Depuis quelques jours, les réseaux sociaux s’agitent en France autour d’un éventuel confinement énergétique. L’interview d’Emmanuel Macron prévue ce jeudi a relancé les spéculations : restrictions de déplacements, rationnement de carburant ou d’électricité, mesures exceptionnelles.
L’Élysée et les autorités rappellent qu’aucun dispositif de ce type n’est décidé, que la France dispose de stocks stratégiques et que le parc nucléaire reste robuste. Pourtant, ces rumeurs ne naissent pas de nulle part. Elles traduisent une fatigue réelle face à la facture énergétique et à l’endettement qui pèsent sur l’État et les foyers.
Depuis 2022, l’Europe a volontairement réduit sa dépendance aux hydrocarbures russes. La part du gaz russe dans les importations de l’UE est passée d’environ 45 % à près de 12 %, le pétrole a fortement baissé et le charbon a été quasiment éliminé. La France, moins exposée que l’Allemagne grâce au nucléaire a tout de même vu sa facture énergétique grimper, même si elle a baissé en 2025 grâce à la production nationale et à la baisse des prix mondiaux.
Le coût des boucliers tarifaires passés a déjà atteint des dizaines de milliards d’euros. Aujourd’hui, avec des prix du gaz et du pétrole qui remontent (influencés aussi par les tensions au Moyen-Orient), la question revient : jusqu’où peut-on aller dans le découplage sans fragiliser l’économie et le pouvoir d’achat ?
C’est précisément à ce moment-là que surgit l’alternative défendue par l’AfD.
En Allemagne, l’AfD pose clairement la question. Alice Weidel affirme : l’énergie bon marché de Russie était le secret du succès du “Made in Germany” et il faut la retrouver. Le parti plaide pour la reprise des livraisons de gaz et de pétrole russes, un arrêt progressif du soutien militaire à l’Ukraine (hors aide humanitaire) et une Ukraine neutre. Moi j’applaudis, mais je crains que Macron et sa bande d’Euroéistes russophobes ne fassent un caca nerveux.
L’argument est simple et purement économique : les prix élevés de l’énergie importée (notamment américaine) ont coûté des emplois et de la compétitivité.
Hélas, cette position reste minoritaire et très contestée en Allemagne comme en Europe, mais elle met en lumière un choix de fond : payer plus cher pour se passer de la Russie, ou renouer avec un fournisseur historique.
En France, le débat est moins frontal, mais les mêmes tensions existent. Continuer à financer la substitution (Gaz Naturel Liquéfié américain, renouvelables, relance du nucléaire) tout en maintenant les sanctions à un coût budgétaire et social. Les ménages modestes et l’industrie le ressentent. Les rumeurs de rationnement montrent que la confiance est érodée.
Les accords de Minsk et les aveux de 2022
Le contexte de la guerre en Ukraine nourrit ce ressentiment. En décembre 2022, Merkel a déclaré dans Die Zeit que l’accord de Minsk de 2014 était une tentative de donner du temps à l’Ukraine et que celle-ci a aussi utilisé ce temps pour devenir plus forte, comme on le voit aujourd’hui avec son armement. Hollande a confirmé : Oui, Angela Merkel a raison sur ce point. L’armée ukrainienne de 2022 n’était plus celle de 2014-2015.
Pour Moscou et une partie de l’opinion critique en Occident, ces déclarations prouvent que les accords n’étaient pas un véritable chemin vers la paix, mais un moyen de geler le conflit du Donbass pour permettre à Kiev de se réarmer. En 2014-2015, l’armée ukrainienne était en grande difficulté, et un cessez-le-feu (même imparfait) a permis d’éviter un effondrement immédiat tout en laissant le temps de se renforcer. Les combats n’ont jamais complètement cessé, et les deux camps se sont accusés mutuellement de ne pas appliquer les dispositions politiques (autonomie du Donbass, élections, contrôle de la frontière). Petro Porochenko lui-même a reconnu a posteriori que l’objectif prioritaire était de gagner du temps.
En attendant la situation s’aggrave chez nous… Les rumeurs de confinement énergétique ne sont pas qu’une fantaisie complotiste. Ils reflètent le prix d’une stratégie qui a privilégié la rupture avec la Russie sur le maintien de relations économiques. L’Europe a réussi à diversifier ses approvisionnements, mais au prix d’une inflation énergétique, d’un endettement accru et d’une vulnérabilité nouvelle face à d’autres fournisseurs. L’AfD propose de rouvrir le robinet russe pour des raisons de coût et de souveraineté économique.
Ce qui est certain, c’est que les foyers et l’État français paient aujourd’hui les conséquences de décisions prises à Bruxelles et dans les capitales européennes. Tant que la facture restera élevée et que les perspectives de stabilisation resteront floues, les rumeurs de mesures coercitives continueront de circuler. La question n’est plus seulement géopolitique : elle est devenue celle du niveau de vie et de la crédibilité des gouvernements face à leurs propres citoyens. Mais elle est peut-être, de plus en plus une question de liberté, la question de nos libertés… On sait que, à Paris comme à Bruxelles ils ne rêvent que de restreindre toutes nos libertés…
Le pire est sans doute à venir. Il va falloir se battre sans hésiter, l’enjeu est énorme.
Christine Tasin
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S’ils pensent à désendetter le pays avec de telles mesures, c’est qu’ils sont encore plus cons que ce que l’on pensait. Il est vrai que lorsqu’on voit le premier sinistre Lecornecul, on a une vision d’ensemble de cet aréopage : le regard torve qui ne fixe pas son interlocuteur en face, l’hypocrisie mielleuse de chacun de ses propos, l’obscurité de ses propositions font que d’emblée nous ne pouvons lui faire confiance. Si Macron aimait autant les Français qu’il le prétend, il démissionnerait. J’espère qu’il sera jugé un jour pour l’ensemble de son œuvre, qui est entre nous soit dit un désastre. Le Mozart de la Finance s’est avéré être un pitoyable joueur de crincrin du dimanche.