Nunez, le planqué de Beauvau : chronique d’un ministre invisible..

Ah,  le cas Nunez (ce n’est pas une faute, le tilde n’est pas un signe français, même si nos courageux élus ont décidé que pour  la grâce de Nunez il le deviendrait, alors je n’en mets pas. Point barre. Et ça me simplifie la vie devant l’ordinateur!) Nunez, donc, ministre de l’Intérieur, a réussi l’exploit d’être à la fois premier flic de France et champion toutes catégories du télétravail politique. On l’appelle désormais, grâce à Estelle Youssouffa, député LIOT, le Planqué du Ministère ! Elle lui reproche en effet lâcheté, impuissance, passivité… ça fait beaucoup pour un Ministre de l’Intérieur, non ? 

En effet, pendant que Mayotte tremble à l’idée qu’un migrant en provenance de zones touchées par Ebola puisse importer le virus sur l’île, notre homme brille par son absence. Estelle Youssouffa, n’a pas sa langue dans sa poche ! Elle pose une question directe sur l’immigration clandestine et les camps qui servent de sas d’entrée ? On lui envoie le ministre de la Santé !!!  Réponse de Youssouffa, excédée : C’était pas à vous que je posais la question, c’est à votre collègue le planqué du ministère de l’Intérieur! » 

Du grand art. On imagine Nunez au fond de son bureau, rideaux tirés, en train de murmurer :  Chut, je suis en visioconférence stratégique. 

Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, le même Nunez a trouvé le temps de faire la morale à  Robert Ménard. Le maire de Béziers, poursuivi pour avoir refusé de marier un Algérien sous OQTF (donc censé quitter le territoire), s’est entendu dire par le ministre qu’un maire doit respecter la loi. Grandiose….

Ménard, jamais à court de vocabulaire :  Il se fout de ma gueule ?  On lui demande de jouer les maires d’état civil pour régulariser de fait des personnes que l’État est incapable d’expulser. Et c’est le maire qui est le méchant dans l’histoire. Logique macroniste parfaite.

Nunez, c’est le ministre qui :
– Se cache quand Mayotte risque l’Ebola via des flux incontrôlés,
– Fait le fier quand il s’agit de rappeler à un élu de terrain qu’il doit fermer les yeux sur l’évidence,
– Et qui, globalement, incarne cette droite molle qui a peur de son ombre dès qu’il faut dire non  à l’immigration illégale.

On le voit peu, il parle mollement, il agit encore moins. Le parfait planqué de luxe : costume bien coupé, discours technocratique, et surtout, une capacité surhumaine à ne jamais être là quand ça chauffe vraiment.

Mayotte attend des renforts. Béziers attend du courage. La France attend un ministre de l’Intérieur. Pour l’instant, elle a Laurent Nunez.

Et ça, c’est pas une bonne nouvelle.

Jeanne La Pucelle

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