En France, 6.500 élèves de 15 ans ont passé le test Pisa au printemps 2025. (AFP)
C’est une nouvelle baisse sévère du score des élèves français pour le classement PISA 2025 en mathématiques. La chute est plus forte pour la France que pour les autres pays. Avec une baisse de 16 points, l’étude recense moins de bons élèves et identifie 36% d’élèves en difficulté. Les inégalités sociales restent très marquées en France. Tour d’horizon de cette énième enquête qui risque de faire couler de l’encre.
France-Espagne au même niveau
Les résultats de l’enquête PISA 2025 sont connus depuis ce mardi 8 septembre et sont sans appel. Depuis un quart de siècle la France participe à cette étude qui porte sur les connaissances, les compétences et les attitudes des élèves de 15 ans. Comme 2022, les résultats en mathématiques des élèves français sont en baisse. « Les résultats sont significativement inférieurs à ceux observés dix ans auparavant, lors de PISA 2015 », indique l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Pour rappel, l’OCDE regroupe 38 pays dotées d’une économie de marché ouverte et d’un régime démocratique stable.
Le score des élèves français passe de 474 à 458 en trois ans, soit une baisse de 16 points. La moyenne des pays de l’OCDE baisse quant à elle de 9 points. En 2012, la France réalisait un score en maths de 495 points… La France se retrouve au même niveau que l’Espagne et la Croatie. Les premiers du classement sont les pays asiatiques tels la Chine, (score de 612), Singapour (563) et le Japon (525). Concernant la Chine, l’étude porte sur seulement 4 provinces. L’étude n’est pas représentative pour ce pays. Il est à noter que l’Allemagne obtient 6 points de plus que la France en baissant toutefois de 11 points. L’Estonie atteint les 508 points.
Seulement 5% des élèves sont « très performants »
En France, « le pourcentage d’élèves très performants diminue au fil du temps en mathématiques », soulignent les spécialistes. 36% des élèves français sont peu performants et seulement 5% très performants. Concrètement, 64% des élèves atteignent au moins le niveau 2 en mathématiques sur les 6 possibles, ce qui en laisse beaucoup de côté. Par niveau 2, l’OCDE entend « savoir interpréter et reconnaître, sans instruction directe, la manière de représenter mathématiquement une situation simple ». L’étude relève que la performance a baissé chez les élèves favorisés. La part des élèves en difficulté augmente encore en France entre 2022 et 2025, passant ainsi de 29 % à 36 %.
Seuls 5% des élèves atteignent les deux meilleurs niveaux de l’évaluation PISA. La moyenne de l’OCDE est de 8%. Ces bons élèves en maths savent « modéliser des situations complexes et sélectionner, comparer et évaluer des stratégies adaptées de résolution de problèmes. Par rapport à 2015, la proportion d’élèves peu performants a augmenté de 12 points en mathématiques », précise le rapport. La France est l’un des pays où la différence de résultats entre les élèves très favorisés et les élèves très défavorisés est la plus marquée.
La DEPP en France a sorti aussi son analyse ce mardi 8 septembre. « En France, les garçons ont des performances supérieures à celles des filles en culture mathématique. En 2025, les garçons obtiennent un score moyen de 464 points, contre 451 points pour les filles, soit un écart de 13 points, dans la moyenne de l’OCDE. Cet écart est stable en France depuis 2022. En trois ans, le score des filles baisse de 18 points en France (11 points dans l’OCDE) et celui des garçons de 15 points (7 points dans l’OCDE). Dans la majorité des pays de l’OCDE, les performances des garçons sont supérieures à celles des filles en culture mathématique. Toutefois, en Grèce, Israël, Slovénie, Suède et Finlande, les écarts entre filles et garçons ne sont pas significatifs ». Des modèles à suivre ?
Petite parenthèse : en ne comptant que les élèves en seconde GT, la DEPP obtient un score de 493 compte 458 déclaré par PISA.
