Lavage de cerveaux ?
Un film intitulé « PC Jupiter » doit prochainement sortir, avec pour scénario un président français confronté à une menace nucléaire russe.
Si ce n’est pas de la propagande, ça y ressemble fortement…
https://x.com/TribunePop23/status/2095177484375302552
Un film « indépendant », paraît-il.
Il s’appelle Jupiter. Premier long métrage d’Alexandre Smia.
Un président français enfermé dans le bunker de l’Élysée, face à une menace nucléaire russe.
Sortie salle en novembre 2026. Sept mois avant la présidentielle.
Le président à l’écran ne s’appelle pas Emmanuel Macron. Évidemment.
Il s’appelle Paul Archambault. Comme ça, on pourra toujours dire que ce n’est « pas un film sur Macron ».
Juste un film qui recycle le décor, le pouvoir, la posture, le mythe du chef des armées seul face à l’apocalypse – et qui tombe pile au moment où l’on nous ressert la même partition : la Russie comme horizon unique de la peur.
L’argent, lui, n’est pas fictif.
Budget : 7,49 millions d’euros.
Avance sur recettes du CNC. Coproduction France 2 Cinéma.
Circuit public classique, celui qui finance « la création » quand le scénario colle à l’air du temps officiel.
Le scénario est signé Alexandre Smia et Thomas Finkielkraut – oui, le fi-fils d’Alain. Et Bruno Tertrais, l’inénarrable directeur adjoint de la FRS, expert maison de la bombe et chroniqueur géopolitique illuminé de service, s’est lui-même félicité d’y avoir « contribué ». Tertrais n’est pas un figurant : c’est l’une des voix les plus fidèles de l’atlantisme français, celle qui traduit la doctrine en récit et la propagande en information.
On prend « l’expert » de la dissuasion, le fils Finkielkraut, l’argent du CNC et le bunker Jupiter. Ensuite, on s’étonne que les citoyens – ces dangereux complotistes – y voient une commande.
Nul n’oblige un cinéaste à filmer la solitude d’un chef d’État face à Moscou. Nul n’interdit non plus de le faire. Mais qu’on arrête la comédie : ce n’est pas un geste audacieux, juste le film que les politiciens en difficulté et les journalistes officiellement soumis réclamaient pour célébrer la figure présidentielle, habituer le pays à la menace russe, et bien sûr le faire avec nos impôts.
Albert Nollet
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