Le Brésil est-il sur la voie de Cuba et du Venezuela sous Maduro ?

Je traiterai demain des élections israéliennes, mais je dois parler du Brésil.

Quasiment tous les grands médias français se sont réjouis de la « victoire » de Luiz Inácio Lula da Silva, ce qui montre qu’ils sont de gauche et pratiquent le mensonge et la diffamation, ce qui n’est pas nouveau et confirme qu’ils ne sont plus des médias d’information dignes de ce nom. Macron, révélant toujours davantage son visage hideux d’homme venu du socialisme, a publié un communique enthousiaste saluant la « victoire » en question : « Face aux grands défis de notre temps, renforçons notre partenariat stratégique et faisons vivre l’amitié entre nos deux pays au service d’un monde plus juste. »

J’ai mis le mot victoire entre guillemets car les conditions de cette « victoire » sont très douteuses et sans doute frauduleuses. Il ne sera pas possible de le dire au Brésil, car la liberté de parole y est restreinte, et y dire la vérité est plus dangereux encore qu’en France.

Flavio Bolsonaro a voulu présenter des recours, il n’a pu le faire. Il a été convoqué par la justice, a été sommé de donner son passeport à la police, et après avoir rendu visite à son père, a préféré quitter le pays, de manière cachée, avec son épouse et ses enfants, pour trouver refuge aux Etats-Unis.

Il a pris courageusement un risque en se présentant. Il ne pensait sans doute pas que le glissement du Brésil vers un fonctionnement de régime autoritaire s’accélérerait aussi vite.

Ce qui est triste est que son père, Jaïr, mourra peut-être privé de liberté puisqu’une justice politique aux ordres de da Silva l’a condamné à vingt-sept ans de prison pour des crimes qu’il n’a pas commis et, en fait, pour les seuls crimes qu’il a commis aux yeux des gauches mondiales : avoir réussi à se faire élire président en 2018, avoir tenté de redresser son pays pendant quatre ans, avoir en 2022 contesté sa « défaite », qui était effectivement contestable. Il a été accusé par une justice politique d’avoir voulu perpétrer un coup d’état : et ce doit être rappelé face au mensonge, il n’y a eu aucune tentative de coup d’état au Brésil en 2022, et simplement des manifestations imprégnées d’une juste colère, et une entrée de manifestants dans des bâtiments officiels. Tout cela rappelle les manipulations de la gauche américaine contre Donald Trump, la différence est que la justice américaine n’est pas aussi détruite que la justice brésilienne, malgré la présence croissante aux Etats-Unis de juges d’extrême gauche.

Ce qui est triste aussi est que le Brésil, qui a connu une avancée vers la démocratie et vers un fonctionnement économique imprégné de libre entreprise est en train de régresser, à cause de da Silva.

Ce qui reste de démocratie au Brésil a été visible lors des récentes élections législatives, qui ont coïncidé avec le premier tout de l’élection présidentielle, et qui ont, parce que rien n’est venu les biaiser, donné des majorités au mouvement conservateur auquel appartient Flavio Bolsonaro (le mouvement conservateur, Partido Liberal, a reçu 59 % des voix), et ce qui reste de démocratie au Brésil a été visible aussi lors du premier tour de l’élection présidentielle, qui avait donné une nette avance à Flavio Bolsonaro et les autres petits candidats étant eux-mêmes conservateurs, une certitude de victoire pour Flavio Bolsonaro au deuxième tour.

Il ne reste présentement quasiment rien de tout cela, car la Cour Suprême brésilienne est aux mains de Luiz Inácio Lula da Silva et obéit aux ordres de ce dernier, et peut réduire la Chambre des représentants, le Sénat et le reste de la justice a l’impuissance. Et c’était en fait déjà la situation avant les élections législatives et le premier tout de l’élection présidentielle. Luiz Inácio Lula da Silva a laissé les électeurs voter à leur guise. Il savait qu’il raflerait la mise et sévirait ensuite. Il s’était même permis de menacer Flavio Bolsonaro lors d’un débat tenu entre les deux tours.