Politique éducative, enseignant.es et familles concernées
La baisse du score français s’inscrit dans un contexte de réformes successives depuis 10 ans à l’école et au collège. Cycles, programmes, fondamentaux, brevet des collèges…
L’OCDE relève aussi que « seul un élève sur deux déclare en France que son professeur s’intéresse à l’apprentissage de chaque élève ». Ils sont 69% en moyenne parmi les autres pays. En France, 61% des élèves indiquent que l’enseignant poursuit ses explications jusqu’à ce que les élèves comprennent, contre 66% dans les autres pays.
Mais tout n’est pas de la faute des profs, ouf ! Le soutien parental est une partie importante de l’enquête. « Le soutien familial joue un rôle important dans l’apprentissage », écrit l’OCDE. Malheureusement ce soutien s’affaiblit entre 2022 et 2025. De moins en moins d’élèves sont interrogés par leurs parents sur ce qu’ils ont fait à l’école (le score passe de 74% à 63%). Il en est de même concernant l’orientation, les centres d’intérêt à l’école et les problèmes scolaires rencontrés. « Les filles et les élèves les plus favorisés selon l’indice PISA de statut socio-économique et culturel déclarent un soutien familial respectivement plus important que les garçons et les élèves défavorisés », conclut la DEPP. Julien Cabioch Source
Juvénal de Lyon
En complément, sur le même sujet, voir l’article de Christine Tasin de ce jour :
Waterloo morne plaine… Classement Pisa… je n’aime pas le son du cor au fond des bois !
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Il est un peu normal que les élèves de la communauté de la Terre plate, soient un peu défavorisés en mathématiques et en géométrie dans l’espace.
Un espace à trois dimensions ne fait pas partie de leur univers à deux coordonnées simples.
Et à cela, Minus peut doubler les enseignants de ces classes, il ne parviendra à rien, sinon à claquer du fric qui pourrait servir ailleurs.
BIGRE ! 4 MILLIARDS…par AN ! Le quoiqu’il en coûte continue…Des moyens, des moyens encore et toujours des moyens !!!
Ils ont senti venir le vent du boulet…de l’éducation naze !
JOURNAL LES ECHOS du 6 septembre 2026
Ecole : avant le classement Pisa, un plan à 4 milliards d’euros par an pour « rattraper le retard français »
Le Conseil d’analyse économique propose de mettre en oeuvre quelques mesures prioritaires qui « ont fait leurs preuves » dans d’autres pays. https://www.lesechos.fr/politique-societe/education/ecole-avant-le-classement-pisa-un-plan-a-4-milliards-deuros-par-an-pour-pour-rattraper-le-retard-francais-2250052
Il faut pour remédier à ces baisses de niveau: une exigence à tous les niveaux; des classes de niveaux. Il est impossible de faire un cours à des élèves de niveaux différents. Cesser de mettre l’élève au centre de l’apprentissage. Dépenser des milliards pour refaire sans cesse les mêmes erreurs! bravo!
Entendu hier sur France-Inter dans le journal de 13 heures que la baisse de niveau atteint surtout les enfants de familles aisées ( FInter a peur que le lien soit fait avec l’immigration) ! Vu GW Goldnadel hier sur Cnews qui a développé l’évidence qu’avec 500 000 étrangers accueillis chaque année, la baisse de niveau est inéluctable, c’est un nivellement par le bas. Pierre Lellouche nous dit que 40% des enfants de moins de 4 ans sont des étrangers et Bruno Lemaire préconise que les enfants entrent en maternelle à 1 an ! ainsi le personnel devra changer les couches plusieurs fois par jour ! https://www.lefigaro.fr/actualite-france/40-des-enfants-de-0-a-4-ans-sont-ils-issus-de-l-immigration-20221003
https://www.lejdd.fr/Societe/education-bruno-le-maire-souhaite-avancer-lentree-en-maternelle-de-3-ans-a-1-an-182985
La dictée de Mérimée :
« Pour parler sans ambiguïté, ce dîner à Sainte-Adresse, près du Havre, malgré les effluves embaumés de la mer, malgré les vins de très bons crus, les cuisseaux de veau et les cuissots de chevreuil prodigués par l’amphitryon, fut un vrai guêpier.
