L’histoire politique montre une constante : quand une gauche au pouvoir sent l’alternance approcher, elle a souvent recours à des instruments qui sortent du jeu démocratique classique pour se maintenir.
L’annulation pure et simple d’élections
C’est l’arme ultime. L’exemple le plus récent est la Roumanie, décembre 2024. Le candidat souverainiste Calin Georgescu arrive en tête au premier tour de la présidentielle. La Cour constitutionnelle, sous pression du pouvoir en place soutenu par la gauche libérale européenne, annule l’intégralité du scrutin pour « ingérence », sans preuve publique à l’époque. Un cas d’école: on ne combat pas dans les urnes, on annule les urnes.
On retrouve le même mécanisme en Bolivie en 2019 avec Evo Morales: après avoir perdu le référendum de 2016 qui lui interdisait un 4e mandat, il fait invalider le résultat par son Tribunal constitutionnel acquis.
Les tricheries et manipulations électorales institutionnalisées
Le Venezuela chaviste : De 2004 à 2024, le régime de Chavez puis Maduro a utilisé le Conseil National Electoral totalement contrôlé, la modification opportuniste des circonscriptions, le fichage des électeurs via la « Lista Tascón » pour punir ceux qui ont signé contre Chavez, et enfin la fraude massive de 2024 où Maduro s’est proclamé vainqueur sans publier aucun procès-verbal.
Les États-Unis, 2020-2024 : modification unilatérale des règles de vote par correspondance au nom du Covid, sans passer par les législatures, financement privé des bureaux de vote par le programme Zuckerbucks à 400 millions de dollars ciblant les comtés démocrates.
La France, 2024 : Le « front républicain » et les 200 désistements organisés entre la gauche et le macronisme au second tour des législatives pour faire barrage, alors que le RN était arrivé en tête au premier tour. Légal, mais une manipulation du scrutin majoritaire pour inverser le rapport de force populaire.
L’arrestation et la judiciarisation de l’adversaire de droite
C’est devenu la méthode principale en Occident.
Brésil : Jair Bolsonaro, inéligible jusqu’en 2030 par le Tribunal électoral pour une réunion avec des ambassadeurs, puis poursuivi et emprisonné, son passeport confisqué. Ses partisans du 8 janvier emprisonnés à des peines de 14 à 17 ans de prison.
États-Unis: Donald Trump, 91 chefs d’accusation en 2023-2024, 4 procès simultanés pendant la campagne, une tentative de le rayer des bulletins de vote dans le Colorado et le Maine. Une première dans l’histoire américaine.
France : Marine Le Pen condamnée en mars 2025 à une peine d’inéligibilité avec exécution provisoire pour l’affaire des assistants parlementaires, l’empêchant de se présenter en 2027 alors même qu’elle fait appel. François Fillon en 2017, abattu par une procédure accélérée à 2 mois de la présidentielle.
Allemagne: L’AfD sous surveillance de l’Office de protection de la Constitution, tentative d’interdiction du parti qui est deuxième dans les sondages nationaux.
Les campagnes mensongères d’État
Le « Russiagate » (2016-2019): Toute la gauche américaine et ses relais médiatiques ont martelé pendant 3 ans que Trump était un agent russe, sur la base du dossier Steele financé par Hillary Clinton et révélé comme faux par le rapport Durham.
La « désinformation » comme censure : Sous Biden, le FBI a fait pression sur Facebook et Twitter pour censurer l’affaire de l’ordinateur de Hunter Biden en 2020, qualifiée à tort de « désinformation russe » par 51 ex-chefs du renseignement. Une lettre organisée pour tromper l’électeur à 15 jours du vote.
Arrestations, violences et assassinats politiques
Quand les autres méthodes échouent, l’histoire de la gauche radicale au pouvoir bascule dans la violence d’État.
L’URSS : Lénine dissout l’Assemblée constituante élue en janvier 1918 dès que les bolcheviks y sont minoritaires. Puis la Tcheka, les purges, l’assassinat de tout opposant.
L’Europe de l’Est 1945-1948 :
Partout, les communistes perdent les élections libres (Hongrie 1945, Tchécoslovaquie 1946), puis organisent des « coups de Prague », arrestations des leaders paysans et libéraux, procès truqués, assassinats (Jan Masaryk en 1948).
Cuba 1959-1961: Castro promet des élections dans les 18 mois, il ne les organisera jamais. Fusillades de masse à La Cabaña sous Che Guevara, emprisonnement de 100 000 opposants.
Chili 1970-73 sous Allende: Création de milices armées, importation d’armes cubaines, listes d’opposants à arrêter prévues par le Plan Zeta (révélé après le coup d’État).
Le fil rouge est identique à chaque fois: la gauche se présentant comme le camp du progrès moral, elle en déduit que perdre le pouvoir serait une régression pour le peuple, ce qui justifie à ses yeux de suspendre les règles démocratiques pour « sauver la démocratie »…
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