C’est Luiz Inácio Lula da Silva qui décide au Brésil. Et ce sont des juges de la Cour Suprême qui lui obéissent qui mettent en œuvre ses décisions : Alexandre de Moraes, concepteur de la condamnation de Jaïr Bolsonaro, et Cristiano Zanin, ancien avocat de Luiz Inácio Lula da Silva, nommé par lui à la Cour Suprême.

Le discours de Luiz Inácio Lula da Silva après l’élection était un discours de type communiste, et des analystes politique aux Etats-Unis l’ont mis, en vidéo, en parallèle, avec un discours de Fidel Castro en 1959 et un discours d’Hugo Chavez lors de son élection en 1998. Ils ont tous les trois employés peu ou prou les mêmes mots, ce qui est logique pour trois communistes. Et on sait comment cela a fini à Cuba et au Venezuela. Je veux espérer une issue moins tragique au Brésil.

Économiquement, les conséquences pourraient être lourdes. La bourse brésilienne a connu une très forte et très logique chute dès l’annonce de la « victoire » de Luiz Inácio Lula da Silva, et le real, la monnaie brésilienne a brutalement perdu de sa valeur.

Luiz Inácio Lula da Silva avait fait des promesses de dépenses gouvernementales massives et de multiplication des assistances que le gouvernement brésilien n’aurait les moyens de financer qu’en creusant les déficits et en conduisant le pays vers la ruine. Et si ce qui s’est produit à Cuba sous Castro et au Venezuela sous Chavez et sous Maduro se produisait au Brésil, ce serait bien plus grave car le Brésil est bien plus peuplé et a une économie bien plus importante que celles de Cuba et du Venezuela.

Le reste de l’Amérique latine a voté ces dernières années pour des dirigeants conservateurs et pour la liberté économique. Il reste donc, pour l’heure, quatre pays qui auront des orientations socialistes ou communistes, et le Brésil sera l’un d’entre eux, les autres étant Cuba, le Nicaragua et le Mexique (on pourrait ajouter l’Uruguay, mais son président est un peu plus modéré).

Les grands médias de gauche du monde entier (quasiment tous les médias français) disent avec joie que c’est un revers pour Donald Trump. Ceux qui regardent la réalité en face diront que c’est une défaite pour la démocratie, pour la liberté de choix, pour la liberté de parole, pour le droit, pour le peuple brésilien, et que c’est une victoire pour les allies de Luiz Inácio Lula da Silva : la Chine, la Russie, l’Iran islamiste, le terrorisme islamique.

Je ne doute pas que les grands médias français vont reprendre les accusations que le régime da Silva a déjà commencé à déverser sur Flavio Bolsonaro en les prenant pour argent comptant. Il sera accusé de corruption, de détournement de fonds sans doute, d’avoir voulu « remettre en cause la démocratie », vraisemblablement. Il est d’ores et déjà décrit en France comme « mafieux » et d’ « extrême droite ». Lire la presse française et regarder la télévision française me donne souvent la nausée.

Quand le vainqueur très probable d’une élection présidentielle est « battu » de manière inattendue et inexplicable autrement que par la fraude, et doit quitter son pays immédiatement après l’élection en cachant son départ car la police est à ses trousses, cela devrait montrer que le pays en question prend un très mauvais tournant. Des journalistes de gauche voient, bien sûr, toujours cela autrement et y discernent une avancée pour leur abominable cause : dans toute gauche, il y a un totalitarisme qui sommeille et qui ne demande qu’à s’éveiller. La gauche américaine le montre très nettement, et que devrais-je dire de la gauche française ?

Fort heureusement, Flavio Bolsonaro montre qu’il n’a pas renoncé à se battre, et sitôt arrivé aux Etats-Unis il a publié un long texte dénonçant da Silva puis s’est adressé au pays en disant qu’il est le président légitimement élu du Brésil et que l’élection a été volée au peuple brésilien. Il mérite un plein et entier soutien, et je lui souhaite de gagner son combat. Comme l’a dit Donald Trump, c’est un « homme bien ».

© Guy Millière pour Dreuz.com. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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