas ont aussi atteint un niveau de perversité abjecte sans doute jamais atteint avant eux. Ils incarnent l’ignominie absolue.
Le rapport se base sur plus de dix mille photos, 1800 heures de vidéos filmées par les criminels eux-mêmes, les témoignages de 480 survivants, des gens qui pour survivre ont dû parfois se cacher sous les cadavres des membres de leur famille. Il se base sur des rapports médicaux précis et accablants, car des médecins ont dû examiner les cadavres, y compris les cadavres totalement ou partiellement calcinés, pour les identifier. Ce qu’ont fait les gens du Hamas est effectivement pervers, abject, et oui, insoutenable. Les membres du Hamas mériteraient tous la peine de mort avec exécution immédiate, et la peine de mort serait elle-même trop douce pour de pareils monstres.
Le rapport est disponible en ligne et peut être consulté par ceux qui ont le cœur bien accroché. Et ceux-là eux-mêmes doivent le consulter en ayant l’estomac vide, pour éviter d’avoir à vomir. Je préfère ne pas décrire ce qu’il contient. Imaginez ce que vous pouvez imaginer de plus pervers, de plus abject, de plus insoutenable, et ajouterais-je de plus cruel, et vous serez encore bien en deçà de la réalité.
Tous les journaux et tous les magazines auraient dû le rendre disponible en ligne pour leurs lecteurs. Des émissions de télévision auraient dû lui être consacrées. Un seul journal l’a rendu disponible à ses lecteurs, le Daily Mail britannique. Il l’a publié sous le titre : « 7 octobre. Barbarie au-delà de toute imagination ». Aucun autre journal ou magazine européen ou américain n’a fait ce qu’a fait le Daily Mail.
Des articles ont été publiés en France sur le sujet, et certains journalistes français ont osé prendre leurs distances avec le rapport. Exemple : « une « tactique de terreur » : « ce qu’affirme le dernier rapport israélien ». Autrement dit le rapport « affirme », et c’est un rapport israélien, donc méfiez-vous. Et c’est juste une « tactique de terreur ». Quand il s’agit d’Israël et de juifs, l’antisémitisme rôde toujours dans les parages. Et puis, il faut ménager les lecteurs musulmans, sans doute. Ce qui est ménagé est l’islamisme et ses adeptes, et il n’y a pas à ménager l’islamisme et ses adeptes. Ils incarnent eux aussi l’ignominie absolue, et hélas, nombre de musulmans ne sont pas très éloignés de l’islamisme.
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Le New York Times a réagi de manière très différente du Daily Mail, et cela ne doit pas être oublié non plus. Et bien que le sujet ait été traité, j’entends en traiter moi aussi et rajouter quelques points.
Non seulement le New York Times n’a pas publié le rapport et en a à peine parlé, mais il a publié un article d’un de ses journalistes les plus importants, Nicholas Kristof, qui a reçu deux fois le prix Pulitzer, et cet article était à l’évidence destiné à occulter le rapport israélien et à le banaliser. Il accuse les Israéliens d’actes absolument ignobles, et va même jusqu’à écrire qu’ils ont dressé des chiens pour qu’ils violent des Arabes arrêtés par la police et l’armée israéliennes.
Sur quoi se fonde ce journaliste tombé au rang de propagandiste anti-juif : sur des allégations venues, pour l’essentiel, de membres du Hamas, donc sur des allégations venues de membres du groupe qui a fait perpétrer les ignominies décrites de manière détaillée dans le rapport israélien.
On ne peut prendre les allégations venues du Hamas au sérieux que si on est soi-même imprégné de haine anti-juive.
Et, dans un contexte où les agressions et les meurtres perpétrés contre des Juifs montent en puissance dans tout le monde occidental, et très nettement à New York depuis que la ville a un maire islamiste antisémite proche des idées du Hamas, cela ne peut être fait que si on veut inciter à l’agression et au meurtre. Nicholas Kristof est tombé très bas. Dans la fange. Son journal le soutient. Ce n’est pas surprenant. Le New York Times soutient souvent les islamistes et sombre lui-même souvent dans l’ignominie absolue.
