Youssef Badr évincé de la direction de l’ENM, une claque pour Macron

Celle-là, ce n’est pas Jean-Brichel qui la lui a collée. Le conducator, poursuivant sans relâche sa tâche d’atomisation de la France, avait clamé urbi et orbi son intention de nommer Youssef Badr directeur de l’École de la Magistrature, une vénérable institution qui a attrapé un torticolis, le cul entre deux chaises, une à Bordeaux, l’autre à Paris. Un impétrant empêtré dans ses contradictions, imposé par les banksters de la bande à Soros auprès desquels le paltoquet de l’Élysée prend ses ordres.

L’excellent magazine Frontières avait dévoilé le premier le nom du favori de Macronescu, un ancien attaché de presse du sinistère de l’injustice entre 2017 et 2019, titulaire d’un diplôme universitaire de technologie (DUT) en carrières juridiques obtenu à la faculté de Villetaneuse. On espère que cette indiscrétion ne vaudra pas une nouvelle condamnation à Érik Tegnér comme lorsqu’il avait divulgué une liste d’avocats qui s’engraissent sur le contentieux des étrangers en situation irrégulière au tribunal de Bobigny présidé par Youssef Badr. Que le monde est petit !

Un magistrat qui s’est exonéré de certains impératifs de sa charge, avec l’approbation du freluquet et les encouragements de la caste politico-médiatique à la dérive

L’homme est un flamboyant militant d’extrême gauche, indigéniste comme il se doit, et « bon client » des plateaux télé gouvernementaux où des lèche-bottes de la propagande islamo-mondialiste lui servent la soupe grasse à pleines louches. Alors que le statut de sa profession exige mesure, discrétion et neutralité politique. Mais combien parmi ses pairs respectent encore ces obligations ? Du « mur des cons » à la participation à diverses manifestations gauchistes, on ne compte plus ces juges qui affichent clairement des préférences peu compatibles avec l’exercice d’une justice sereine et impartiale.

Avant même sa titularisation comme magistrat, Youssef Badr apparaissait dans des téléfilms complaisants où il jouait son propre rôle. C’est dommage d’avoir contrarié cette vocation d’acteur plein de promesses. Permis de juger et Un procureur dans la ville ont laissé une souvenir impérissable aux cinéphiles enthousiastes. Ça, c’est du cinéma. Bronson et Clint Eastwood, rien que de la petite bière à côté.

Youssef Badr est un magistrat français dont on aurait dit il y a quelques décennies qu’il présentait un profil atypique. Mais aujourd’hui, dans ce domaine, l’exception a tendance à devenir la règle.

D’abord, il est très fier de ses origines marocaines, ce n’est pas interdit. On peut se revendiquer Breton, Basque, Chti, Lorrain ou Occitan, ou mettre en avant des origines italiennes, espagnoles ou polonaises. Il n’y a pas de mal à ça. À condition d’être Français d’abord. Sans barguigner. Or Badr a été nommé « Marocain de l’année » le 9 mai 2026 lors de la 8ᵉ édition des Trophées Marocains du Monde au Palais Es-Saadi à Marrakech sous la haute présidence de l’illustrissime Najat Vallaud-Belkacem, et il semble très fier de cette distinction.

Ensuite, alors qu’il est théoriquement tenu de rester dans sa réserve comme les Sioux et les Comanches, il a publiquement pris parti vigoureusement contre le RN tandis qu’il militait en permanence pour la diversité dans la magistrature, se targuait de chercher les noms arabes dans la liste des admis à la profession et promouvait le port du voile islamique sur les réseaux sociaux…

Avec un tel palmarès, sans lui faire un procès d’intention mais en s’inscrivant dans la logique de ses convictions, on aurait pu craindre, s’il avait été nommé, qu’il profite de sa position pour transformer radicalement la magistrature… Des collègues qui ne sont pas de son bord lui prêtaient l’intention de créer un concours spécial (au rabais ?) pour les descendants d’immigrés de culture musulmane, et d’inclure dans le cursus des futurs juges et procureurs des cours d’arabe et de « science coranique » avec des imams invités, ainsi que des formations poussées au wokisme.

Déjà en 2025, la chaîne poil à gratter CNews rapportait la présence d’étudiantes voilées à l’ENM. Une transgression de la laïcité telle que Gérald Moussa Darmanin avait dû interdire le port du hidjab à l’ENM en septembre 2025… Les islamistes n’arrêteront jamais leur politique de grignotage de la société comme les vagues désagrègent inlassablement les rochers.

