Manifs, mode d’emploi : on protège tout, sauf ce qu’on n’aime pas !

Il y a une doctrine qui se met en place dans les manifs à la française. C’est assez simple à comprendre.
Étape 1: La priorité absolue, on protège les mosquées.
C’est le mot d’ordre. Dès qu’il y a une tension, on déploie. Sentinelle devant les portes, rondes de police, communiqués de préfecture. Le réflexe est louable, la liberté de culte doit être protégée.
Sauf qu’en regardant les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur, on tombe sur un petit détail qui dérange.
En 2025 : 843 actes antichrétiens recensés. 627 atteintes directes à des lieux de culte chrétiens – vols, dégradations, incendies. 45 incendies criminels d’églises en un an.
Et de l’autre côté : 326 « actes antimusulmans ».
Sur 10 ans, c’est la même musique : entre 800 et 1000 actes antichrétiens par an, entre 100 et 240 actes antimusulmans. L’église de Cousolre fracturée, le tabernacle volé, messe annulée. 5 vols par semaine en moyenne dans les églises.
Mais qui a vu une manif pour protéger les églises ? Qui a vu un cordon de CRS devant chaque clocher après chaque profanation ? Personne.
On protège donc, avec beaucoup de communication, les lieux qui statistiquement sont le moins attaqués. Et on banalise les attaques contre ceux qui le sont le plus. Cherchez la logique.
Étape 2: On ne protège pas CNews. On l’attaque.
Samedi 17 octobre, 7h du matin, Paris. Au  moment où on nous explique qu’il faut sécuriser la République.
Une centaine d’individus cagoulés, comme par hasard le même profil que ceux qu’on retrouve à chaque blocage, bloquent le parking du siège de CNews et d’Europe 1. Projectiles, vitres brisées, barrières renversées. 21 interpellations selon la préfecture de police.
La chaîne appartient au groupe Bolloré. Donc tout est permis. On peut attaquer un média, briser ses vitres, intimider ses journalistes. Et bizarrement, là, personne ne parle d’atteinte à la liberté. Personne ne fait de marche blanche pour la liberté de la presse.
CNews rappelle cette évidence : « Informer doit pouvoir se faire sans peur, sans intimidation et sans violence ». Ça semble évident. Sauf quand c’est CNews.
Alors voilà le nouveau mode d’emploi de la manif à la française :
On sur-protège symboliquement ce qui rassure son camp, même quand les faits disent qu’il n’y a pas de vague d’attaques. On sous-protège volontairement les 42 000 églises qui, elles, prennent cher chaque semaine. Et on laisse attaquer, voire on applaudit, quand c’est une chaîne d’info qu’on n’aime pas qui se fait caillasser.
Ce n’est plus de la protection. C’est du tri sélectif. Et ça s’appelle comment, déjà, le tri sélectif selon l’appartenance ? ‎
Christine Tasin

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5 Commentaires

  1. Les commerces communautaires, les machins kebbabs , les barbiers, les mosquées, et les PMU je ne pense pas non plus, et bien sur, le 6ème pilier de l’islam : LA CAF
    Vous pensez bien qu’ils allaient pas bruler leur distributeur d’aides

  2. La préférence religieuse pour les mosquées, c’est normal, nos élites doivent tous s’y retrouver pour la prière du vendredi et écouter l’imam Mélenchon. Ils se sont tous convertis à l’islam, je ne vois pas d’autres explications.

  3. Cette inégalité de traitement peut bien sûr se lire très simplement au premier degré: on protège ceux qu’on aime et/ou qu’on craint (il y a des deux), c’est-à-dire les musulmans, et on laisse les autres exposés. Mais on peut y voir aussi, au second degré, un calcul machiavélique: cette inégalité de traitement est trop flagrante pour ne pas être aussi une provocation délibérée, destinée à enrager le Français moyen contre les islamo-gauchistes et à le rejeter vers le FN. La victoire du FN étant désormais considérée comme probable, il s’agit de la pourrir par avance en mettant face-à-face des Français ivres de revanche et des musulmans furieux de ne plus être les petits protégés du nouveau gouvernement.