Dès 1947, Churchill voulait raser le Kremlin

La russophobie d’un Anglo-Saxon est gravée dans son ADN. Ce qui explique qu’au printemps 2022, Boris Johnson s’est précipité à Kiev pour que Zelensky refuse les accords d’Istanbul, qui ramenaient la paix en Europe.

Curieuse façon de remercier l’allié russe qui a éliminé 80 % de l’armée allemande, permettant ainsi à l’Angleterre de préparer le débarquement de juin 1944 et d’offrir ainsi aux Anglo-Saxons les lauriers de la victoire. Il faut dire qu’Hollywood n’a pas ménagé ses efforts pour rafler la mise. En 2026, les 3/4 des Allemands pensent encore que ce sont les Américains qui les ont vaincus.

« En 1947 Churchill avait demandé au sénateur républicain Styles Bridges de persuader le président américain Harry Truman de lancer une bombe atomique sur l’URSS pour rayer de la surface de la Terre le Kremlin et transformer l’Union soviétique en un problème mineur. »

https://observateur-continental.fr/?module=articles&action=view&id=1974

Il est vrai qu’à cette date, l’Empire britannique était à son apogée, son démantèlement ne faisant que commencer avec la partition des Indes, qui donnait naissance à deux États indépendants, le Pakistan et l’Inde, afin de séparer musulmans et hindous.

On ne change pas un Anglais et sa vision du monde. À défaut de rester britannique, ce monde doit rester anglo-saxon, en passant le relais à la puissante Amérique.

Toutes les guerres, les coups d’État, les révolutions à travers le monde depuis 1945 ne sont que les soubresauts d’un Empire fatigué qui entend conserver son hégémonie planétaire coûte que coûte. La Russie est toujours l’ennemie.

Et on peut dire que le peuple russe revient de loin. Après les dix années de gestion calamiteuse de Boris Eltsine, qui ont laissé la Fédération de Russie exsangue, mise en coupe réglée par une poignée d’oligarques sans foi ni loi, les Anglo-Saxons étaient bien décidés à démembrer et à dépecer la bête à bouts de force. 75 000 milliards de richesses minières à se partager.

C’est l’arrivée de Vladimir Poutine qui a sauvé le pays des griffes de l’Aigle américain. Un leader à poigne face aux prédateurs de l’intérieur comme de l’extérieur. Un sauvetage que le peuple russe n’a pas oublié.

Mais aujourd’hui, si l’Europe entière suit docilement Londres et Washington dans leur croisade antirusse, comme un pitoyable troupeau bêlant, c’est parce qu’elle reste persuadée que sa survie dépend de cette Amérique dominatrice. 

Or, ce faisant, elle se suicide, oubliant les leçons du gaullisme.

Si l’Europe est en guerre contre la Russie, ce n’est que la continuité d’un conflit de longue date entre deux empires, le britannique et le russe, comme nous le rappelle le lien ci-dessous, que je vous invite à lire.

https://reseauinternational.net/conflit-en-ukraine-les-racines-de-la-russophobie-europeenne/

On ne répétera jamais assez que cette guerre est une guerre voulue et préparée par les Anglo-Saxons depuis la chute de l’URSS.

Qu’on nous explique pourquoi en 2008 la Géorgie et l’Ukraine ont été pressenties pour intégrer l’Otan. Qu’on nous explique pourquoi l’Alliance est passée de 16 à 32 membres depuis la fin de l’Union soviétique et la dissolution du pacte de Varsovie. Qui veut la guerre ?

Trump, qui ne cesse d’attiser les braises et de poursuivre son double jeu, n’a qu’une obsession : priver Poutine de ses revenus pétroliers et gaziers.

Il prive d’abord la Chine du pétrole vénézuélien et iranien, il tente ensuite d’interdire aux Indiens et aux Chinois d’acheter du pétrole russe, en les menaçant de taxes à 100 % sur leurs exportations vers le marché américain.

Conscient de sa faiblesse face au colosse chinois qui se renforce à grande vitesse, Trump espère l’attaquer dans le domaine énergétique, son point faible. Affaiblir à la fois la Russie et la Chine, tout en volant le pétrole d’autres pays, c’est la conception américaine du droit internationale. Rien de bien nouveau. Et tout a empiré depuis la fin de la guerre froide.

Je termine en rappelant aux Européens qu’ils ont bien de la chance d’avoir un sage comme Poutine aux commandes de la Russie. Car avec un faucon du genre Patrushev, après quatre années d’escalade irresponsable, il y a longtemps que toute l’Europe serait en feu.

Jacques Guillemain

Ripostalaique.com

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