Saison de chasse (2025) : quand Mel Gibson nous rappelle que défendre les siens est un devoir sacré

Saison de chasse / Hunting Season (2025) Film complet VF  lien ici. Bonne qualité d’image. Patience, il faut laisser charger une bonne minute pour obtenir le film, le temps d’aller se servir un Cognac ou une part de tarte aux mirabelles. Le film vient tout juste de sortir en VOD « Mel Gibson et Sofia Hublitz forment un duo maître-élève d’une rare alchimie dans cette course effrénée pour leur survie »

Il est des acteurs dont le simple regard en dit long sur les épreuves qu’ils ont traversées, à l’écran comme dans la vie. Avec Saison de chasse (Hunting Season), réalisé par RJ Collins, Mel Gibson endosse à nouveau ce costume de taiseux magnifique, de vétéran blessé par l’existence qui n’a plus qu’un seul horizon : protéger les siens contre un monde extérieur devenu fou.

Et si, loin des caricatures des productions, ce film était surtout un plaidoyer bouleversant pour la liberté individuelle et la légitime défense ?

Bande-annonce VF : 

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Le postulat touche une corde sensible. D’un côté, un père et sa fille retranchés au cœur d’une nature sauvage, cherchant la paix loin du tumulte des hommes. De l’autre, une jeune femme en détresse, fuyant un cartel sans pitié. En lui ouvrant leur porte, le père et sa fille scellent leur destin. La forêt protectrice devient alors le décor implacable d’un combat pour la survie.

Mais réduire Saison de chasse à une simple série B musclée serait passer à côté de ce qui fait toute la force du film. Ce que Mel Gibson incarne ici avec une intensité poignante, c’est la solitude de l’homme face au danger lorsque les institutions n’existent plus. Dans ce huis clos forestier, la protection du foyer n’est pas une option politique ou une provocation : c’est un réflexe vital, le dernier rempart de l’amour paternel. Quand le chaos frappe à votre porte, on ne peut compter que sur soi-même pour faire face et dire « stop ».

Le titre lui-même prend une tournure presque poétique. Les agresseurs pensaient traquer une proie facile au milieu des bois ; ils comprennent trop tard qu’ils se heurtent à un père de famille qui a fait de cette nature son sanctuaire. La violence qui s’ensuit n’est jamais gratuite ; elle apparaît comme une réaction immunitaire, le sursaut légitime d’un homme qui refuse de plier l’échine face à la barbarie. On ne peut s’empêcher d’éprouver une profonde empathie pour ce personnage acculé, dont la rudesse cache une immense tendresse et une vulnérabilité désarmante.

Si la critique boude parfois ce type de cinéma, saluant tout au plus l’efficacité du divertissement sans en voir l’âme, le public, lui, ne s’y trompe pas. Comme le soulignent certains spectateurs avec justesse, voir « Mel Gibson jouer à la perfection le rôle du père protecteur, prêt à tout » procure une satisfaction rare. Il y insuffle une épaisseur et une sincérité qui transforment l’essai.

Saison de chasse ne cherche pas à donner de leçon morale, il nous renvoie simplement à nos propres peurs et à notre instinct le plus fondamental. Face à un monde qui se délite, on finit tous par comprendre, au fond de soi, le choix de cet homme qui a choisi de tout risquer pour que les siens restent en vie.

Et vous, face à l’insécurité grandissante de notre époque, ne ressentez-vous pas parfois ce besoin irrépressible de vous couper du bruit du monde pour mieux protéger ce qui compte vraiment ?

Rappel de 2023 :  amis cinéphiles,  ne ratez pas Mel Gibson, excellent dans le film en trois parties « Le Continental » (2023). Le petit cousin de ma concierge, un petit malin celui-là, affirme d’ailleurs avoir pu le visionner ici (avec de préférence l’extension gratuite Ublock qui bloque les pubs) – mais je n’en sais pas plus, n’y connaissant rien dans ces choses.

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