Quelles que soient, quelque exiguës qu’aient pu paraître, à côté de la somme due, les arrhes qu’étaient censés avoir données la douairière et le marguillier, il était infâme d’en vouloir pour cela à ces fusiliers jumeaux et malbâtis, et de leur infliger une raclée, alors qu’ils ne songeaient qu’à prendre des rafraîchissements avec leur coreligionnaire.
Quoi qu’il en soit, c’est bien à tort que la douairière, par un contresens exorbitant, s’est laissé entraîner à prendre un râteau, et qu’elle s’est crue obligée de frapper l’exigeant marguillier sur son omoplate vieillie.
Deux alvéoles furent brisés, une dysenterie se déclara, suivie d’une phtisie.
« Par saint Martin, quelle hémorragie ! » s’écria ce bélître. À cet événement, saisissant son goupillon, ridicule excédent de bagage, il la poursuivit dans l’église tout entière. »
Inégalités sociales ben voyons. Le Certificat d’Etudes voyait des élèves de toutes conditions sociales réussir haut la main cet examen dont l’immense majorité actuelle de nos chères têtes blondes à l’heure actuelle seraient incapables d’en comprendre la moindre signification. Perte de temps et d’argent face à des populations dont le QI laisse à désirer.
« serait incapable » d’en… (majorité étant le sujet) Bonne journée !
Dans le cas présent le choix du verbe au pluriel concernant l’emploi du mot majorité est parfaitement correct ne vous en déplaise. Il peut se mettre au singulier selon le sens que lui accorde le rédacteur.
Ce n’est pas mon avis, demandons à Mme Tasin, notre chère professeur,agrégée de lettres, de bien vouloir arbitrer. Je serai beau perdant ! La confusion avec « têtes » blondes n’est que complément du nom « majorité de » et non le sujet du verbe ! Mon analyse grammaticale me semble d’une justesse évidente. Je sais qu’à Saint-Chamond (42) on dit en questionnant une assemblée convoquée : « Tout le monde sont là » ? Cela s’appelait un « solécisme » (faute de syntaxe ou de grammaire).
La tolérance, en ce temps là, avait des limites, on disait qu’il y avait (concordance des temps) des maisons pour ça ! (sourire).
Chers Juvénal et Khamsa, Je serais de l’avis de Juvénal mais c’est un avis correspondant à mon âge, à ma formation… je sais que, à présent les politiques et les pédagos LFI qui particient aux commissions sur les programmes et aussi l’orthographe élargissent les règles, histoire de ne pas pénaliser les élèves d’origine étrangère et les cancres de chez nous? Je suppose donc que dans une dictée de brevet (s’il y en a encore ? ) on accepterait l’un et l’autre..
L’ imbécilité avec ou 2 L. Voir la couve d’un bouquin d’Alain Bentolila chez Gallimard. Depuis on peut en effet se poser moultes question sur le dérèglement de nos grammériens… Certains mettent même un h à étymologie, c’est dire le laxisme ambiant contre la rigueur de la succulente langue française don’t nul ne se préoccupe de la décadence tombée bien bas.
Sympathie.
La priorité de macron pour les jeunes :
« Parce que les jeux vidéo font partie de notre culture, nous allons créer un festival international du jeu vidéo. »
https://x.com/EmmanuelMacron/status/2096982376559559118/video/1
Quid du financement ?
Il est temps qu’il prenne sa retraite (dans une belle geôle).
. » Au Lycée Papillon » 1936 musique de Juel paroles de Georgius
https://www.youtube.com/watch?v=N9Iax0pGjVs
Vu qu’une grande partie des parents sont des cons, ça se transmet d’une génération à l’autre.
Les élèves testés sont-ils tous de la Nouvelle France, combien de Gaulois ?
La charia scolaire ou le refus d’acquérir des connaissances contraires aux lois du coran. Ça donne ça.
ils ont mis des bouquins à l’ index (chariesque), là ou le pape mettait des préservatifs !