Macron le va-t-en guerre ? Menaces hybrides russes, réunion à l’Élysée et spéculations sur 2027.


Le 18 septembre 2026, Emmanuel Macron a réuni à l’Élysée les candidats à la présidentielle de 2027 et les chefs de partis (ou leurs représentants) pour une présentation « confidentielle » de l’état de la menace, avec des responsables des services de renseignement. À la sortie, il a multiplié les mises en garde : la menace hybride russe contre les Européens et la France  s’est intensifiée ces dernières semaines, la nature de l’agressivité russe et des menaces en Europe change , et  nul n’est à l’abri .Il a annoncé avoir demandé au gouvernement de préparer un plan de protection des infrastructures critiques et des sites les plus sensibles de la base industrielle et technologique de défense contre les attaques de drones et les cyberattaques. Les attaques ne resteront pas sans réponse. L’objectif russe, selon lui, est d’intimider pour casser le soutien à l’Ukraine ; le résultat sera l’inverse.

 Ce qui s’est passé concrètement

La réunion s’inscrit dans un contexte européen d’incidents suspects attribués à des opérations russes. L’exemple le plus cité est la tentative d’attaque par drone chargé d’explosifs à l’aéroport de Leipzig (Allemagne) début août 2026, près d’avions-cargos ukrainiens utilisés pour le soutien logistique. L’Allemagne a formellement accusé la Russie, fermé le consulat russe à Bonn et la  Russian House  à Berlin, et relevé son niveau de menace. D’autres incidents (incursions aériennes, sabotages, etc.) sont évoqués par plusieurs capitales.

Macron a aussi lié la situation aux tensions énergétiques et aux prix des carburants (liés en partie aux conflits au Moyen-Orient).

La démarche était inédite : informer les futurs candidats (y compris des opposants) en amont de la campagne, dans la salle habituelle du conseil de défense. La plupart des participants ont jugé l’exercice sérieux : Fabien Roussel (PCF) a dit n’avoir rien appris de très particulier. Certains absents (MarineMélenchon) se sont fait représenter.

 Manipulation politique ou préparation réelle ?

Les arguments en faveur d’une alerte fondée :
– Les services de renseignement français et européens signalent depuis des mois une intensité croissante d’opérations hybrides (sabotages, drones, cyber, désinformation) visant les soutiens de l’Ukraine. L’Allemagne, la Pologne et d’autres ont émis des alertes similaires.
– Le plan annoncé est classique en matière de sécurité nationale : renforcer la protection des sites critiques (énergie, transports, défense). Ce n’est pas une mobilisation de troupes ni une déclaration de guerre.
Macron a explicitement rappelé qu’il ne fallait pas entrer dans un état de belligérance avec la Russie, tout en maintenant le soutien à Kiev. Sincérité ou manoeuvre pour nous endormir ? Connaissant le cynique sans âme tout est possible) .

Les arguments en faveur d’une dimension politique / communication :
– À sept mois de la présidentielle (premier tour fixé au 18 avril 2027, second au 2 mai), le président sortant (qui ne peut pas se représenter) impose le cadre de la campagne : situation grave, vigilance, continuité du soutien à l’Ukraine. Cela place les candidats dans une posture de responsabilité nationale et, surtout, discrédite forcément ceux des candidats qui seraient pour le soutien de la Russie.
Le ton alarmiste (nul n’est à l’abri) et la réunion solennelle peuvent servir à unifier et à mettre la pression sur les partis critiques du soutien massif à l’Ukraine en les marginalisant.
Certains y voient une manoeuvre : recentrer le débat sur la sécurité plutôt que sur le pouvoir d’achat ou les crises intérieures.

Il n’y a pas vraiment, pour le moment, de preuve publique d’une préparation effective à une guerre classique. Tout est présenté comme des opérations de vigilance face aux risques de conflit armé et de guerre hybride .

Annuler les élections de 2027 via un état d’urgence ?

Cette hypothèse circule régulièrement et elle me hante (article 16 de la Constitution, pleins pouvoirs, report ou annulation du scrutin pour rester au pouvoir). Pour l’instant rien de tangible dans ce sens même si on sait qu’on ne peut pas faire confiance à Macron et qu’il est capable de tout pour rester au pouvoir.

L’article 16 permet des pouvoirs exceptionnels en cas de menace grave et immédiate contre les institutions, l’indépendance de la Nation, l’intégrité du territoire ou l’exécution des engagements internationaux, et si le fonctionnement régulier des pouvoirs publics est interrompu. Il a été utilisé une seule fois (guerre d’Algérie). Des garde-fous existent (consultation du Conseil constitutionnel, du Premier ministre et des présidents d’assemblées ; contrôle possible après 30/60 jours). Il ne permet pas d’annuler une élection présidentielle mais de la reporter, théoriquement pour 35. jours maxi avec avis du Conseil constitutionnel.  Cela ne me rassure pas vraiment, Macron doit être fou de jalousie de voir que Zelensky est toujours en poste, lui, sans nouvelles élections et il a nommé à la tête de tous les verrous ses larbins. 

On peut dire, certes, que les déclarations de Macron s’appuient sur des incidents réels et une évaluation partagée par plusieurs alliés européens d’une intensité accrue des actions hybrides russes. Elles s’accompagnent de mesures concrètes de protection des infrastructures. La dimension politique est indéniable : Macron cadre le débat à l’approche de 2027.

Y voir une préparation à la guerre classique ou un plan pour saboter les élections relève pour l’heure de l’appréhension devant le zozo… La vigilance face à la guerre est bien sûr justifiée… mais la vigilance face aux fou furieux de l’Elysée ne doit pas se relâcher à mon sens.

La situation reste fluide. Les prochains mois diront si les alertes se traduisent par des incidents majeurs sur le sol français ou européen, ou si elles relèvent davantage de la posture dissuasive.

Christine Tasin

 

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1 Commentaire

  1. ce malade veut sa guerre pour finir sa destruction de la France alors qu’il aille lui- même se battre , nos soldats n’ont rien à faire en Ukraine qui ne fait pas partie de l’UE et qui est gérée par un malade comme celui qui soit- disant est le président des Français ce que je ne légitime pas, et je ne suis pas la seule.