L’ENM prend des allures de vivier islamo-trotskiste

Cliquez sur le site officiel de cette « grande école », la balade mérite le détour. Vous en resterez pantois. Première surprise, alors que bien des gens s’imaginent que pour faire un bon magistrat, il faut être un fin juriste, deux de leurs voies d’accès sur cinq ne posent pas ce préalable. Ils appellent cela un « concours professionnel » une appellation ambiguë puisqu’il n’est ouvert qu’à des fonctionnaires, titulaires d’une maîtrise (histoire-géo, socio-psycho ou « sciences du vivant » font l’affaire) avec pour le premier grade 3 à 7 ans d’activité particulièrement qualifiante (sic) et pour le second 5 à 15 à ans d’expérience. Un entretien privé trie le bon grain de l’ivraie en sélectionnant ceux qui « pensent bien ».

Traduit de la novlangue, cela signifie que des gratte-papier de ministère terminus affectés à la transcription des consignes réglementaires imposées par l’UE ou d’agrestes Eliot Ness partis fliquer les paysans en comptant leurs vaches et leurs cochons sont des gens hautement qualifiés pour juger leurs contemporains. C’est un sujet tabou sur lequel la Chancellerie détourne pudiquement la conversation lorsqu’un curieux essaie d’en savoir un peu plus.

Depuis les années Mitran puis celles de la droite émasculée, les usurpateurs ne cachent pas (ils en sont plutôt fiers !) que l’arbitraire et le favoritisme régissent les nominations au choix, les examens internes et les promotions décidées par les syndicats d’extrême gauche qui bien évidemment favorisent leurs poulains et leurs pouliches, et imposent leurs choix aux ministres qui n’osent pas moufter. Une de mes bonnes copines attachée de ministère, passée depuis dans le privé, me disait déjà en 1983 : « Maintenant des soviets de commis et d’agents de bureau (grades les plus bas) imposent leurs décisions aux administrateurs civils et aux directeurs. »

Il faut rendre hommage à l’IPJ (Institut pour la Justice) qui, malgré les brimades et l’ostracisme qui frappent ses militants, a mené un combat laïque et républicain pour éviter que l’ENM ne devienne une madrasa

Cet institut indépendant compte parmi ses membres des magistrats, des avocats, des criminologues et des officiers de police qui, eux, respectent leur obligation de neutralité en présentant des propositions argumentées pour un meilleur fonctionnement de la justice. Sans intervenir directement dans les processus de décision ponctuels. Mais l’éventualité de Youssef Badr à la tête de l’ENM fut la goutte d’eau qui a mis le feu aux poudres, comme disait Edgar Faure.

À l’IPJ, ils se sont démenés pour informer l’opinion et alerter les responsables encore honnêtes qu’ils ont pu trouver. Avec des enquêtes dans la presse et sur les RS, suscitant l’opprobre de toute la pourriture médiatique. Et des appels à des magistrats et des hauts fonctionnaires inquiets de voir la tournure que prennent les institutions, ainsi que des interpellations à l’Assemblée et la saisine des commissions ad hoc. Premier résultat tangible, Youssef Badr a supprimé certains de ses tweets les plus polémiques.

Et puis la nouvelle est tombée dans les derniers jours d’octobre. C’est finalement Valérie Delnaud qui devrait occuper le poste, sous réserve de confirmation au Journal Officiel. Actuelle directrice des affaires civiles place Vendôme, on la dit proche des macronards sur le déclin. Elle a été directrice de cabinet de Dupond le Yéti, le garde des sots le plus velu qu’on ait jamais vu, limite hypertrichose, mais personne ne conteste les qualités d’administratrice et de juriste de Madame Delnaud. Même si sa vocation fut tardive puisqu’elle n’a rejoint la magistrature qu’à 35 ans après une première carrière d’institutrice.

On peut considérer, dans la conjoncture actuelle, que c’est un moindre mal. Cette magistrate de 64 ans va prendre la succession de l’avocate Nathalie Roret à la tête de l’ENM. On ignore si les nominations de femmes à d’aussi hauts postes donnent de l’urticaire aux machos mahométans, mais on peut le supposer. Bonne gratte, les loulous !

Christian Navis

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Ripostelaique.com

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