Une bonne décision ou seulement un moratoire pour la destinée de la langue française en Algérie ? Nul ne peut prévoir la suite de ce sursis accordé au français dans l’enseignement en Algérie, le régime autocratique est tellement versatile (ça noue en rappelle un autre, non ?) que la suite en est imprévisible !
Je sais que les avis ici sont très partagés entre les tenants de la défense mondiale de notre langue et du nombre de ses locuteurs et ceux foncièrement et désespérément hostiles et sans espoir de voir évoluer ultérieurement les relations franco-algériennes tendues qui sont le fait d’un régime militaire autocratique. De nature désespérément optimiste, je pense que le peuple algérien un jour ou l‘autre se révoltera inévitablement contre la satrapie actuelle. Le français et les philosophes des Lumières restant accessibles, faisons le pari du triomphe de l’intelligence, de la raison. La Liberté enfin retrouvée, le peuple algérien se débarrassera un jour prochain et des militaires et surtout de l’obscurantisme islamique totalitaire opposé à la liberté de conscience ! Ai-je fait un rêve ?
Juvénal
Ps : Il n’ y avait peut-être pas assez de profs d’ anglais disponibles pour une réforme idéologique au pied-levé et préalablement insuffisammnt préparée ?
par Madjid Makedhi, 12 septembre 2026
Nouveaux rebondissements dans le secteur de l’éducation nationale.
La «réforme» annoncée, fin juillet dernier, par le ministre en charge du secteur, est tout simplement annulée à la veille de la rentrée scolaire.
En effet, quelques jours « après avoir été rappelé à l’ordre », en Conseil des ministres, par le président Abdelmadjid Tebboune, Mohamed Seghir Saâdaoui revoit sa copie et « annule tous les changements controversés qui ont touché notamment à l’enseignement de la PHILOSOPHIE et du FRANÇAIS au secondaire ».
-Dans un arrêté publié le 9 septembre, le ministère annonce l’annulation de la décision n°20 du 28 juillet 2026, portant réforme de l’enseignement secondaire.
Pour rappel, « le ministre de l’Education nationale a été tancé » par le chef de l’Etat qui lui a rappelé, comme l’a précisé un communiqué du Conseil des ministres de dimanche dernier, que «les mesures concernant la réforme de l’éducation doivent être exclusivement discutées en Conseil des ministres».
Le chef de l’Etat a aussi demandé de mettre l’école à l’écart des courants idéologiques qui nourrissent «des polémiques inutiles» sur son avenir.
Pour défendre sa réforme, le ministre de l’Education, Mohamed Seghir Saâdaoui, avait, rappelons-le, mis en avant «l’objectif de renforcer l’enseignement de l’anglais en Algérie», ainsi que celui d’alléger les programmes pour les classes terminales.
La décision annulée prévoyait une restructuration du cycle de l’enseignement secondaire ainsi que l’abandon progressif du système du «tronc commun», avec une orientation directe vers les filières spécialisées dès la première année du secondaire. L’objectif de ces changements, qualités de profonds, est «de préparer la réforme du baccalauréat à partir de la prochaine rentrée scolaire».
Vives réactions
Les modifications devaient toucher les différentes filières, notamment à travers la suppression de certaines matières, comme la philosophie, et leur répartition entre la première et la deuxième années du secondaire. Le ministère voulait également aller vers l’augmentation ou la réduction des coefficients de certaines matières, ainsi que l’introduction de l’informatique dans certaines spécialités, dans le cadre d’un rééquilibrage pédagogique entre les matières fondamentales de chaque filière.
Dans la filière des sciences expérimentales, par exemple, les matières de français, de philosophie et de géographie, selon la réforme de M. Saâdaoui, devaient être supprimées en troisième année du secondaire, tandis que « le coefficient de la langue anglaise » devait être porté à 3.
Même scénario pour la filière de gestion-économie.
Dans tous les changements annoncés, « l’enseignement du français et de la philosophie » était le plus touché, soit en supprimant ces matières ou « en réduisant leurs coefficients ». Aussitôt, la décision avait suscité de vives réactions. Elle avait été sévèrement critiquée par des spécialistes, des pédagogues et des enseignants qui dénonçaient «une décision idéologique».
Des enseignants de philosophie voyaient en la suppression de cette manière «une volonté d’éliminer l’esprit critique chez les élèves». (Penser par soi-même est toujours un danger pour les dictatures -note de J.d.L.).
La révision de la place du français dans le système éducatif algérien avait été également très critiquée par des pédagogues et des acteurs politiques qui considèraient que… «le français était un butin de guerre».
source Juvénal de Lyon LIBÉREZ CHRISTOPHE GLEIZES
Tebboune a compris que ça lui permettrait de continuer à nous refiler ses indésirables. Parlant français,les parias de Tebboune n’auront aucune difficulté pour circuler sur notre territoire. Pour notre plus grand malheur.
Avaient-ils oublié que le ministre n’avait pas assez de profs d’anglais pour enseigner cette langue, seulement guidés par l’idéologie anti-France et la haine recuite du régime militao-islamique ? Le peuple se revoltera, la colère sourde gronde contre la progandastafel qui l’asservit.