Le New York Times est devenu aujourd’hui un journal empli chaque jour de haine anti-juive et anti-israélienne. Et il a sur ce plan un très lourd passé.
Il sert néanmoins de référence dans les émissions de propagande de gauche et d’extrême gauche qui sont diffusées sur les chaînes françaises.
Il compte des journalistes juifs qui pratiquent souvent la haine de soi, tels Thomas Friedman.
Je le dis : j’évite en général la lecture du New York Times, même les articles gratuits figurant sur le site du journal. Je sais d’avance que ce que je vais lire sera biaisé ou immonde.
C’est dans le New York Times qu’avait été publiée une caricature antisémite montrant Trump portant kippa et tenant en laisse Netanyahou, porteur d’un collier intégrant l’étoile de David, la caricature avait fait scandale. Elle n’était pas surprenante pour qui connaît le New York Times. Je reproduis cette caricature ici, non pas pour la diffuser, mais pour qu’on voie qu’elle a bel et bien existé et été publiée dans ce journal.
C’est dans le New York Times aussi qu’avait été publié un article, basé sur des documents provenant du Hamas, qui décrivait la « famine » inexistante censée être organisée par Israël dans la bande de Gaza. La photo qui accompagnait l’article montrait un enfant squelettique dans les bras de sa mère. Il suffisait d’enquêter un minimum pour savoir que cet enfant était atteint d’une maladie dégénérative très grave et avait été transféré en Israël pour y être soigné. Le New York Times n’avait pas cherché à savoir. L’article et la photo avaient été utilisés comme des exemples de désinformation pro-Hamas par FoxNews, et le New York Times avait été contraint quelques jours plus tard de publier un petit texte expliquant que l’article était une « erreur », et que la photo était trompeuse. L’article avait fait la première page du journal. Le démenti était publié dans les pages intérieures du journal, sans même un gros titre, et faisait tout juste quelques lignes. Il fallait presque un microscope pour le trouver. Les exemples de ce genre abondent dans le New York Times.
Nombre de journalistes français commentant l’actualité aux Etats-Unis ont le New York Times pour principale référence. Ne vous étonnez pas s’ils vous désinforment et si, lorsqu’ils parlent d’Israël, ils semblent légèrement, voire très nettement, antisémites.
J’ai, quelques mois avant mon départ pour les Etats-Unis, participé à un débat à Paris au cours duquel j’ai été confronté à un journaliste travaillant pour l’une des principales chaînes de télévision françaises (TF1). Il était à l’époque le correspondant de sa chaîne aux Etats-Unis. Il disait des inepties. Il citait sans cesse le New York Times à l’appui de ses propos.
Je lui ai demandé s’il lui arrivait de lire le New York Post, qui est le grand journal conservateur new-yorkais. Il m’avait regardé avec horreur, comme si j’avais proféré une obscénité. Et il m’avait dit : « non, strictement jamais, c’est un journal d’extrême droite ». C’est par ce genre de personnages que vous êtes (dés)informés en France, et il y a très peu d’exceptions. Il y en a même, hélas, de moins en moins. Au rythme où vont les choses, il pourrait bientôt ne plus y en avoir du tout.
Au temps où j’étais président de l’institut Turgot, qui a aujourd’hui disparu, je rencontrais des journalistes de divers médias. Certains parlaient comme ce journaliste de TF1, d’autres, très rares, qui me disaient parfois : « je pense comme vous, mais ne le dites à personne ou je devrai démentir ». Je ne l’ai dit à personne et ils ont continué à faire carrière. Ils n’ont pas eu à démentir, et ils ont pu continuer à mentir.
© Guy Millière pour Dreuz.com. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.
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