Opération anticorruption en Ukraine, c’est gratuit c’est le contribuable français qui casque !

Zelensky, 8 août à Belgrade

Ca grince chez Zelensky, vivement critiqué par  l’ancien ministre de la défense Fedorov qui appelle à organiser des élections présidentielles et qui dénonce la corruption au pays de Zelensky.

Certes,   Zelensky n’est pas, pour le moment,  personnellement mis en cause dans l’opération anticorruption en cours. Celle-ci vise des proches de son administration et s’inscrit dans un contexte de tensions politiques fortes, amplifiées par les critiques de l’ancien ministre de la Défense Mykhaïlo Fedorov.

Le contexte : le limogeage de Fedorov 
Mi-juillet 2026, Zelensky  limoge Mykhaïlo Fedorov, ministre de la Défense depuis seulement six mois. Officiellement, Zelensky invoque des tensions avec le commandant en chef des armées Oleksandr Syrskyï qu’il limoge également.

Face à la détermination de la rue, qui demandait le départ du général, le président ukrainien s’est désavoué et vient de le remplacer par un autre général, Mykhaïlo Drapaty.

Fedorov, jeune (35 ans), proche de longue date de Zelensky et figure de la modernisation technologique de l’armée (notamment les drones), explique de son côté que son départ est lié à ses efforts pour réformer les achats de défense et lutter contre les opacités dans les marchés publics. Ces réformes auraient dérangé des intérêts établis.

Le limogeage déclenche des manifestations inhabituelles en pleine guerre, dans plusieurs villes, en soutien à Fedorov. Pour calmer la crise, Zelensky limoge aussi Syrskyï et nomme un nouveau commandant.

Fedorov refuse d’autres postes proposés et critique ouvertement la gestion du pouvoir.

L’appel aux élections et les critiques de Fedorov
Le 18 août 2026, Fedorov publie une vidéo dans laquelle il dénonce la corruption, le manque de transparence et une gouvernance trop centralisée. Il appelle à trouver un mécanisme légal, sûr et réaliste pour organiser des élections (présidentielles, parlementaires ou locales) même en temps de guerre, arguant que  la démocratie ne peut pas être otage de la Russie. Il ne cite pas directement Zelensky, mais le message est clairement critique.

Cet appel brise un tabou : depuis l’invasion russe de 2022 et l’instauration de la loi martiale, les élections sont suspendues. Le mandat de Zelensky a expiré en 2024, mais la plupart des acteurs politiques ukrainiens estimaient jusqu’ici qu’un scrutin en pleine guerre était impraticable et risqué.

L’opération anticorruption du 19 août
Le lendemain de la vidéo de Fedorov, le Bureau national anticorruption (NABU) et le parquet spécialisé (SAP) annoncent une opération (surnommée «Forrest Gump») visant une organisation criminelle impliquant des députés (actuels et anciens) et de hauts responsables de la présidence. Ils sont soupçonnés d’avoir blanchi environ 150 millions de hryvnias (près de 3 millions d’euros) via une banque d’État, notamment pour payer la caution d’un ancien ministre de l’Énergie dans une précédente affaire majeure de corruption dans le secteur énergétique (l’ opération Midas ). Note de Christine Tasin : ah ! c’était pour ça que Macron offre ans cesse nos euros à Zelensky ? 

Des perquisitions ont lieu, dont une au domicile ou aux bureaux d’Iryna Mudra, adjointe au chef de cabinet présidentiel. Zelensky la limoge le jour même. D’autres personnes liées à une banque publique et un député sont ciblées. Aucune source officielle ni les enquêteurs n’impliquent personnellement le président. Zelensky a d’ailleurs déclaré que les responsables des organes anticorruption n’avaient aucune question  le concernant.

Cette opération s’inscrit dans une série de scandales qui ont déjà touché l’entourage de Zelensky (dont le départ de son ancien bras droit Andriy Yermak).

Bref, rien n’est simple et on comprend que Zelensky soit soucieux. Il a tort, ses amis Macron, Der Leyen et compagnie vont bien trouver le moyen de le sortir de ce mauvais pas, ils ont trop besoin d’une guerre contre Poutine pour demeurer au pouvoir…

Fedorov, autrefois loyal allié, est devenu un critique virulent et un potentiel rival politique. Ses propos sur les élections et la corruption renforcent la pression sur le pouvoir, mêle s’ils ne constituent pas une accusation formelle contre Zelensky.
 L’opération anticorruption cible des figures de l’administration présidentielle, pas le président lui-même. Elle intervient dans un climat déjà tendu par les protestations de juillet et les doutes sur la gestion de la guerre et des deniers publics.
Forcément, dans l’Ukraine en guerre, la corruption reste un sujet extrêmement sensible : elle est perçue comme un frein à l’effort de guerre et un obstacle à l’intégration européenne. Les organes anticorruption indépendants jouent un rôle important, même s’ils ont eux-mêmes été au centre de controverses politiques dans le passé.

Le grand problème de Zelensky : comment, dans un. pays en guerre, maintenir la cohésion, lutter contre les dysfonctionnements et gérer les rivalités politiques sans affaiblir le front ?

Pour l’instant, Zelensky conserve le pouvoir et le soutien institutionnel, mais la popularité de Fedorov et les scandales successifs montrent une érosion de la confiance. A suivre !

Jeanne La Pucelle

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