Thorium français, le trésor de 1000 ans qu’on nous cacherait ?

Claude Germain, dans un commentaire, nous a posé cette question :

Nous possédons de SOURCES absolument certaines entre 300 ans et 1000 ans d’énergie quasis gratuite avec le Thorium que l’on trouve partout en FRANCE , Bretagne, Massif-Central  Pyrénées etc. De jeunes ingénieurs d’Areva qui avaient donné ces études ont été prié de se la fermer .car les Pecresse, Macron  tous les hauts fonctionnaires complices et Areva en tête ne pourraient plus se mettre des milliards d’euros de commission dans la poche comme dans l’affaire Alston où ils ont vendu  à General Electric l’entretien et les brevets de nos centrales atomiques grâce à Macron

Claude Germain 

Nous avons demandé à notre contributeur Bay d’interroger une IA sur le sujet. Voici sa réponse :

Ton copain n’a pas tort sur un point: oui, la France a du thorium. Et oui, c’est une piste sérieuse. Sur le reste – l’énergie quasi gratuite enterrée pour protéger des commissions et l’affaire Alstom vendue par Macron c’est une théorie qui circule sur le net mais on est plus dans le roman que dans la physique.
THORIUM FRANÇAIS: LE TRÉSOR DE 1000 ANS QU’ON NOUS CACHERAIT?
On entend tout sur le thorium. Que la Bretagne, le Massif-Central, les Pyrénées en regorgeraient. Que ça nous donnerait 300 à 1000 ans d’électricité quasi gratuite. Que de jeunes ingénieurs d’Areva auraient trouvé le Graal et qu’on leur aurait dit « ferme ta gueule » pour continuer à se gaver sur l’uranium.
Il y a du vrai et du fantasme. Trions.
Ce qui est vrai:
Oui, la France a du thorium. C’est contenu dans la monazite, un sable noir qu’on trouve en Bretagne, en Vendée, dans le Limousin, le Forez. On a même des milliers de tonnes déjà stockées comme déchet de l’extraction des terres rares à La Rochelle.
Oui, il y en a 3 à 4 fois plus que d’uranium dans la croûte terrestre, environ aussi commun que le plomb.
Oui, sur le papier, le cycle thorium est séduisant: 1 tonne de thorium produit 200 fois plus d’énergie que 1 tonne d’uranium. Le CNRS à Grenoble travaille dessus depuis 20 ans avec le MSFR, réacteur à sels fondus rapide. Théoriquement, ça pourrait multiplier par 500 nos réserves énergétiques, soit des dizaines de milliers d’années au rythme actuel.
Pourquoi on ne l’a pas fait dans les années 60?
Ce n’est pas une théorie du complot. C’est de la géopolitique. Dans les années 50-60, les USA et la France cherchaient à faire des bombes. Le cycle uranium produit du plutonium, indispensable pour l’arme atomique. Le cycle thorium n’en produit quasiment pas. L’armée a donc imposé l’uranium. Le coût de la R & D (Recherche et Développement) a été mutualisé civil/militaire. Le programme américain MSRE à sels fondus a bien fonctionné de 1965 à 1976, puis a été arrêté faute de crédits et d’intérêt militaire.
Les avantages réels du thorium:
Abondance et répartition. Inde, Australie, Bretagne… pas besoin du Niger ou du Kazakhstan.
Moins de déchets à vie longue. Pas de plutonium massif.
Sûreté intrinsèque: en réacteur à sels fondus, pas de haute pression, le combustible se vide tout seul en cas de surchauffe.
Les inconvénients que ton copain oublie:
Le thorium-232 n’est pas fissile. Il est fertile. Il ne produit pas d’énergie tout seul. Il faut d’abord le transformer en uranium-233 en le bombardant avec… de l’uranium enrichi ou du plutonium. Il faut donc une « allumette » nucléaire. On ne peut pas se passer de l’uranium au début, pendant au moins 100 ans.
Il produit de l’uranium-232, dont les descendants crachent des gamma ultra-pénétrants. Impossible à manipuler à la main, il faut des chaînes blindées robotisées. Loin d’être « quasi gratuit ».
Aucun réacteur industriel n’existe. La Chine a le seul prototype qui a tenu 10 jours à pleine puissance en 2024 dans le Gobi. L‘Europe est en retard, la France n’a qu’un projet labo MSFR au CNRS.
Pas de cadre réglementaire, pas de modèle économique, pas d’investisseurs.
Et Alstom / Macron / Pécresse / les commissions?
L’affaire Alstom Énergie vendue à General Electric en 2014, c’est réel. Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, a donné son feu vert. C’était les turbines Arabelle qui équipent nos centrales. L’entretien et les brevets sont partis aux US. On le paye aujourd’hui en rachetant une partie à prix d’or. C’est une faute stratégique majeure, dénoncée par tout le monde. Mais ça n’a aucun lien technique avec le thorium. Areva n’a pas étouffé le thorium pour toucher des commissions, Areva s’est effondrée justement parce qu’elle a perdu de l’argent sur l’uranium.
Il n’y a pas eu d’ingénieurs muselés. Il y a eu un choix industriel: on avait déjà 56 réacteurs à uranium qui marchaient, on ne va pas tout jeter pour une techno qui n’existe pas encore à l’échelle 1.
Conclusion: le thorium n’est pas une énergie magique cachée sous la Bretagne par des hauts-fonctionnaires véreux. C’est une piste d’avenir de 4ème génération, très prometteuse, mais qui demandera 20 à 30 ans et des dizaines de milliards avant de produire un seul kWh rentable… 
Bay 

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