À qui le mot « remigration » fait-il si peur qu’ils veuillent en interdire jusqu’à la discussion ?
Je dirai même plus : et même que le dit colloque est carréent interdit… Des gens propres, bien habillés, courtois, discutant dans une salle, réfléchissant ensemble… ciel ! Quel danger !
Ils ont réclamé et ils ont obtenu… Ben voyons ! Ils seraient pas un peu de gauche, par hasard ? Gauche en collusion avec la Macronie au pouvoir, par hasard ?
Le 31 octobre 2026, donc le colloque intitulé « Remigration : ouvrons le débat » , organisé par le « laboratoire d’idées » Polémia à la Maison des Arts du Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), a provoqué une levée de boucliers immédiate. Le PS (via Brice Gaillard), LFI (Aurélien Saintoul), le PCF et les Écologistes ont réclamé son interdiction au préfet, le qualifiant de raciste, xénophobe et l’accusant de menacer l’ordre public (ne riez pas, cette affaire est triste à pleurer).
Et effectivement, quelques jours plus tard, après l’attentat de Trappes, les préfets de Paris et des Hauts-de-Seine ont effectivement interdit le colloque et une manifestation liée, au nom des « risques de troubles à l’ordre public ». Avec ma petite tête je traduis que les politicards de gauche ont désespérément besoin des voix de gauche et donc des « damnés de la terre… Ils doivent donc donner des gages à leurs « clients » et donc interdire toute discussion sur leur bon droit à rester en France. Oui, je maintiens, juste une idée de gages, associée à la peur de voir les arguments des partisans de la remigration tourner dans la société française…
Le mot remigration désigne, selon ses promoteurs (Jean-Yves Le Gallou et d’autres), une politique de retour volontaire ou forcé d’étrangers en situation irrégulière, de délinquants, de chômeurs de longue durée ou de personnes sans attache solide, dans le but de rétablir un solde migratoire négatif. Ses adversaires prétendent y voir un projet d’exclusion ethnique ou raciale pure et simple.
Quid de la liberté d’expression et la Déclaration de 1789 ?
L’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 dispose que « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ». Interdire un colloque parce que le thème déplaît, avant même que des propos illégaux n’aient été tenus, revient à censurer non pas un délit, mais une idée. C’est précisément ce que la Déclaration entendait prévenir.
On peut parfaitement juger la remigration immorale, irréaliste, contraire aux engagements internationaux de la France ou dangereuse. On peut la combattre par l’argumentation, les chiffres, le droit…. Mais en faire un tabou dont la seule mention justifie l’interdiction administrative, c’est sortir du terrain démocratique pour entrer dans celui de la police de la pensée. Et que les hommes au pouvoir, représentants du peuple légitimement élus (du moins on l’espère) abusent de leur position pour ce crime contre la République en dit sur notre temps. Où est le Cicéron moderne qui s’écrira « ô tempora, ô mores ! » ?
Est-ce scandaleux de discuter de l’intérêt d’être encore ou de ne plus être une terre d’accueil illimitée ?
Dans un pays confronté à des difficultés économiques structurelles, à une pression migratoire élevée, à des tensions communautaires et à des taux de délinquance disproportionnés dans certaines populations d’origine étrangère (faits statistiques régulièrement établis par les services de l’État), poser la question d’un retour prioritaire des personnes récemment arrivées, sans emploi, sans attache familiale ancienne et en situation irrégulière, n’a rien d’absurde en soi. C’est une politique que pratiquent déjà, sous des formes plus ou moins dures, de nombreux États souverains. Le scandale ne réside pas dans le fait de poser la question ; il réside dans le fait de prétendre qu’elle ne pourrait même pas être posée.
On notera l’asymétrie : la droite, même radicale, ne demande quasiment jamais l’interdiction pure et simple des congrès, meetings ou manifestations de la gauche (y compris ceux où l’on entend des appels à la désobéissance fiscale, à l’occupation illégale de logements ou à la « déconstruction » de la nation). La gauche, en revanche, a pris l’habitude de réclamer l’annulation de tout événement qu’elle juge nauséabond . Cette différence de pratique n’est pas anodine. Surtout qu’elle obtient souvent ce qu’elle demande…
La gauche est-elle dictatoriale dans son ADN ?
Il serait excessif de dire que la gauche dans son ensemble serait dictatoriale. dans son ensemble Il existe encore des traces de la tradition libérale et républicaine de gauche qui a toujours défendu la liberté d’expression (même pour les idées qu’elle combat). Mais il existe aussi et surtout, hélas, dans une partie de la gauche contemporaine, une tentation autoritaire qui consiste à traiter certaines questions (immigration, identité, sécurité) comme des zones interdites, et à utiliser l’État pour les faire taire. Cette tentation n’est pas nouvelle : elle a des racines dans certaines traditions jacobines liées à la terreur et dans le léninisme, (trahissant les premiers jacobins, fondateurs justement de droits démocratiques majeurs), te plus récemment dans certaines formes de « moralisme progressiste » qui confondent le débat avec la violence symbolique.
Zola, Hugo et Jaurès auraient-ils demandé l’interdiction d’un colloque ?
– Victor Hugo, défenseur absolu de la liberté de la presse et de la tribune, même pour ses adversaires, aurait sans doute hurlé à la censure.
– Émile Zola, qui a risqué sa liberté pour défendre un innocent contre l’opinion dominante, aurait probablement rappelé que la vérité et la justice se gagnent par la discussion, pas par le silence imposé.
– Jean Jaurès, socialiste républicain, n’était pas un naïf sur les questions nationales ; il aurait sans doute combattu l’idée de remigration avec force, mais en la confrontant par l’argument, non en appelant le préfet à la faire disparaître.
Quand un seul mot devient si dangereux qu’il faut empêcher qu’on en discute dans une salle municipale, ce n’est plus le mot qui pose problème. C’est la peur de ceux qui ne veulent plus argumenter.
Christine Tasin
P.S Je suis persuadée que les organisateurs du colloque interdit vont trouver une solution pour qu’il se tienne quand même, à distance, diffusé par les moyens modernes qui permettent, heureusement, ce genre de contournement, voire de bras d’honneur. On se doit d’ajouter que cet énième exemple montre que nous vivons sans le savoir dans une dictature gauchiste, macronienne et européiste et que les rets se resserrent chaque jour. Il est vrai qu’une partie agissante des Français confond La France et le monde entier, c’était sympa il y a 50 ans de se dire/sentir « citoyen du monde » quand le monde qu’on connaissait vraiment était l’Europe, les Etats-Unis et la France, bref des pays avec la même histoire, les mêmes ancêtres, la même culture….
Oui, nous sommes en guerre ! Et ce n’est pas Poutine qui nous menace !
5 total views, 5 views today


Soyez le premier à commenter