Pure crétinerie ou, pire, un habile divertissement ?
L’esclavage a été définitivement aboli en France en 1848. Depuis cette date, le Code Noir — cet ensemble d’édits royaux du XVIIe siècle organisant le système esclavagiste — n’a plus aucune existence juridique réelle. Il est mort avec l’institution qu’il régissait. Le maintenir formellement dans le droit n’avait aucune conséquence pratique : aucun juge, aucun citoyen, aucune administration ne pouvait s’y référer depuis plus de 175 ans.
Abroger aujourd’hui ce qui n’existe plus relève du geste symbolique creux. C’est du théâtre mémoriel. On fait mine de « réparer » l’histoire en grattant un vieux parchemin inutile, pendant que la France fait face à des problèmes bien plus urgents et concrets : immigration incontrôlée, insécurité, dette publique explosive, décrochage scolaire, désindustrialisation, et tensions communautaristes croissantes. J’en passe et des meilleures…
Macron, en bon communicant, sait parfaitement ce qu’il fait. En agitant ce chiffon rouge symbolique à l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, il flatte une certaine clientèle militante, occupe le terrain médiatique avec un sujet moralement incontestable, et détourne l’attention des échecs de son quinquennat et des réalités démographiques et culturelles que beaucoup refusent de regarder en face.
C’est du divertissement politicien : on abolit du vent pour ne pas avoir à affronter le présent. Le Code Noir est déjà aboli dans les faits depuis 1848. Faire semblant de le combattre en 2026, c’est surtout éviter de parler de ce qui fâche vraiment aujourd’hui.
Christine Tasin
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